‹ Les causes finalesChapitre 86 sur 142 · JAN£T · texte numérisé non relu

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semble des notions inférieures les p us pauvres de toutes^ et par conséquent les moins intelligibles. Elle n*est pas le Résultat de la vitalité et de Tinstinct ; car la vitalité et l'instinct sont précisément les faits de finalité qu'il faut expliquer. La finalité a sa cause dans la pensée, c'est**à«dire^ dans la néces« tàié où sont les choses pour exister, d'être rationnelles. La finalitéi c'est la vérité, laquelle dans Topinion vulgaire est liée à la conscience que l'on en a, tandis qu'elle en est indépendante^ Q'est ce qu'Hegel a exprimé dans une page des plus bellesi qui résume toute sa doctrine»

c Lorsque je iaiê comment une chose est, je possède la vé-> rite* G'est ainsi qu^on se représente d'abord la vérité. Mais ce n'est là que la vérité dans son rapport avec la conscience ou la Vérité fi^iiMUe^ la simple justesse de la pensée. La vérité, dans un sens plus profond, consiste au contraire dans l'identité de l'objet avec la notion. G'est de cette Vérité qu'il s*agit par exemple lorsqu'il est question d'un état tiritabhy d'une ^M- Mh Oeuvre d'art» Ces objets sont vrais , lorsquMls sont ce qu'ils doivent étré^ c^est^-à-^dire lorsque leur réalité correspond à leur notion» Ainsi considéré, le faux [dus unwahrè) est le mauvais. Un homme mauvais est un homme faux, un homme qui n*est pas conforme à sa notion. En général, rien ne peut subsister où cet accord de la notion et de la réalité ne ae rencontre pas. Le mauvais et le fiiux eux-mémeâ ne sont qu'autant et dans la mesure nù leuf réalité correspond à sa notion. L'ïdisolument mauvais et Tabsolument contraire à la

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notion tombent et s'évanouissent pour ainsi dire d'eux-mèm^« La notion seule est ce par quoi les clioses subûstent, ce que la religion exprime en disant que les choses sont ce qu'elles sont par la pensée divine qui les a créées et qui les anime. Lors« qu'on part de Tidée^ il ne faut pas se la présenter comme quelque chose d'inaccessible et comme placée au-delà des limites d'une région qu'on ne peut atteindre. Car elle est» au contraire, ce qu'il y a de plus présent, et elle se trouve dans toutes les consciences^ bien qu'elle n'y soit pas dans sa pureté et dans sa clarté. Nous nous représentons le monde comme un tout immense que Dieu a créé, et qu'il a créé parce quil y trouve sa satisfaction. Nous nous le représentons aussi comme régi par la providence divine. Cela veut dire que les êtres et les événements multiples qui composent le monde sont éter** nellement ramenés à cette unité dont ils sont sortis» et conser>* vés dans un état conforme à cette unité. La philosophie n'a d'autre objet que la connaissance spéculative de Tidée; et toute recherche qui mérite le nom de philosophie ne s*eôt proposé que de mettre en lumière dans la conscience cette vérité absolue, que Tentendement ne saisit en quelque sorte que par fragments i. »

On ne contestera pas la grandeur de la conception que nous Venons d*exposer. Elle laisse bien loin derrière elle tôtites les hypothèses matérialistes et même celles de Thylozolsme, si supé-

i* tiege\ Cf» Encyclopédie, § 2l3.

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