X PRÉFACE
le moade. C'est ainsi que nous rappelons sage^ quand nous voyons la merveilleuse accommodation des moyens et des buts, bon quand nous songeons à Tabondance de ses dons, juste quand nous comparons nos mérites et nos démérites avec nos destinées actuelles ou futures. La sagesse est le plus visible de ces attributs, et c'est celui auquel nous conduit la contemplation des causes finales. Sans doute, le mot . est impropre, comme tout ce que nous empruntons au langage humain pour exprimer la divinité; mais si, par une transfiguration de Tintelligence, nous pouvions traduire de nouveau la même pensée de la langue humaine dans la langue divine, nous verrions sans doute que nous étions aussi près de la vérité qu'un esprit fini peut l'être. C'est dans ces termes et sous ces réserves que nous soutenons la doctrine d'une cause intelligente de la finalité. Nous ne pensons pas qu'on puisse aller au delà; mais nous pensons qu'on peut et qu'on doit aller jusque-là.
Nota. — Voici les modifications les plus importantes apportées à cette nouvelle édition, et qui se trouvent déjà en partie dans la traduction anglaise de cet ouvrage (par William Affleck, Edinburgh, 1878, avec une préface du professeur Flint) :
1° Le chapitre VI (liv. I) de la première édition, intitulé : Objections et difficultés f interrompait par de trop longues discussions spéciales et plus historiques qu'actuelles le courant de la discussion générale. Nous avons conservé de ce chapitre sous le titre de Faits contraires (cliap. V) tout ce qui pouvait se rattacher à la discussion générale, et nous avons renvoyé le reste à l'appendice, sous ces différents titres : \ , Les causes finales et V objection positiviste; — VU, Lucrèce^ Bacon j Descartes et Spinoza; — IX, Abus des causes finales,
2® Nous avons introduit dans le texte le n® 8 du [.remier appendice, intitulé : Herbert Spencer et l'évolutionnisme ; cette discussion nous a paru tout à fait essentielle et se lier étroitement à la question de l'évolution en général, et en particulier du système de Darwin.
DE LA DEUXIÈME ÉpiTION xi
2*^ Nous avons également transporté de l'appendice dans le texte, à titre de chapitre final, le dernier morceau de l'appendice primitif, intitulé : De la fin suprême de la nature. Ce morceau nous a paru terminer l'ouvrage d'une manière plus intéressante et moins abstraite que ne l'était la première conclusion. Il offre d'ailleurs l'avantage d'ouvrir une perspective sur un second ouvrage que nous ne ferons pas, mais que d'autres pourront faire à notre place, à savoir la finalité dans l'ordre moral, lacune qui a été remarquée dans notre livre avec raison, mais que nous n'eussions pu combler qu'en doublant l'ouvrage, déjà trop volumineux : ce qui du reste excéderait nos forces actuelles.
Ajoutons qu'indépendamment de ces changements notables de composition, il y a aussi beaucoup de changements ce détail, et, surtout dans les notes , des additions qui ne sont pas sans importance.
Pnris, i.') février 1882. '