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Prvttienne, law doute ? Ot Camille Desmoulins

LES GAUSEtJRS

complices el auxiliaires de sa gloire, dout il eicellail à melti'e en œuvre le travail, à accoucher les idées, lin maître des requèles lui avait fourni la partie contentieuse de son livre contre les lettres de cachet, U major Mauvilloii les matériaux de l'ouvrage sar la Prusse; plus tard le groupe genevois, Dumont, Reyhai, Clavièrc, Duroverai lui apportent l'érudition, des arguments et de l'éloquence'; Pellenc', Panchaud, Frochol, Gorani, Deboiirges, Lamourelle, Chamfort, touss'évertuenl pour lui- manufacturent en son honneur, discours, adresses, rapports, articles de journaux, tieutenanUqui faisaient des conquôles pour leur général, artistes excellents savamment employés par un puissant archilecle, mentors perspicaces qui modèrent sa fougue, apniscnlscs rosse nlimenls, prêchent la logique, la mélliodeel forment auprès de lui une sorte de conseil d'Élata. Mais aussi. avec quel arLîl sait déterrer les talents ignorés, daller ceu\ dont il a besoin, désarmer les amours-propres ombrageai à force de prévenances, de compliments, de petits soins 1

Voici par exemple Etienne Dnmonl, ee Genevois indilTérenl à la fortune et à la gloire, d'un esprit si lin,

1. On sait qu'à, celto ëpoque le.s discours ou opiniotu (c'étail H aoin consacré) Ëlsleiit d'ordinaire écrits d'avance.

î. Les Français voient danaMirabeau leur Hercule et ils onlplet- Dément raison. Toutefois ils oabllenl que le colosse est eomp'iK. lui aussi, de plËces de rapport, et que i'Hercule même des ancien est un Htb coileclir, une personniHcalion giganlesque d'actes qui sont à iul et à d'autres (Gcethe) .

3. Haeaulay, Estais hirtoriquei, t. II. p. 3^3 el suiv. De ISU 1 JB20, Dumont rendit d'éminenfs services à sa palrln. « SigMf n'élall pm lui faire un vol, a-t-on dit, c'éCaJt le débarrasser d'un* n^BMIiid. i

DE LA REVOLUTIOM.

d'un talent si clair et si concis, qui se fait le père Joseph de ce Richelieu du régime représentalif, traduit, adaple, clarifie des ouvrages de Beniham, et cousent à voir sa réputation se confondre et se perdre dans celle de cet auteur. Il compare les ouvrages de Mirabeauà des pièces de marqueterie dont il resterait peu de chose, si chacun de ses collaborateurs reprenait sa part' ; mais » il savait yjelercà et là des traits lumineux, des expressions originales, des apostrophes pleines de feu et d'éloquence ». Un jour il remet à Dumont un papier ainsi conçu : « Liste des objets que Dumont s'engage, foi d'amitié', à traiter consciencieusement et à envoyer à Mirabeau, très peu de temps après son retour fi Londres. Il y en avait dix-huit : anecdotes diverses sur le séjour en Russie; traits biographiques sur plusieurs Genevois célèbres. ■■ Vues sur l'éducation nationale, etc.. s. « Quand il croyait avoir besoin de moi, dit Dumont, il me disait du bien de mes amis, il me parlait de Genève, c'était une espèce de Rorz des vaches, il m'amollissait et me subjuguait... Quand j'ai travaillé pour lui, il me semble que j'ai le plaisir d'un homme obscur qui aurait changé ses enfants en nourrice, et les aurait inlroduits dans une

]. Panchttud disait de luiqu"ll était le premier homme du monda pour psrler de ce qu'il ne savait pas. t II avait un esprit très distingué, mais 11 lui préféra toujours ceiuides autres, qu'il savait rendre sien en lui donnant sa couleur. ■ {Mémoire» allribuèn à Condorcet, L II.) Un député voyait en lui une espèce de tronc où beaucoup de personnes dc^posalonl leurs producUons ; 11 y mettait sa griffe, et, raisons, idées, arguments, iaita ol témoignages, tout cela devenait de l'éloquence.

S. Mirabeau faisait pour son Ois adopllf comme pour lui-mÉme; il volait les bons mots des outres onRints pour les lui attribuer. (Dumont, Souvenirs,)

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grande fxihille : il sérail obligé de tes respei'ler quoiqu'il

fût leur père. »

Observaleur eiercR, philosophe politique el humoriste délicat, Dunionl rappelait à propos de l'Assemblée U réponse du genlilhomnie' auquel on demande s'il sait jouer du clavecin ; je l'ignore, mais je vais essayer. Irait est du comique, mais ennoblissez les idées; au lit du clavecin, mettez le gouvernement, au lieu de la mi sique mettez la législation, et, au lieu d'un gentilhomm»' français, vous en aurez douze cents*. »

Ainsi donc Mirabeau recueillait avec soin les anecdotes,' les pensées, il s'appropriait les études, les lectures de s*s amis. Pourquoi l'en blîiiïier? Qui donc fait un crime i Molière, La Fontaine, Corneille, Racine, à tant d'aulrei de prendre leur bien là où ils le trouvent ?

C'est imiter quelqu'un que de planter dus chotiz;

1. Dumont prétendait aussi qu'on aurait pu dire de Claviâre m que madame de Flaliaut disait de Sieyès a quo c'était le poliroB te plus entreprenant du monde n. Un Jour Duniouriez Taisait le r^il d aventures galantes où il se donnait le rûle brillant; Claviërc l'Interrompit : fl Général, vous avez feit sourire Baptiste I » (le valet de cbambre de Uumouriez].

Reybaz, cet autre Genevois de mérite, lll cette réflexion après le premier discours de Robespierre : a Ce Jeune hommo n'est pu encore eiercé, il est trop verbeuz, Il ne sait pas s'arrêter; mib U a un fonds d'éloquence et d'aigreur qui ne le laissera pas damtt

3. Mirabeau se plaisait d'ailleurs k taire valoir l'espril d« autres. Aussi Cliamrort disait-il à Viliy, leur ami commun : ■ Mirabeau esl prérisément le briquet qu'il Taut à mon fuxll. u Dans um de ses lettres, il eunle celte plaisante posquioade : • La femme d'dl maire pami5sai( à Versailles avec une robe à ramages, un élégul soulève celle-ci, la baise et dit : t Madame, pardonnez, J'adore le>

antiques. ~ Ahl monsieur! Que ne ledlsiez-vous? J'ai vingt uU

de plus que ma robe. »

et Gœlhe n'a-t-il pas mille fois raisoa d'écrire : « An fond, c'est foiie que de chercher si quelqu'un esl origiflal ou s'il esl redevable à autrui; le point essentiel, c'est d'avoir une volonté énergique, de posséder du talent et d(.'la persévérance pour exécuter par soi-même. Le reste esl inditTérent. Aussi Mirabeau avait-il parfailemeat raison d'exploiter lesforces qu'il trouvait présentes autour de lui '. Il avait le don de discerner le talent, et le lalenl, fasciné parle démon de celte nature puissante', s'abandonnait volontairement à lui et à sa conduite. C'est ainsi qu'il était entouré d'une multitude d'intelligences d'élite, qu'il embrasait du feu dont il était animé et qu'il mettait en mouvement pour accomplir ses grands desseins. C'est précisiJment parce qu'il s'entendait à agir sur les autres et avec les autres qu'il avait du génie, de l'originalité et une grandeur à lui. »

Ajoutons qu'il avait l'art de faire valoir ses amis, comme de se faire valoir par eux, et qu'il mettait une sorte d'orgireil généreux à les présenter sous les aspects les plus favorables. Il leur permet de dire : C'est moi qui ai fait ce plan, gui ai donné ce mémoire, et les

1. 11 n'ï avait, pour ainsi dire, poiat d'énigme politique pour tul. Il arrivait d'abord au secret ieplus inUmo, et sa sagacité seule lai valait itiiciK qu'une muliltude d'espions dans le camp enticmi. A la magie de la parole, Il joignait la puissance de la pensËe . , , un coup d'œil prompt, an tact sur, un art de déini^ler immédiatement le véritable e^rit de l'Assemblée, et d'appliquer sa force toute entière au point de résistance, sans l'user ma! à propos sur des ae«5soire3. Personne n'a plus fait avec un seul mot... (Du-

it pu écrire ce qu'il savait

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I bas

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associait ainsi à ses triomphes de Iribane, en les yraisaût,

pour ainsi dire, monleravec lui.

El comment n'eùl-il pas cherché à recruter des coadjuleurs, aloi's que sa seule correspondance, venue de toug les points de la France, et qu'il soignait comme le principal levier de son inlluence, exigeait l'emploi de plusieurs secrétaires? 11 n'aurait pas mieux demandé que d'èlre Ib bureau d'adresse de l'univers, voulait répondre il tout, et répondre avec une telle concision que la réponse fût écrite dans la seule première page, afin qu'il pùl la lire. en la signant. Sa mémoire, remarque de Comps, lui rappelait des lettres, parfois insignifiantes, auxquelles n'avait pas été répondn; il demandait la raison de ca silence, et disait que celte politesse était encore bien plan slrictemenl recommandée à l'homme public qu'à l'homiB privé. Un jour il s'arrête au milieu de la signature et bil&j le papier : « J'en snis bien Tâché, mon ami, mais je â me répèle pas. Voici une phrase qui est littéralement c que j'écrivis, il j a trois mois il peu près, sur cette mém question constitutionnelle; l'idée qu'elle exprime ( bonne, elle es! jusle, tenez-vous-y; seulement donnez-bl nne autre couleur. »

Pendant les premiers jours de la réunion des élat| généraux, c'est-à-dire à une époque où il n'était encore connu que comme écrivain politique, il reput un si gran4l nombre de lellres qne le porlier, hors d'élal de fairtt l'avance des frais, dit au facteur d'apporter un mémoire j' au bout de huit jours, ce bordereau montait à plus dft mille fraucs, et Mirabeau, à qui il fui présenté, écrivit ^

Je soussigné, reconnais avoir reçu les lettres donf Je montant est ci-dessus, et je promets 4e iv'nu {avimi

rien payer. » Le baron d'Ogny, intendant général des postes, alla porter au roi cette singulière quittance ; et depuis lors il ne fut plus question pour Mirabeau de ports de lettres.

Une seconde fois, je me pose cette question. Si la mort ne Teût arrêté, Mirabeau aurait-il atteint son but, per suadé la reine et le roi, muselé la populace parisienne, rallié une majorité à la Constituante, fixé la Révolution dans la liberté? Pouvait-il, rayant de notre histoire la Terreur, le Directoire, nous conduire d'emblée vers la royauté représentative? Questions vaines! dira-t-on. Les faits sont les faits, les choses sont ce qu'elles sont ! Oui, sans doute, mais Dieu n'a-t-il pas suscité les héros, les grands hommes pour qu'ils changent la face des choses, pour qu'ils deviennent en quelque sorte les interprètes de ses décrets? Il me semble qu'il y avait en Mirabeau assez de génie pour mener à bien l'entreprise, qu'il était digne de ne pas faire tout ce qu'il a fait, d'exécuter les grandes choses qu'il se proposait d'accomplir.

TALLRTBAXD'

•mu cUsâM d'bomiiieâ il'£lal. — Le premier béaéâce de TtJlefnnd.— LrsOli! elles kh', ^ Le paradoxe d'Edouard Fouraier.- ; ll« noi trop 4~<«{irii, je ne «itnl pas. — CollaboratearsdeTintrrukd. — L'Inamnsable. ^ Le saere du clergé conslilulioDiMl. — 1 pro|K>s de!9 lilres de noblesse. — Conseils à LaraTellUt- Lèpea ï- — Combien Tatlevrand thus a-l-11 00016? — Hftrel, *it 4« BMsano. ^ Mais quelle latitude énonne ! — Le TOjap i Cand. — Les deux t«nsfîeDC«$ de Sémooville. — Un mol nr

l.Xéen râLmoneu 1S38. — Sainle-Beuie, Jf. de Talteymd, t TOl. ia-'i, CalmaoD Léry. — Sourenin mlîfntÊ mr tf. de Tlid«tnnd, recueillis par Améd^Piebni, I toI. in-13, Denlu. — Loméala, Gtlerit da conttmfortins Hliutrtt,— Euai tur Tallej/rêmi, ju Benr7 LiUon Bulwer, traduction de G, Perrot. — Minitel, PoftnSt el Bolicet, I. I". — Ctaateaubiiand. Vimoiret iTOiitrt-Tomtt. L II. p. il). — George Saud. Renui àts Deux Mondet, aOt/Kt isat. — Mêmoireâ dt CondorcrI. — Henri Delatoucbe, VAUt» ptrdu. — Edouard Fournifr. YEsprit dant l'hitloire. —■ Mimoka de il. de Gagem. — Feuillet de Concbes, Doeumenli ipUtoUit** lur Lou'X XVI, L T. — Lamarline, Caun familier de litUrtOllf- — Journal de Rtitet, 4 vo). — Duvei^ier de Hauranne, Hitttin A fouvernement parlementaire, i. il et Itl. — Mèmoirt» é>

les doctrinaires. — Visite ï Royer-CoUard. — li est t^ommc qui sait vivre. ~ Vous avez un peu dépassé mes tloos. — QuelquesjugiemeDissu

Les hommes d'Êlal se purlagenl en deux classes : les créateurs, les exéeuleurs'. Ceux-là, ayant reçu d'eu haut l'étincelle divine, fraient des voies nouvelles, (ondenl, ressuscitent, agrandissent les empires, iustatlËnt les gouvernemenlSj poussent leur nation vers de grandioses destinées ; tels Alexandre, César, Napoléon ; tels un Richelieu, uu Cavour ; tel peut-êlre le chef obscur d'une peuplade barbare qui l'initie à la civilisation, car l'homme est grand dans la mesure où il crée. Ceux-ci, nés avec de rares talents, fortifiés par l'expérience, insuffisants comme généraux, incomparables comme lieutenants, peu propres à diriger, à commander, excellents pour exécuter, conseiller, obéir, ne sachant guère dominer une situation, mais plutôt la comprendre, la mettre à profit, les premiers des seconds en un mol; tel Talicyrand, le plus illustre des subalternes, le meilleur modèle dans l'art de parvenir, l'ancien ministre du Direcloire,

wia.Inme de Rémuiat, 3 vol. in-8, Calinann Lévy. — Général de Ségur, Histoire et MimoïTes, t. VI. — Paul Daschanel, Hommet d'Étal et orateurs, 1 vol. in-lB, Calmann Lévy. — Marquiade Castellane, Nouvelle Revae, 15 février et 15 mars 188((. — Jllémairei du prince de Meiternich, t. II. — Georges Paiiain, Conespondanee inidiU du prince de Talteyrand et du roi Louii XVIII- — Henri ITelsebiager, le pue d'EnghIen, 1 vol. [n-8, Pion. — Charles Drifeut, RécUi d'un vieux parrain.

1. Entre ces deux catégories se place une race de politiques, de génies mixtes en quelque sorte. Inférieurs auïpreraiers.supérieura conda : Mazorln, William Pilt, Hetleroich. Guizot.

SgO LES CAUSEURS

de l'Empire, de la Reslauralioo, de la monarchie de Jnillel, dont la vie si mouvenienlée, le cararlère, U haute et persistante fortune oITrent on sujet d'études curieusement déjinncertant. Spbinx moral, sibylle diplomatique, commenl connaîtrons-nous jamais sonderniei mot? Les Tameni Mémoires dont on relarde sans cesse la publication n'anront-ils pour but que de tromper la postérité, de le justifier devant elle, en déchargeant sur d'autres les responsabilités, comme font tous les mémoires bien appris ?

Qu'importe, après tout? Le sphinx n'a pu s'empéeher de parler et d'agir, la sibjlle a montré ses livres, les Œdipe ont deviné l'énigme, les incrédules ont arraché le masque, les savants ont déchiffré Toracle.

Talteyrand, c'est en quelque sorte l'esprit fait homme, l'esprit élové à la quatrième puissance, parce que cette faculté domine en lui toutes les autres, comme l'éloquence, une vertu supérieure ou la volonté régissent certaines exislejices. Il possède presque toutes les variétés de l'esprit, l'esprit d'observation, l'esprit de trait el d'ironie, l'esprit des affaires, l'esprit du diplomate, l'esprit du silence, l'esprit de sa situation, l'esprit de son temps, d'aujourd'hui et de demain, le charme, la finesse et le sang-froid de l'esprit.

Un bon mol commence sa fortune, ses discours sont des mots, et, dans les conjonctures les plus épiaeuses, il se tire d'embarras ou met les rieurs de son cûlé par quelque vivo repartie.

Il était au cercle de madame du Barry, les habitués racontaient lout haut leurs bonnes fortunes, tandis qu'il «niait le silence : « El vous, vous ne dites rien, mon-

sieur rabbé?]ui demande lafavonle. — Hélasl madame, je faisais une réflexion bien Iriste. — El laquelle? — Ah! madame, c'est que Paris est une ville dans laquelle il esl plus aisé d'avoir des fummes que des abbayes, s Le mol répété à Louis XY aurait valu à l'abbé de Péngord son premier bénéfice'.

Après la campagne de Dresde, Napoléon, ayant aperfu le prince de Bénévent à son lever, l'aposlrophe violemment t « Que venez-vous faire ici? Me montrer votre ingrat ilude?... Vous afTectez d'ôlre d'un parti d'oppositïon... Si j'étais malade dangereusement, je vous le déclare, vous seriez mort avant moi. » Mais lui, avecla gr&ce et la quiétude d'un courlisan' qui reçoit de nouvelles faveurs : « Je n'avais pas besoin. Sire, d'un pareil avertissement pour adresser au ciel des vœux bien ardents pour la conservation des jours de Voire Majosté. » Il se vengeait de l'empereur en organisant contre lui l'opposition des épigrammes.

B J'admire, lui disait Louis XVIII, votre influence sur

1. Encore pelit abbâ. il se [rnuvail; chez le duc de Uhoiseu], lorsqa'oD enn(iD£a 1& ductiesse de"*, dont les aventures faisaient quelque bruit el qui s'élail fait attendre pour dtner. e Oh ! oh ! dit-il .assez baul pour èlrc entendu de toute la compoignie. ^ Je voudrais bien savoir, monsieur, dcmamla-t-ello, pourquoi, lorsqu'on m'a annoncËe, vous avez dit: Ok! oh! — Du tout, madame laducbesse, ys\m:Ali!ah! b

3. 11 availle masque impénétrable; un slleoca impassible était son invariable réponse auï sorties de l'empereur. Tout au plus, un Jour, à l'issue d'une de ces scènes foudroyantes qu'il venait d'essujer, se prlt-il en descendant l'escalier, à dire a son voisin : a Quel dommage qu'un aussi grand liontnie ait étêsimal éievâ! ■(Sainte- Beuve). Lannes prÉLcndait que si. en vous parlant, 11 venait à rec£Volr uu coup de pied par derrière, sa ligure ne tous en eût itepdH

s'est passé en France. Comment avpz-»onS I pour ahaltre d'abord le Direcloîre, el, plus tard, U mec colossale de Bonaparte? — Mon Dieu, Sire, îa a'ai vraiment rien fait pour cela : c'est quelque clioM d'ineiplirable que j'ai en moi qui porte malheur aux Nivemonieiits qui me négligent. » — Après son di»-« irs eonlre la guerre d'Espagiue, on parla a Paris à U-e complète, d'esil même. Tout se borna à quel- JBCs mois échaD|rés, ceas-ci par exemple : a Est-ce qut, 5 ne ramptei pas retourner à la campagne? — Non,: Rs que Voire Majesté aille à Fontaîaebleaa;, is l'honneur de l'accompagner pour rempliCi k devoirs de ma charge. — Non, non, ce n'est pas cek. ibJo veux dire : je deinaride si vous n'allez pas repartir r wslerres? — Son, Sire. — Ah!,,, Mais diles-m^ I pea. eotnbien y a-t-il de Paris à Valencay? — Sire, il ... quatorze li^'oes de plus que de Paris à Gaad. > L# il janvier 1 si', taudis qu'on célébrait dans la basilî^ve do Sainl-Oenîs on service pour l'anniversaire dl> Lmiis Wl, le msrqais de Haubreuil s'avance, el devant ttni, 4emil Urvor, Trappe au visage M. de TallejTandr •kRk^ 4r soixaule-troiie ans. Le roiajaQt fait allusion iM swriiol : « ^re, c>uil au coup de poing >. répliqui )9 viMu 4iftMMt«> avec l'orteil el l'esprit d'an geatiH h w » fd Moaptait an «le de brutalité, non on i

A«<ft<t JMc r«spni. divïnilé ié^re el chamiaute, goo-' •«•* ««tMVMMMt ifww lit à carieusemeut remplie »* l^k^aMMMk» JwMii. il rinspira, le puide, Ini (îeul « ( yi*>| w «rt» tiM 1** IVuvide»», si Ton ose parler d'elï

on a conlesté oel espril, ou du moins oh a préleiidu l'enfermer dans des limites lellement élroites qu'il n'en resterait pas grand'chose'. Il parait que pour tout bréviaire. l'eï-éTèque d'Aulun lisait et relisait Vlniprovisateur français, recueil d'anecdotes et de bons mois en vingt el un volumes in-douze, disposés par ordre alphabétique pour plus de commodité. Il est encore plus certain que Talleyraiid avait pour collaborateurs et l'opinioii publique', el les faiseurs de mots. « C'est le propre de l'érudition populaire, écrit Nodier, de rattacher toutes ses connaissances à un nom vulgaire. » Un mot ne lui arrivait quelquefois à lui-même que dédoré; il en riait comme tout le monde, et quand chacun était las d'en rire : * Mais c'est de vous, n lai disait-on. Et lui de répliquer : Ils ont trop d'esprit : décidément je ne vivrai pas. 6 Harel, lorsqu'il voulait assurer la fortune d'un mot, ne manquait jamais de le mettre sous son patronage : c'est ainsi qu'il lui prêta dans le Nain Jaims sa fameuse phrase : «Laparoleaélédonnéeà l'homme pour déguiser sa pensée^, i Puis la réputation du mot une fois faite, iL voulut le réclamer, mais on lui cria : Au voleur!

1. Son impassibilité eût déjoué ce cardinal d'Ossat, tiout Charies- Qulnl disait gu'il ne suflUait pas de se taire devant lui, qu'il Taliail ne pas penser. Le comte Holllen rapportii dans ses MèmoÎTtt qus peadaDt les Cont-Jours, Napoléon le regretta: e C'est encors rtiomme qui counalt le mieiii: ce siècle et le monde, les c&binels el tes peuples, s

%. Edouard Fournler, l'Esprit dans l'hittoire, p. Hi et sulv.

8. Le mol d'ailleurs se trouve presque le\tue!lemcnt dans ce passage du quatorzième dialogue de Voltaire : le Chapon el la Poularde. 1 Ils ne se servent de la parole que pour déguiser leurs pensées, u VollAire pourrait bien l'avoir dérobé à Goldsmilli et oa U trouve aussi dans Sntft.

^îl LES CAUSEDRS

Lorsqae le Irait en valait la peine, Talleyrand laissait

dire iM ne reniait pas ta paternité de ces enfanls pcrda».

H apprit par un compliment de M. de VitroUes que le

âtineui mol : Ceat le cûmmencement de la fin, étaîi dn

liii,el l'endossa rorlvolonliers, comme Louis XYTIIaccepU

«doi de Beugnol sur le pont d'iéna, comme le comtt^

^l*Arlois s'appropria celui du même Beugnot : « Km

^Vest cban^ eu France, il n'y a qu'un Frani-aîs de plus.

On lai allribua eoeore cette réflesion du chevalierii

Panai* sur les émigrés : « Ils n'ont rien appris, ni ria

eoblié. • A-l-il dit ou revendiqué le mol célèbre au suji

L4ii duc d'Eiighieu : < C'est plus qu'un crime, c'est da

« M. de Vanlabelle en doule, car sa responsabilïU

rtil été Lrop grande pour qu'il vît là un crime et nioti

> Que laule. Ne poorraît-on pas proposer une dii

birtion? Sons l'Empire le mol n'a pas dû être dil: sont;

r It lipstanralion, il dut paraître excellent.

M, Edouard Fournier arrive à celle conc!

B'accflnl«r à Talleirand que les mots qu'il a dits pnhli< ftMMMt. Il admet par exemple comme loi appartenai cttte pmdrnle observalion : i La vie privée d'un citoyc Ml èlre mur«e », et le : « N'ayez pas de xHe >. Encoi «onslale-Ml aref M. Pbilarële Cbasies* que c'est I& 1 (ous«îl d« Ivrd ChcsIerSelil à on de ses amis : < Tempa |tts(l« rivatil*'! »

I. Lr rtataHw ila PmbU MrinUI i Halle! du Pan : t Persoo ll>r!tt cvnlf^: frrsomaïf N'a su rini oublier ni rien apprendre, i

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