‹ Les causes finalesChapitre 45 sur 142 · Les faite suivants sont empruntés à Darwin, chap. VI · texte numérisé non relu

Les faite suivants sont empruntés à Darwin, chap. VI

construits, qui sont disposés autour ae l'extrémité des branches. Cette particularité d'organisation est sans doute de la plus grande utilité pour la plante; mais comme on observe des crampons très-semblables chez plusieurs plantes qui ne sont nullement grimpantes, ceux qu'on observe chez cette espèce peuvent s*ètre produits en vertu de lois de croissance encore ignorées, et n'ont profité que postérieurement à ses représentants. »

€ Ne semble-t-il pas tout naturel que les longs pieds des échassiers leur aient été donnés pour habiter les marécages et pour marcher sur les îlots de plantes flottantes? Cependant la poule d'eau est presque aussi aquatique que le foulque, et le rat d'égoût presque aussi terrestre que la caille ou la perdrix. En pareil cas, et l'on en pourrait trouver beaucoup d'autres analogues, les habitudes ont changé sans qu'il y ait eu dans l'organisation des modifications correspondantes. On peut con* sidérer les pieds palmés de l'oie de Magellan, comme devenus rudimentaires en fonction et non en structure, et la membrane largement échancrée qui s'étend entre les quatre doigts de la frégate montre que cet organe est en voie de se modifier. »

« On ne pourrait trouver une adaptation de la structure aux habitudes plus frappante et plus complète que chez le pic, si bien conformé pour grimper autour des arbres et pour saisir des insectes dans les fentes de leur écorce. Cependant on trouve dans l'Amérique du Nord des pics qui se nourrissent exclusivement de fruits, et d'autres pourvus de longues ailes qui

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chosseat les insectes au vol. Dans les piaines de la Plata, où ne croit pas un seul arbre, vit un pic qui a, comme les autres» deuK doigts dirigés eu avant et deux en arrièrci la langue allongée et pointue, et les pennes caudales aiguôs et raides... Enfin son bec est droit et fort, et peut lui permettre de perforer le bois. j « De même à Tégard du merle d'eau, le plus subtil observateur ne pourrait soupçonner, en examinant son cadavre, ses habitudes subaquatiques. Cependant ce membre anormal de la fomille toute terrestre des merles ne se nourrit qu'en plongeant, s'accrocbant aux pierres, avec ses pieds, et se servant de ses ailes sous l'eau. »

c Quoi de plus simple que les pieds palmés des oies et des canards aient été formés pour la natation ? Bt pourtant il y a plusieurs espèces d'oies qni ont, comme les autresi les pieds palmés, et qui, cependant, ne vont que rarement ou même jamais à Teau. »

« Pouvons-nous considérer Taiguillon de la guêpe ou de l'abeille comme parfait , lorsque gr&ce aux dentelures de scie dont il est armé, ces insectes ne peuvent le retirer du corps de leurs ennemis, de sorte qu'ils ne peuvent fuir qu'en s'arra* chant les viscères, ce qui cause inévitablement leur mort?

c Pouvons-nous admirer la création de milliers de faux-bourdons entièrement inutiles h la communauté des abeilles, et qui ne semblent être nés en dernière fin que pour être nourris par leurs laborieuses, mais stériles sœurs? Pouvona^nous admirer la haine sauvage et instinctive qui pousse la reine abeille à

détruire les jeunôs reines ses fiUeai auisilôt qu'elles sont âées, ou à périr elle-même dans le oombat?o» Eûiin, pouVons-nous considérer comme une combinaison ingénieuse et parfaite^ que nos sapins élaborent chaque année des nuages de pollen inutile» pour que seulement quelqueS'-uns de leurs granules soient em« portés au hasard de la brise sur les sables qu'ils fécondent? » 'h Il en est de même dans lés végétaux « « On affirmé que le calice et la corolle sont les organes protecteurs des élsmines %t du pistil, qu'ils assurent la fécondation, parce que la pluie faU crever les grains de pollen à mesure qu'ils s'échappent de l'an thôre , et amène ainsi Tavortemeilt du fruit et de la graine* Mais d'abord un grand nombre de plantes sont dépourvues d« corolle, et même de calice. Ces enveloppes^ lorsqu'elles exis» tenti ne protègent pas toujours efficacement les étamines et 1b pistil contre la pluie. Je citerai les roses» les lis^ les tulipes, les renoncules, les cistes, etc. Qette protection n'est réellement efficace que dans les campanules^ où la fécondation s'opère avant que la corolle ne soit épanouie^ Ce gente ne renferme qu^ des plantes inutiles» 6t| par Une antithèse difficile à Gom« prendre, les végétaux les plus nécessaires à l'homme, ceux sur lesquels repose pour ainsi dire l'existence du genre humain, savoir les céréales, le ri2, le maïs, la vigne, les arbres fruitiers, ont des fleurs dont les étamines ne sont nuUemeht défendues contre les intempéries. Enfin Ton peut rclrancher le calice et la corolle avant l'épanouissement de la fleur, et la fécondation s'opère néanmoins i« »

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