‹ Les causes finalesChapitre 79 sur 142 · Logique^ § 104» trad. fr., p · texte numérisé non relu

Logique^ § 104» trad. fr., p

^ nairement le rapport de finalité cotnme un rapport extérieur, et qu'on pense que la finalité n'existe que là où il y a conscience. Or rinstinct est l'activité qui agit sans conscience en vue d'une fin (die auf bewusstlose Weis» toirkende Zweckthâ" tigkeit). L'animal ne connaît pas ses fins, comme fins: or, cette activité qui agit sans conscience suivant des fins» c'est ce qu'Aristote appelle <pu<«ç *.»

€ Cet instinct artistique, dit-il ailleurs \ apparaît comme un acte intentionnel et sage de la nature (Aie zweckmassiges Thun, al$ Weisheit der Natur) ; et il a toujours été regardé comme une faculté surprenante, parce qu'on a été habitué à ne voir la raison que dans une finalité extérieure. L'instinct plastique est en effet analogue à l'entendement conscient. Mais on ne doit pas pour cela se représenter l'activité finale de la nature comme un entendement qui a conscience de luimême. En tant qu'instinct artistique, la notion n'est que la vir« tualité interne de l'animal {das innere An Sich, le En soi interne), un ouvrier sans conscience. Ce n'est que dans la pensée» dans l'artiste humain, que la notion existe pour elle-même. »

Ainsi, suivant Hegel, llnstinct nous présente le type d'une finalité sans conscience, et nous en montre la possibilité : et c'est là même la vraie notion de la nature. La conscience n'est qu'une des formes de la finalité : elle n'en n'est pas la forme adéquate et absolue. Il ne faudrait pas croire cependant que,

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