‹ Les causes finalesChapitre 73 sur 142 · Crit. du Jugement^ § LXIY» InO* ff«. U U» |k Sa · texte numérisé non relu

Crit. du Jugement^ § LXIY» InO* ff«. U U» |k Sa

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ment; 3* enfin, il a une vertu reproductrice, puisque les espèces se perpétuent par la loi de la génération.

Ces différences sont tellement visibles qu'elles n*ont jamais échappé aux contemplateurs de la nature, et aux défenseurs des causes finales : a Renfermons-nous, dit Fénelon, dans la machine de l'animal ; elle a trois choses qui ne peuvent être trop admirées : 1*^ elle a en elle-même de quoi se défendre con* tre ceux qui l'attaquent pour la détruire; 2<» elle a de quoi se renouveler par la nourriture; 3® elle a de quoi perpétuer son espèce par la génération. — Que penserait-on d'une machine qui fuirait à propos, qui se replierait, se défendrait, et échap* perait pour se conserver quand on voudrait la rompre? Ou'y a t-il de plus beau qu'une machine qui se répare et se renouvelle sans cesse elle-même? Que dirait-on d'un horloger, s'il savait faire des montres qui d'elles-mêmes en produisissent d'autres à l'infini, en sorte que les deux premières montres fussent suf' usantes pour multiplier et perpétuer l'espèce sur la terre? ^ »

On voit que Fénelon signale à peu près les mêmes différences caractéristiques que Kant ; seulement au lieu d'y voir une difficulte, il s'en sert au contraire comme d'un à fortiori. De ces différences entre la nature et l'art , il résulte pour lui non pas que la cause de la nature n'est pas un art, mais au contraire que c'est un art très-supérieur au nôtre. Selon Kant, l'organisation de la nature n'a rien d'analogue avec aucune des causa-

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