UlralMau Imite Ici l'épltaptie de Lantara
.ES CASSEURS cilail ToloDliers l'anecdote de Hirabeau-Tonnean enln soîrrhnIareÎDe.coDrondu avec Monsieur et se faisu Rmnnailre arec esprit : < Ou me prend pour Honsîei dans robscurîté. mais ce n'est que Uonsieur, frère du n Kirabean. >
Notre nation de singes à larynx de perroquets, » disaj il. paraphrasant Yollaire. Quant aux députés, il les coa pare i des onagres, à des ânes sauvages qui n'ont rej At la nature que la faculté de ruer et de mordre. « J l«s roonais, chacun d'eux ne veut qu'un lambeau i
jDtoau royal. »
A la tribune de laConslituanle, il dénonce lesileot ille Sîeyte comme une calamité publique ; comme un i 'ses amis lui en partait le lendemain, il lui montra l'abM < Eh! ne TOTct-Tous pas comme il a le dos voûté depi^ hier? C'esl un homme atlerré : je l'ai chargé d'une répl laiion qu'il ne pourra jamais porter. » 11 lui reprochi d'aïUeors île Irop s'en rapporter aux seuls mojens i droit et iW la raisun, et de ne point marcher en affaiti axrc l(« hommes : < Mon cher abbé, vous avez déclialrt le l.iuivHU t't vous vous plaignez qu'il frappe de ta corna Au lieu d'un verre d'eau-dc-vie, on en a donné i houtcille. > Ainsi expliquait-il les mouvements de Parie
Comme il méprise fort la vaine alchimie des romin)
I. Ka I7»9. ratOQtc t.abnuIsâe-Rnchefbn, Bsslslaul à un D« thvi \t duc d'OrlMas, Mirabeau aper^t un groupe d'a(bni£s \ M> (tispntaieni quelque» livres de pain â la porie d'un Iwulaafl en uiu|ts iii(erruiii|iaîcat leurs rixes pour s'écri 4)i|ir«n pisin ;• Vin l'AsscmblrA nationale I ■ Krappâ de ce spl I«â autres convives : * Tar ma roi, s'^fl tl Oiui DO ciuiveoir. Mlle canaille-lb miïrjiait bien île na pow ws Wcislaleiirs. » {Sowccnin «I Uélangei, t. 11.)
et des théories, la déclaration des droits ne loi inspire aucune confiance :« Je vous annonce, disait-il à ses collègues, que toute déclaration des droits aiilérieure à la constitution ne sera jamais que l'almanach d'une année', s Impatienté de tous ces châteaux de cartes^ qu'élèvent à grand renfort de sublililés les abstracleurs de quintessence sociale, il les rappelle au bon sens : « Il serait temps de faire une déclaration des devoirs, s
A propos des illusions des premiers temps : « On a vu longtemps à travers une lanterne magique, mais le verre est cassé. » Un discours décoloré, intempestif, lui inspire ce trait : a II est fait comme les tragédies modernes, avec des hémistiches. »
Il disait de Barnave : « C'est un bel arbre qui deviendra un jour mal de vaisseau. »
De Robespierre : « Il ira loin, il croit loul ce qu'il dit.»
De Paaloret : € C'est une cervelle de renard dans une • tète de vuau. >
De M*" qui avait toute la fraîcheur de la jeunesse :
1. Mirabeau ae condamnait pas moins les folies d'enihousiasme de la nuit du i Août, uii l'Assemblée était comme ud mourant qui lïlt ,soD testament à la liAte, où, pour mieux diro, chacun donnait ce qui ne lui appartenait pas, et se disait honneur de se montrer gânéreux aux dépens d'autrul : t Voilà bien nos Fran^^is, munuurail-il, ils sont uo mois à disputer des syllabes, et dans une nuit Ils reaverse.nt tout l'ancien ordre de la monarchie I »
8. I tl aJmalt ta liberté comme les Cuises la religion... Il en est des temps de troubles comme de l'ÉIal de nature daos lequel la force est le seul moyen de dominer sur les autres; de même, clans les moments eonvulslFi des révolutions, Imites les convenances sont subordonnées à l'ascendant du génie et des talents ». (Sénac de
108 LES CAtSEDRS
* qu'il avaîl i'ftrae de son teint », Le duc de Lévis aEQnne ne connaître de lui qu'uDe repartie maligne : Rivarol venaîL de sorlir d'une maison où il avait coutume de passer la soirée avec Mirabeau et quelques amis. Tout à coup, il rentre en poussant les hauts cris, se pUint qu'on a voulu l'assommer h coups de bûche. « Remarqoei, messieurs, fil gravement Mirabeau, que l'imagination de Rivarol agrandit (ous les objets, je parie que celte bûcha n'est autre chose qu'une canne ! > On sait qae Rivarol lai rendit largement la monnaie de sa pièce ', et peat-^lnt avail-il pris les devants : entre beaux esprits, on ne sût jamais bien lequel a commencé.
Il y a en lui un moraliste politique qui donne volonlien à sa pensée une forme vive, alerte, qui la dessine et fiil image*.
i Les principes ne sont pas l'exagération des principes.
» L'égalité polilique ne sera qu'un vain mot si vous i la fondez sur de bonnes lois matrimoniales et testamej laires.
1. II La cour, disait REvarol, comptait peu sur un homme ai qui il fallait toujours comptsr. s Les Actes du Apôlrtt le Ir^U de magDlllque scélérat: e A la liauteur où vous kes, vos entiun LjBËmes conviennent que le gitict est le seul genre il'^lcvaiioo < Bvous manque, d Comme Mirabeau, peu de temps avant sa ma p^emandait des épitaphes à tous venants, tes bons Apûlres ^ -veulent pas demeurer en arrière et oITTent la leur
C<-gl[ do Hirobeau 11 déjiouUle Funcitiii N'ugilei plni Mundi'B, ollc «ihile U peilsl
1. 1 Souvenez-vous seulement, écrit-il à Cèrulti, que louu la u gte des tours de gobelet consiste dans le mouvement et la pr tesse, qun tilentdl le papier- monnaie prendra une autre fnrme, et q rei «orlir de ta gll>oclèrc sous ta flgvre d'un emprunt.!
DC 1.1 RÉVOt-tlTlON. 209
"i Burke a dit que la France n'offrait plus en politique qu'un grand vide ; Durlie a dit une grosse sollise. car ce ville est un volcan dont on ne saurait sans imprudence, perdre de vue un moment ni les agitations souterraines, ni les prochaines éru]ilions. »
e La guerre est l'iiuluslric nationale de la Prusse.
» le ne connais que trois manières d'exister dans la société : il faut y être mendiant, voleur ou salarié; le propriétaire n'est lui-même que le premier des salariés, les propriétaires sont les agents, les économes du corps social '.
B Le peuple ne doit jamais de reconnaissance, parce que l'on n'est jamais quitte envers lui.
K Le pot au feu est une des bases des empires.
» Avec cette naliou si mobile qui ne fait rien que par émotion et par mode, le même quart d'heure peut ofTrir l'héroïsme de la liberté et ritîolâli'ic de la servitude.
n 11 est plus important de donner aux hommes des mœurs cl des habitudes que des lois et des tribunaux.
> Le peuple, dans une constitution libre, a aussi ses hommes de cour, ses parasites, ses (latteurs et ses esclaves.
ï Le monarque est le représentant perpétuel du peuple et les députés sont ses représentants temporaires.
» Le vœu des honnêtes gens, des vrais amis de l'humanité serait que la morale Tiil appliquée à la science da
1. pour excuser tes désordres de sa vie privée, il iaventait oa plutôt réédltaiL les deux morales si pTaisammeDt mises en opposi' tion par Diderot dans /; Xeveu de Rameau. ■ La petite morale tue a grande, • disalt-ll.
IgèbrelWP
gouvernement avec le même succès que l'algèbre à la géométrie. »
Membre du directoire de Paris, il s'exprimait ainsvt deranl le roi : « Un grand arbre couvre de son ombrai une large surlace, ses racines profondes s'éteadcnl an^ loin el s'cntrclaeenl à des rochers élernels. Pourraballre^i il faut bouleverser la terre. Telle est. Sire, l'image de li royauté conslitulionnelle. » El le mëmo homme emp£^ chera l'Assemblée d'aller au-devant du prince, d'oi il réprimera son élan. « Qu'Hun morne respect soit II premier accueil fait au monarque dans un moment < douleur! Le silence des peuples est la leçon des rois! >
Il gouvernail à la tribune, il y gouvernail l'Assemblée^ Paris et la France entière; la vie executive convenai mieuK d'ailleurs que la vie spéculative à ce prodig de vie, qu'on a défini assez Justement : le Shakespeare d l'éloquence. Des élans soudains qui semblaient l'elR de l'inspiration, des phrases courtes qui descendaient d la tribune comme des éclairs pour éblouir, brûler i renverser tout sur leur passage, des phrases qui, pronoB cées dans un moment critique, décidaient de l'issue dé plus grandes questions, des phrases qui devenaient i l'instant des proverbes, des phrases que tout le monib sait encore par cœur, voilà en quoi consistait surtout a puissance oratoire'. Quelques-unes représentent à me» veille ce qu'on pourrait appelcrl'espritdans l'éloqui telle sa tirade contre la banqueroute, lors<ju'il vea enlever un vote de confiance que Necker demandait j l'Assemblée :