‹ Les causes finalesChapitre 83 sur 142 · UVftB If. GHAB. Ul · texte numérisé non relu

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rateraient bas à ane basse imagiDation. Et d'ailIeoFS, pind ii s'agît de la mécaniqoe de l'aoivers, et de la eoneepti^Q do système da monde, qui osera dire qoe c'est là une petite chose, et qae l'admiration qa'one telle œafre doit inspirer, soit réellement indigne de l'être difinf

Ainsi ceux qoi ont dit qae l'anivers est une machifie Bfi sont nullement pri?és da droit de dire aassi qa'il est m poème. En quoi Tan exclot*il Taatrel Le système da moade, pour les géomètres, n'est certainement qa'an mécanisDia. Groit-on cependant qu'un géomètre deviendra peur ceUinseos sible aax beautés du eiel étoile et de Pimmensité Jnfinift? Goates^ tera-t-on qu'un édilice pour subsista ait besoin d'obéir w^hm de la plus précise et de la plus aride mécanique ? les v&&tel gigantesques des cathédrales gothiques ne se soutiennent gai par miracle : ce ne sont pas des anges ou des puissances occolttf qui en soutiennent les pierres : ce sont les lois abstraites M mortes de la gravitation. Et cependant la grandeur mystérisas^ de ces monuments mystiques en est-elle mains aeeabteate, moins divine, moins pathétique pour cela? L'âme de l'architecte s'est manifestée ou incarnée dans ces pierres muettes; mais elle n'a pu le foire qu*en observant les lois de la mécanique. Pourquoi l'âme divine, s'il est permis d'employer une telle expression, n'a-t-eile pas pu aussi passer dans son œuvre, qu'elle soit ou non une œuvre mécanique? Est-il nécessaire que l'âme de l'architecte soit substantiellement présente à l'édifice, pour qu'elle y soit cependant? N'y a-t-il pas une sodç

LA FINALITB ET L*INTlîINTION m

de présenoe idéale, la pensée du créateur s'étant eommunit quée à son œuvre , et subsistant en dehors dQ. lui, mais par lui? Dira-t-on que Thymne divin de Stradella n'ait pas retenu quelque chose de r^me de son auteur, quoiqu'il ne soit plus là pour le chanter. Ainsi, pour que la nature soit belle, tour chante et sublime , il n*est pas nécessaire que Dieu y soit prér sent substantiellement : il suffit qu'il y soit par représentation comme un prince se trouve partQUt où se trouve son arobassar deur, et lui communique sa dignité sans qu'il soit nécessaire qu'il seit présent en personne.

Ainsi, l'objection esthétique ne prouve rien en faveur A^mn finalité instinctive, et contre une finalité intentionnelle, {^^ nature, ne fût-elle qu'un vaste mécanisme, pqurrait enpQfS être hellQ ^pmme expression d'unq pensée divine, de mérpe que la succession ^m sQns d'un instrument peut être quelque chose de sublime, quoique ce ne soif en réalité pour le physir cien qu'upe pure combinaison mécanique. Mais nous ^vons yh eo outre, que la doctrine de }a finalité transcendante et intenr tionnella n'est nullement tenue de tout réduire au mécar nisipe { la nature peut être composée de forces sans être elle-» même la force suprême et absolue. Enfin, Tespèce et le degré de participiition des choses k Têtre divin est une question, e| ^intelligence dans la cause ordonnatrice en est une autre, l^ jnonde ne fûtril autre chose que le phénomène de Dieu, il y aurait toujours lieu à 66 demander $'il est un phénomène qui 1^ développe k la manière de l'instinct aveugle, ou 4 la (s^

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nière d'une raison éclairée. Or, dans cette seconde conception, on ne voit pas pourquoi la nature serait moins belle que dans la première.

En un mot, l'erreur fondamentale, le icpârrov ^eu8oc de toute cette discussion, très-savante d'ailleurs, c'est la confusion perpétuelle entre deux questions distinctes : celle de l'immanence, et celle de l'intentionnalité, l'immanence n'excluant pas l'intentionnalité et la sagesse dans la cause : c'est en second lieu le vague et l'indécision où on laisse ce terme d'immanence, d'intériorité, que l'on impute à la cause première; car l'immanence n'est niée par personne d'une manière absolue : on ne dispute que sur le degré : or, c'est ce degré que l'on ne fixe pas.

D'autres difficultés ont été récemment élevées, parmi nous, contre l'hypothèse d'une finalité intelligente, et en faveur d'une finalité instinctive. Voici, par exemple, comment s'exprime un philosophe contemporain : c Nous ne pouvons nous représenter que de trois manières le rapport qui s'établit dans un système de phénomènes entre la fin et les moyens : «u, en effet, la fin exerce sur les moyens une action extérieure et mécanique ; on cette action est exercée, non par la fin elle-même, mais par une cause qui la connaît et qui désire la réaliser ; ou enfin les moyens se rangent d'eux-mêmes dans Tordre convenable pour réaliser la fin. La première hypothèse est absurde, puisque l'existence de la fin est postérieure dans le temps à celle des moyens ; la seconde est inutile et se confond avec la troisièmei

car la cause à laquelle on a recours n'est qu'un moyen qui ne diffère pas essentiellement des autres» et auquel on accorde, par une préférence arbitraire, la spontanéité qu*on leur refuse *• >

Dans ce passage, il faut reconnaître que Fauteur de Fobjec-* tion se débarrasse bien aisément d'une doctrine traditionnelle, défendue par les plus grands philosophes spiritualistes et religieux. On accordera difficilement que la doctrine, où Vintelli^ gence coordonne les moyens^ se ramène à celle où a les moyens se rangent d'eux-mêmes dans Vordre convenable, pour réaliser leur fin. » N'est-ce pas le lieu de dire avec Féneloh : « Qu'y a-t-il de plus étrange que de se représenter des pierres qui se taillent, qui sortent de la carrière, qui montent les unes sur lés autres sans laisser de vide, qui portent avec elles leur ciment pour leur liaison, qui s^arrangent pour distribuer les appartements, qui reçoivent au-dessus d'elles le bois d'une charpente pour mettre l'ouvrage à couvert? » Comment! Si je dis qu'un architecte a choisi et prévu les moyens nécessaires à la construction, c'est comme si je disais que ces moyens se sont disposés tout seuls pour construire la maison? Dire que Fin-* telligence ne serait elle-même qu'un moyen comme les autres, est déjà une expression bien inexacte. Car, peut-on appeler moyen ce qui sert à découvrir les moyens, à les choisir et à les distribuer ? Mais lors même qu'on admettrait une expression

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