Etiai sur l'art de continuer Ut peuplet, \1W
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et ompreiid la force de la Révotnlian, Vh Uiligue et l'imgiétuosité du flol. A tue séam nà l'ao pro|iiisail la suppression des litres, on «rluii oombre de rntiiilires du lîers qui d'ordinaire TOUîeul 3t«c le < droit, K'eiiriiirunt vers le calé i;3uche. lionliosier en n liait un par le pan de l'habit, et le morceau billil li rester dan» la main. ( Je ne suis pas pour la noblesse >jl criait le voisin, — et le décret fut voté, — Une aatitf foin, en n'J2, il rencontre son ancien colU-gme à Itl CuriNtiluaiiIe, M. Alquîer, Ini avoue qu'il rient ' Colilunlz et va probablement y retoorner : < Vons avcrV raiiun, répond Alquier, que feriez-vous ici? Un bomme de votre naissance ne peut être qu'à Cobleniz et auprès dei princes. Sij'étais Jiolile, Je ferais comme vous. Nous aulros, membres du tiers état, nous élious dans une co»- J dilion abaissiie; on nous a donné les moyens de nonil relevor; nous l'avons fait; c'est la raison d'être de It ] Itévolulion. ■
De lelIeH conversations disaient tout; aussi Monllosïer dnril-il celte observation saisissante : s J'ai une idée à J laquellt) (oui parait devoir se subordonner, c'est que lesl Jacobinx ont parfiiilement constitué la nation, ils y ontV mis un art merveilleux sur lequel l'histoire aura 1 reposer «on attention. Il faudra organiser l'ordre de laf m6rnu manière qu'ils ont organisé l'anarchie. »
A Uruxulles, à Coblenbt, à Londres, il est en butteau mauvais procédés, aux haines des émigrés de lapremiéed heure'. Los gentilshommes d'Auvergne délibèrent sOI ion iidniiasiuii dans leurs rangs et il se bat avec le chevs
/. tttêlûire dis émigré», par Fomeiatt.
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lîerd'Amblr qui avait parlé de lui en termes désobligeants, t Depuis Coblentz, écrit H. Bardoux, où ceux t]ui étaient arrivés le lundi se réunissaient à l'Iiùti;! des Trois- Couronnes pour siffler ceux qui arrivaient le mardi, lesipieis sirGaient à leur tour ceux qui n'arrivaient qne le mercredi, jusqu'au retour à Paris où ces mêmes émiitrés calculaient le dévouement par le plus ou moins de relard qu'ils avaient mis à rentrer, ils s'isolaient dans une pureté rigoureuse. » N'étant qu'une poiguée, ils travaillaient à n'èlre qu'une pincée. Quant à s' encanailler avec ces scélérats de conslitiilionnels, jamais! Les bottes du maréchal de Binder et t'épée du grand Frédéric suffiraient à tout. Les gens romme Malouet, Mounier, Cazaiés, on les Iraile de coquins, de renégats, de filous envers le roi; dans un salon, un soir qn'on parlai! de Lally-Tollendal, on avait dit : la lie dupeuple. A Trêves, Monllosier reçoit la visite de quelques anciens gardes du corps et comme il leur semblait assez pessimiste : Foulu monarchien, murmurent-ils eu partant, ce sont les deux Chambres qui nous ont perdus f » Élaitce crainte du gouvernement français, de la contagion libérale, ou des embarras que suscitaient les émigrés? certains princes allemands avaient fait planicr t l'entrée de leurs États des poleauK sur lesquels on lisait : 1 11 est défendu aux émigrés et aux vagabonds de passer outre, > D'autre part, des hôtes d'origine française, rencouirés à Kœnigslein, lenaienl à Montl osier un langage qui témoignait des progrès gigantesques de la propagande démocratique : « Vous êtes probablement quelque seigneur français, lui dit l'un d'eux; je conçois que la Révolution ne s oit pas de voire g-oiil. Il taal crédita ■jo'ne. ■ç'ùx'Cx ^^ 1.
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là-dessus, Od l'appelle ta Révohilion française, it tan- (Irnil mieux l'appeler la révolulioit du Dioude. > En elTel, la plupart des penseurs allemands, Georges Forsler, GeniK, Guillaume de Humboldl, Campe^ Kant, KIopatock, Wielaiid, Herder, avaient au début rivalisé de AHttjrambes : « Nul doule qu'on n'ait chanté le Te Deum an ciel ! » s'éci'iait Schlœzer. Schiller, au contraire, et Goethe 1 s'étaient plutôt montres hosliles; ce dernîei' condamne 1 la Bévolution, parce qu'elle opère brusquement, à coups I de décrets et de formules, et que ce n'est poioL ainsi que ] procède la nature.
Eu Angleterre, où il demeura sept ans, Moutlosler se J lie avec Chateaubriand •, voit Burke, PitI, Foi, fréquente i Halouet. le chevalier du Panât, Lally, Cazalès, Rivarol, qui écrivait A l'un de ses amis : < Vous ne connaissez pas MoRllosier, it aime ta sagesse avec folie, et la modératioo | «vec irADsport; » devient agent d'affaires avec M. Leuiro, puis fonde le Courrier de Londres qui bientût «cquit une importance considérable. Après une maladie |t«udanl laquelle le comte d'Artois avait envoyé savoir de ses nouvelles, tl fut admis à une audience où, devant beauroup d'autrvs Français, il reçut du prince ce singulier compliment: < El) bieu, monsieur de Montlosier.votrv joiint.ll'? Il ï s quelquefois bien des sottises, > La riposta | m it lit |»s attendre : » Monseiguear, j'en entends à | gitu\t>iit. qu'il est bî«n )>ossible qu'il m'en échappe 1 <|Uflqu'un«'. *
UtMoa vniae hiea qu'il rdlina qaeliiue pM 1 IV4 lie Moalkt^in à ta CousËluuite. ni^ il le diduftj KuhI, m tta WMUmponlm soai uovilmes s
Dé{;oùlé des injustices et des fautes de l'émigration, las de l'exil, soullrant de plus en plus du mal du pnys, il sougea comme ses amis à reutrer en France, et les royalistes lurent avec stupeur les lignes suivantes dans le Courrier de Londres du 6 juillet 1801 :
« Toute la France civile et politique est aujourd'hu dans un seul homme. Quelles que soient nos prctenlion* publiques ou nos vœux secrets, c'est d'un tiomme qu'il Taiil luul attendre; c'est à un homme qu'il faut tout demander. »
Bientôt il obtenait sa radiation de la liste des émigrés, et venait établir i. Paris son journal que le gouvernement ne tarda pas h supprimer; mais, comme indemnité de cette confiscation, il recevait un Irailenient de six mille francs et on l'attachait au ministère des aJfairea élrangères pour des travaux extraordinaires. Talleyrand le chargea, par exemple, de la pari de l'empereur, de composer sur l'Ancienne Monarchie un ouvrage qui ne parut que sous la Restauration.
Il garda toujours des relations avec Coppet, mais certaine rudesse d'àme l'empêchait de comprendre que, malgré sa grande fortune, sa magnifique résidence dans un des plus beaux pays du monde, madame de Slaël, entourée d'un cercle de lettrés et de savants, eût la nostalgie de Paris et préférât le ruisseau de la rue du Bac au lac de Genève, a C'est une femme bien malheureuse que madame deSlaËll s'écriail-il avec une ironie peu délicate. Il ne tiendrait qu'à elle de l'èlre davantage. Elle n'aurait qu'à s'impatienter de ce qu'il tombe de la neige dans les Alpes ou de ce que le lac esta sa porte... Je suis HçtLé que mes sermons lui aient déplu... Voltaire avait