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CHAPITRE IX

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Dans Lamarck et Darwin, la doctrine évolutionniste se reû ferme dans les bornes de la zookigie^ et se contente de nou présenter une hypothèse sur l'origine des espèces vivantes. Mais la doctrine de révolution peut prendre une forme générale et embrasser les phénomènes et la genèse de l'univers tout entier, aussi bien de l'univers mécanique que de l'univers des êtres animés. L'évolutionnisme devient alors une doctrine philosophique, et même métaphysique* C'est un célèbre philosophe anglais qui lui a donné cette forme. IL nous reste donc» pour bien nous rendre compte de l'hypothèse évolutionniste, à exposer et à apprécier la construction systématique de M. Herbert Spencer.

Au premier abord, rien de plus finaliste que les idées de M. H. Spencer sur la nature de la vie et de l'organisation : car il ramène l'idée de la vie à deux caractères principaux : 1» la

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coordination interne ; i» la corretpondftâcs externe a?ec le milieUé Or quoi de plus téiéologique» à ce qu'il flemble, que cee deux caractères?

La Tie^ dit-il d'abord» edt c une cooidinatio& d'actions : d'où il suit que l'arrêt dans la coordination, c'est la mort; qu'une imperfection dans la coordination, c'est la maladie. De plus, cette définition est en harmonie avec l'idée que nous nous fai* sons des divers degrés de la vie, puisque nous plaçons au plus ba$ rang les oi^anismes qui ne manifestent qu'une faible coor^ dination d'actions^ et qu'à raccroissement des degrés de vie répond l'accroissement dans l'étendue et la complexité de k coordination S »

Mais ce caractère ne suffit pas : il fout en ajouter un second> à savoir la correspondance avec le milieu ou « rajustement ccmtinu des relations internes & des relations externes • . C'est ce que l'on voit particulièrement dans rembr7on> où du com« mencement à la fin il y a un ajustement graduel et continu, toutes les phases de l'organisme en voie de formation corres* pondant rigoureusement aux phases du milieu. On pourrait dire à la vérité que, dans les phénomènes chimiquesi il j a ausiû une correspondance entre les changements internes et les relations externes : « mais cette corrélation ne diffère pas essentiellement de celle qui existe entre le mouvement d'une paille et le mouvement du vent qui l'enlève. Dans les deux cas, un changement produit un changement, et tout finit là :

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