Ibid.f ch. XXII
système planétaire). Or le monde organique, aussi bien que le monde inorganique, tend également à l'équilibre. Seulement ici l'équilibre est double, car il faut que le système de Tètre organisé soit d'abord en équilibre avec lui-même et, en second lieu, en équilibre avec le milieu. Nous retrouvons ici nos deux conditions de la vie, à savoir : la correspondance et la coordination. Maintenant ce double équilibre s'obtient de deux manières : soit d'une manière directe^ soit d'une manière indirecte ^ L'équilibre direct a lieu par l'adaptation, l'équilibre indirect par la sélection. Le premier cas a lieu lorsque le milieu produit directement sur l'organisme le changement avantageux qui est demandé ; le second a lieu lorsque l'impuissance de vivre fait disparaître les moins aptes et ne laisse subsister que ceux qui sont en harmonie avec le milieu. Nous venons de résumer aussi succinctement et aussi clai*rement que possible le vaste système de M. H. Spencer. Nous n'avons pas pour but de le réfuter : ce qui exigerait une discussion plus vaste que celle à laquelle nous pouvons nous livrer. Nous demanderons seulement si, en laissant subsister le système tout entier, il est possible cependant de le con-* server sans y introduire un élément intellectuel, externe ou interne, conscient ou inconscient, rationnel ou instinctif, •— si l'on peut s'en rapporter exclusivement au double principe de la force et de la matière pour obtenir la formation d'un système et d'un ordre dans les choses, — s'il n'y faut pas