‹ Les causes finalesChapitre 70 sur 142 · Fondement de l'induction^ p. S · texte numérisé non relu

Fondement de l'induction^ p. S

pensée, et nous ne renonçons point à établir que la pensée elle-même suppose l'existence de cette loi ^ > Ainsi après avoir introduit la sensibilité, l'auteur l'abandonne et n'en parle plus, et en rcTient aux besoins de la pensée. Puisque la sensibilité ne sert à rien, qu'était-il nécessaire d'en parler ? Dira-tpn que ce n'est pas l'entendement tout seul et tout nu qui a besoin des causes finales, mais l'entendement uni à la sensibilité? C'est dire tout simplement qu'il y trouve son plaisir; mais l'objection de tout à Theure reparaît aussi forte : Pourquoi les choses répondraient-elles aux besoins de notre sensibilité? SU ne s'agissait que de quelques cas très-rares de merveilleuse appropriation, on pourrait soutenir que c'est en effet un vii plaisir de notre esprit, contre lequel nous n'essayons pas de lutter > de considérer ces phénomènes comme Tœuvre d'un artiste ; et les plus décidés anti-finalistes, dans l'ordre théo« rique, ne se refusent pas à ce plaisir esthétique dans la joie de l'admiration et de l'enthousiasme. On comprend que Thomme puisse se dire dans de pareils cas : peu m'importe qu'il en soit réellement ainsi : je ne puis jouir qu'à la condition qu'il en est ainsi : ne m'enlevez pas mon rêve, vous m'enlèveriez mon bonheur. Mais l'auteur voit la finalité non-seulement dans de tels cas, mais partout, dans tout ce qui est ordonné, dans toat ce qui présente une certaine unité, c'est-à-dire dans l'univers entier; bien plus, c'est encore la finalité qui constitue, suivant

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