‹ Les causes finalesChapitre 58 sur 142 · Principles of hiologyî parL Ij ch. zt · texte numérisé non relu

Principles of hiologyî parL Ij ch. zt

l'altération subie par l'objet ne tend pas h produire une altération secondaire en anticipation d'une altération secondaire du milieu environnant. Mais, dans tout corps vivant, il y a des altérations de cette nature; et c'est dans leur production que consiste la correspondance. Pour exprimer cette différence par le moyen de signes, soit A un changement dans le milieu environnant, et B quelque changement qui en résulte dans la masse inorganique. Lorsque A a produit B, l'action cesse. Que A, dans le milieu, soit suivi d'un autre changement a, une séquence parallèle n'engendre pas dans la masse inorganique quelque changement 6. Mais si nous prenons un organisme vivant, et que le changement A imprime en lui quelque changement G, alors, tandis que dans le milieu environnant A occasionQe a, dans l'organisme occasionnera c : d'où a et c montrent une certaine concordance sous le rapport du temps, de l'intensité et de la position ^ >

i. Ibid, fCh. V. ~ Ces formules ne rendent pas encore complc surflsamment de la difTérence des deux cas : car on pourrait dire que dans les combinaisons chimique:*, aussi bien que dans l'organisme, un changement dans le milieu est aussi Buivi d'un changement dans l'objet : par exemple, si Toxygène est nécessaire à la combiiâUon, lorsque loxygène disparaît ou est en moindre abondance, la combustion s'arrête ou s'affaiblit. Il y aurait donc également ici 4 ter.ncs correspondants : i» dans le milieu, A, production d'oxygène; 2* dans l'objei, B, combustion; 3* dans le milieu a, diminution d'oxygène; 4*' dans l'objet (, diminution de com-» bustion. De même, si à l'oxygène se substitue un autre agent, à la combinaison précédente succédera une autre combinaison. Ainsi, le changement de milieu aura donc également sa correspondance dans l'objet. Pour bien établir la différence entre les deux cas, entre l'inorganique et le vivant, il faut ajouter que, dans le premier cas, le changement sera un changement quelconque; tandis que, d-ms le second, le changement e^t prédéterminé, c'est-à-dire commandé par l'intérêt de la conservation du tout : comme si par exemple, lorsque l'oxygène disparait 'dans le milieu, l'objet trouvait moyen d'en produire spontanément pour que la com-« bastion continuât d'avoh: lieu.

Cette explication de la vie serait la meilleure formule que nous eussions pu choisir nous-mèrae pour faire comprendre l'essence de la finalité : car elle indique qu'il y a non seulement un rapport simple entre A et G, mais une proportion qu'on peut exprimer ainsi A : G :: a : c, ou réciproquement c : a : : G : A. G'est-à-dire, que si telle relation existe entre deux états A et G, le premier se modifiant; il devra se produire dans le second une modification analogue et proportionnelle : or qu'une telle correspondance et proportion ait lieu par le seul jeu des éléments, c'est là ce qui nous a paru impossible.

Traduisons en faits sensibles les abstractions précédentes. Pour qu'une combustion ait lieu, il faut qu'il y ait un certain rapport entre le combustible et le milieu : si le milieu change et que cette correspondance cesse (par exemple qu'il n'y ait plus assez d'oxygène dans le milieu), la combustion cesse en même temps : c'est ce qui arrive d'une lampe qui s'éteint. Mais, dans les êtres vivants, il n'en est pas ainsi. Lorsque le milieu change, il s'opère dans l'organisme un changement, souvent même un changement anticipé, comme en prévision du changement de milieu, et c'est ce qui rend possible la continuation de l'action. Ainsi l'embryon des vivipares se nourrit dans le sein maternel par une communication immédiate avec la mère : mais cette communication cesse à un moment donné; une séparation se fait entre les deux êtres. Quelle révolution prodigieuse I et ne doit-elle pas amener la mort? Nullement : dans ce nouveau milieu, il y a une nourriture nouvelle toute préparée dans les ma-

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m^Ueids la mère. Il est évident qa'uo chwgemmt W»A considérable dans le milieu serait mortel s^il ne s'était pas accompli ea même iemps un ehangemeot semblable dans l'embryop, en antîeipation et prévision de eelui^^U, à savoir uq organe prtiuffmtj les lèvres, douées d'une force de ration parfoitement appropriée à l'acte futur auquel est attaché^ la eopser^ ▼ation du petit. Je le répète, cette correspondance des quatre termes, signalée avec tant de sagacité par M. Herbert Spencer comme le trait earaotéristique de l'organisme» est précisément le fsit dont nous bous sommes servi pour prouver Te^Usteuce de la finalité. Gomment de telles proportions et accommodations seraient-elles le résnltat du pur méouiisme ? Ciomment le jeu aveugle des éléments pourrait-il simuler k ee point Tart et Tia'vmtion '

ainsi coordination et correspondance, tels sont les dm% (^ radères eonstitutib de la vie. Gomment s-expUqueat ces réaaltatsf Pêjt des lois, quy, comme les résultats eux-^mérpep, semblent avoir toutes les apparences de la finalité* 6n effet, la emrespondaaee s'explique par la loi d'adaptation; et la coordination par la loi â'inê^aUonf Ou plutôt , Tadapt^Upu et rintégration ne sont que deux noma diQérenU doniiés h U emrrespôadanee et & la coordination ; e'e$t T^ta pri^i h la pl^ du résaltaté L'adaptetion est Taille par k(im\ h m ftçqpiert et eonsenw i^ eorrespondaoee néce^aire h H d^ré^ ; fil Tintégr^tioa eit VaetQ par lequel ia vie eoordofme m Uém^nt^ diffêittUiels. Diiv qa^mi aiganisme est dpué â'n^pt^tloq, «'^t diro

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qu'il est apte à produire en lai*méaie dei ehangementè seeda» daires en eonretpondanee avec le« eh^ngemento du milieu i et dire qu'un organisme est doué d'une force d'intégration, c*e»t dire enoore qn^ii est apte à {produire une coordination pius ou inoine grande, h mesure que des causes externes ou internes produisent en lui un pius ou moins grand nombre de |nodift« cations différentieiles. Or que sont ces deut aptitudes, sinon les attributs essentiels et caractéristiques de cette force fonda** mentale que nous a^ons appelée la finalité f

9h bien, nous nous ferions les plus grandes iilusions, si, malgré i^apparence des formules, nous croyions trouver dans M. Spencer quoi que ce soit de sem})kbie à ia finalité. Dans ces faits mêmes quHi décrit avec «ne si grwde justesse, ii ne voit ^ ne veut voir que le développement des forces siéeaniques, que les corollaires de cette loi fondamentale s la eonser* tation de la force. S'il fait un reproche à Lamarek et même à Sarwin, c'est de n'avoir pas complètement purgé la soîenee iê toute finalité, interne ou externe, et même de toute directioB plastique («i< farmaUw^^ dernier refoge des qualités occultes*

u De quelque manière que ce principe smt formtili&i SâUft quelque formai de langage qu'il soit dissimuié^ i'faf potbàse qui attribuerait l'évolution organiquii 1 quelque aptitude natiirelli possédée par rorgankme, ou miracttleiisement implaatée en lui« est antiptiilosopbique* d'est une de eas expUeatiess qui n'esplî^ quent rien, un moyen d'échapper à rignorMfie fM HA IhIX semblant de sciencci La cause assignée |)'§it 9^8 Uflg yr^e

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cause, c'est-à-dire nne cause assimilable à des causes connues : ce n'est pas une cause qui puisse être signalée quelque part, comme apte à produire des effets analogues. C'est une cause

qui n'est pas représentable à l'esprit ; une de ces conceptions symboliques illégitimes qui ne peuvent être transformées par aucun processus mental en conceptions réelles. En un mot, l'hypothèse d^un pouvoir plastique persistant, inhérent à l'organisme et le poussant à se déployer en formes de plus en plus élevées, est une hypothèse qui n'est pas plus tenable que celle des créations spéciales^ dont elle n'est, à vrai dire, qu'une modification, n'en différant qu'en ce qu'elle transforme un

processus fragmenté en processus continu, mais de part et d'autre avec une égale ignorance de sa nature ^ »

Nous n'avons pas à défendre contre H. H. Spencer Thypothèse d'un évolutionnisme inconscient, que nous discuterons nousmème dans une autre partie de cet ouvrage (liv. II, ch. u et m); mais révolutionnisme en lui-même n'exclut nullement, comme nous Pavons dit, une cause intelligente à Forigine des choses ; or une telle cause est aussi représentable à l'esprit que le mécanisme pur. Toute la question est de savoir laquelle de ces deux causes est la plus adéquate avec l'effet. Jusqu'ici, il nous a semblé que le mécanisme était une cause inadéquate; voyons si le système de M. H. Spencer peut combler les lacunes que nous avons signalées. Il faut remonter à ce qu'il appelle les premiers principes.

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