‹ Les causes finalesChapitre 96 sur 142 · LA LOI DE CUVIER · texte numérisé non relu

LA LOI DE CUVIER

vLivre I, chap. i, p. 64.)

La loi de Cuvier, dans sa généralité, reste une des lois fondamentales de la zoologie. Cependant elle a donné lieu à des difficultés de diverse nature : nous avons à chercher ici jusqu'à quel point ces difficultés pourraient infirmer les inductions que nous avons énoncées plus haut.

Blainville, par exemple, attaque vivement cette prétention de Cuvier et de ses disciples de pouvoir reconstruire un animal perdu avec un seul de ses fragments, en vertu de la loi de corrélation des organes : f Ce principe peut être vrai, dit-il *, de la forme générale d'un animal ; mais il s'en faut de beaucoup que son application puisse avoir lieu sur chaque fragment de chacune des parties. On peut bien, il est vrai, de la forme des os, déduire celle des muscles, parce que ces deux sortes d'organes sont faits pour produire ensemble une même fonction, un même acte que l'un ne produirait pas sans l'autre ; encore cela n'est-il vrai que des vertébrés. . . . Mais qu'on puisse déduire des dents mêmes la forme et la proportion du squelette, cela devient impossible dans le genre chat : toutes les dents nous prouvent un animal carnassier qui se

1. Blainville, Histoire des sciences de Vorganisatianf t. III, p. 398.

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