Les Apûtros voulaient qu'on fil subir auj ilémagoguet da
ConsUluanle le sort réservé aux crapauds dans la campagne, qu'i
Jes accrocliàt au bout d'une percbe sur ici; ruines de la Bastille
ils les menacent de la pendaison.
DE LA HÉTOLUTION,
voisin dil: « J'ai pour mol lo prlaclpe. i
Luias, forré sur ses dâcrels,
Bcparl : « Hallo-là 1 DësorniEûs
Plus de prince t On dit : te liear Ipe I a
La dénonciation, le soup^^on, la crainte perpétuelle de la trahison, des complots, une des plus graves plaies de la Révolution, sont joliment moqués, à propos d'une visite di; district au couvent des filles Saintc-Marîe, de la rue Saint-Jacques, où l'on ne trouva rien.
Vous, districts, qu'en cette saison Un rien alarme, un rien chagrioe, Qui voyez partout te poison.
Le teu, le Ter, la trahison, Cessez celte guerre iniestine.
Et profitant de la leijoii Que vous donne la sceur Perrine, Rappelez-vous cotte chanson Que nt une muse badine :
Voilà comme on est sans raison, D'abord effrayé par le son, l'ois rassure par la farine.
Le décret du 3 mai 1790 supprime les district tôt éclate la verve gouailleuse des Apôtres.
Sagoî républicains, dont lus féconds ccneauï Enrantalcnt chaque jour des arrêtés si beaux, (luoi ! nos législateurs excités par l'envie, ItYous onl'donc empêchés d'éclairer la patdel niucl dommage! déjà vos proclamations
n régentant les rois, formaient les nations I EQu'il Était beau de voir, au coin do chaque rue, ^A lire vos arrêts la livrée assidue !
it vra) que parfois, messieurs vos présidents Wonsaienl la grammaire et heurtaient le bon seni
46 LES CiUSEURS
Mais on savait du moins que tel jour, à telle heure. Pour aller au district, on quittait sa demeure. Et les femmes ainsi, sans craindre leurs époux. Donnaient à leurs amants de plus sûrs rendez-vous I...
Ils se chargent aussi de Toraison funèbre de la cidevant soi-disant commune provisoire.
La commune Ton enterra, Et sur sa tombe Ton posa Un marbre blanc où Ton grava En lettres d'or ces huit vers-là ; Le désordre seul me créa, Le désordre m'alimenta.
L'ordre vint et me réforma :
Qui cette cette épitaphe lira, Sans sortir d'ici connaîtra Ce qu'il est et ce qu'il sera.
S'il est sot, il se fâchera.
S'il a de l'esprit, il rira.
REQUIESCÂT IN PAGE.
Le Iriclrac, avec son vocabulaire compliqué, leur fournit une série dé comparaisons dans une pièce intitulée : Le Trictrac national.
, Le roi fait une école à chaque coup.
La reine a toujours le dcz contraire.
Los princes ont trop hasardé, La noblesse a pris le coin bourgeois.
Le clergé a fait la pille do misère.
Le tiers a pris son coin par puissance.
Los parlements ont joué trop serré.
L'année et la marine sont en grande bredouille. Los niiliccs nationales ont encore le pavillon. L' Assamblée nationale a tout mis à bas...
UobespliMTO a fait son petit Jean...
Lo conito (le Mirabeau a fait son plein.
Le duo d'Orléans a trop découvert son jeu.
Lu Franco no peut élro sauvée que par un joan de retour.
DE LA RÉVOLUTIOW, La lecture des Actes des Apôtres permet de les surprendre vingt fois en flagrant délit d'inconsùquence, comme dans eelte boutade où, en vérité, ils font trop lion marché de leurs principes :
Uq écolier de quatorze ans Ecoutait deui: oc logé n aires
Douairières Qui mauilissalenl les temps présenls.
Rassurcï-vous, liounes mamans, Inlerrompil le jeunD hère, Dans deux cents ans ce siècle de misâra S'appellera le bon vleui temps.
Grand merci de la prophétie, et Dieu veuille que nos petits-enfants n'en soient point réduits à appeler le bon vieux temps les années orageuses qui précédèrent de si peu la Terreur! En tout cas, on ne peut s'infliger plus gaiement un démenti ; il y a des moments où les Apètres font songer h certains personnages qui ayant dauhé leurs enuemis, leurs amis, finissent par dire du mal d'euxmêmes pour ne pas rester à court. Ils eurent du succès commo journalistes auprès de leur clientèle, mais ne firent point de prosélytes, éloignèrent sans doute beaucoup de modérés et contribuèrent à creuser l'abîme entre l'ancien et le nouïcau régime. La France, la vraie France n'était ni avec les ultras ni avec les révolutionnaires parisiens, elle s'était prononcée dans les cahiers des états généraux; elle était avec Malouel, Mounier, Mirabeau, avec ceux qui voulaient nationaliser la royauté et rojaiiser la nation, remplacer la supcrslitloii de la monarchie par le culte de la monarchie.
Ltnfluence de l'almaDach. — L'almanach peadsol la Révolulloa. — Rirarol, Marchant, Villiers, Richer-Sêrisj-. — Almanachs réro** lutinnnaires. — Almanachs royalislca. — L'IIaHt d'été. — Pou>i quoi daler? — FacËUes testa mental res. — La Lubiei if un aii toeraU. — La Con»litation en vaudeville». — L'Almanaeii d getude bien. — Lo Croquii dtt Croquears, — Les pères du peupte fraocals. — Dialogue entre le président du Cnmilé desrecheitink et la Vérlie. — La Révolution d6lînle par Suard. — Prièret ci»' ri5««, — L'appelQomlnal — La sonnette du président. de la ^arieitlaiie. — Les droits de la fflmme. — L fc boit de* Tuileries. — Calembours. — Billet défère part.
tl ;a plusieurs manières de composer un almanacb{ les uns, comme Rivarol el Marchanh, le font avec leur esprit, la plupart le font avec l'esprit de tout le monde
1. Voir le très intéressant ouvrage de M. Henri Welschintrer : £a»j Atmanacha de la Bévotution, Paris, Jouaust, ëdïL t\o trouve à It' On do ce volume une liste des principaux almanachs publiés iW 1789 a 1800. ,
i. Uarchant, auteur de la Chranigae du manège, desSabbali J»-^ eoiilet, de la Jaeobinéide, de la CoTistitution ai vaadeviUa,
cens-ci l'écrivent en vers et ceux-là en prose; le! lui donne le caractère d'nnc brochure politique, d'un manuel civique, d'un abécédaire républicain ou royaliste; tel autre s'adresse aux dames, aux ouvriers, aux pavsans, aux diverses classes de la société. Le premier date de J431 : depuis on a publié des almanachs pour tons, pour las savants et les amateurs de prophéties, pour les rois et les maris minotaurisés, pour les dévols el les gens du monde, pour les cuisinières et les poètes. C'étail le journal populaire par excellence, le guide, le conseiller du travailleur; ily trouvait des leçons de tout genre, des recettes, des énigmes, des prédiclions, des charades, de la gaieté à gros grains; il suflisait à occuper ses loisirs, et bien que la presse à un sou ait commencé à le détrôner, son influence est grande encore dans nos campagnes. Pendant la Révolution, il devient surtout un moyen de propagande, une machine de guerre pour ou contre les nouvelles institutions; la politique est partout, règne en souveraine absolue et se glisse, sous forme d'anecdotes, même dans les almanachs littéraires. Quant au talent, quant k la verve humoristique, les opuscules royalistes semblent 1res supérieurs aus manuels révolutionnaires : ils ont plus de linesse. plus d'humour, tandis qu'en général ces derniers sont écrits lourdement et ne supportent guère la lecture : les homme:^ desprit qui avaient embrassé le parti de la Révolution élaieut emportés par le torrent des événements, préféraient agir el abandonnaient ces minces besognes à des doublures. D'ailleurs l'enthousiasme, la foi ne s'accordent guère avec l'esprit qui convient mieux à la crilique, au dénirement; l'esprit n'est pas un architecte, mais pluldtun
démolissenr, à moins qu'il ne se melte au service de t vériti^, et ne lui apporte celle raison assaisonnée, ragoût délicieux dont parle Honlaigne,
M. de Lescure croil" reconnatlre la main de Rivara dans plusieurs portraits de la Galerie rfes états gênéraui et des dames françaises, ceux de Necker, par exempléj du duc de Nivernais (Milis), de madame de Stafl (Mar Ihésie), de la comtesse de Beaufaarnais (Corylle), de madame de Genlis (Polyxène).
En dehors de celle œuvre anonyme, ses amis et lui oaÇ donné libre cours à leurs haines, à leurs préjugés daflS le Petit Dictionnaire des grands hommes de la Révisa lution par un citoyen actif, ci-devant rien : on y retrouve leurs victimes habituelles, le duc d'ÂiguilloOt Bailly, Barnave, Brissot, Camille Desmouliiis, CondorceVi Targel, etc.. J'y remarque surtout Irois portraits ài'emporte-pièce de Chamfort, Marie-Joseph Chénier, Garât, oi levrni elle faux s'entremêlent avec une grâce et une habï leté félines.
« Chamfort : le meilleur patriote de l'Académie fra çaise. Des gens inesorahles en fait de prohité l'ont accuH d'avoir ahandonné la tyrannie, après avoir vécu de : infâmes aumônes; mais l'honnête Chamfort a répondu I la calomnie par des arguments sans réplique. D'abord t a objecté qu'il ne devait à la cour que son e^iislencs; ensuite il a prouvé qu'il ne s'est jamais vendu qu'au sa verain ; qu'aujourd'hui la nation est souveraine; que » conséquent il doit se vendre... à la nation. Il s'est iloal livré sans remords à tous les calculs de son paî lotistn
1, Hivarol el la Société française pendant la Rieolnlim Jémigralion.
Il a insulté les débris du ti'ûiie qa'il ne verra jamais se relever; il a charmé le peuple par la pauvrelé de ses dculamatioDS, et, pour mieu^t se conformer à l'égalité républicaine, il a écrit simplement dans le Mercure. Cette souplesse des gens de lettres, qui fait plier ainsi leurs talents à tous les événements, est un grand bonheur pour une République. Que le ciel nous préserve à jamais de ces perfides écrivains qui tiennent à leur gloire et qui pensent avec leur àme, qui osent afficher les principes qu'ils savent défendre, et que l'aspect de la postérité rend incorruptibles. »
Entre Marie-Joseph Cliénior et Rivarol, il y avait un vieux compte de rancunes à régler : Rivarol l'avaitagréablemeiit pei'siHé dans son Atmanach des grands hommes pour l'année 1788, Chénier avait riposté grossièrement, à coups de pavé, à coups de massue, qui ne portèrent point'. Rivarol reprend Toflensive et décidément garde l'avantage par le tour élégant et caustique de sa satire. < Chénier : véritable poêle de révolution. 11 a proûté on ne peutplus heureusement du renversement des idées, et il a donné son Charles IX. Il fallait un parterre rempli des héros du faubourg Saint-Anloine pour que cette pièce fut dignement admirée, et c'est ce nouveau public qui l'a couronnée. Racine, Corneille et Voltaire, dans de telles circonstances, auraient fait tout au plus quelque chef-d'œuvre de style, qui n'eùl respiré que l'humanité. M. Cliénier a bien mieux saisi le f'oût du moment : il a fait un drame national, il a mis un cardinal fanatique et un roi atroce sur la scène; il a employé exprès le patois
1. Ce sont des jurons, (lisait M. Victorien Sardou, en lisant un article inju rieur.
e la tyrannlej<H charmer soB^f SDOtiaues dn ^
le plus barbare pour animer le peuple contre la et l'harmonie du tocsin lui a suffi pour charmer s auditoire. En secouant ainsi les rè{;les despotiques du ' théâtre, il a. laissé bien loin de lui tous ces prétendus grands hommes, et il s'en éloigne encore tous les jours par de nonveaux drames, b
C'est Rivnrol qui, plus tard, tancera ce mol terribUi contre Joseph Chénier injustement accusé d'avoir laisai ou Tait périr André Chénier : s le frère d'Abel Chénier » Il fit école et l'écrivain révolutionnaire devint un des hommes les plus cruellement moqués de ce temps. Danïi la tragédie d'Abel, au moment où Dieu dit àCaln: «Qu'a tu fait de ton frère? » un spéclatoiu' s'écria : ti Demau^ dez-le à Chénier ! b ^ On prétend aussi que pendant v mois, sous Robespierre, il refut tous les joui's une lettre contenant ces seuls mots : « Qu'as-lu fait de ton frère? i Le procédé a eu des imitateurs, et l'on sait qu'à chaque nouvel an, riepuis qu'il a publié son livre sur la Vie 4 Jësus, M. Renan reçoit une lettre anonyme renfermant celte seule phrase : « Et pourtant, s'il y avait un enfer? <
Il laut noter encore contre Chénier un joli quatraîu de Pillet, sous ce lllj'e : l'Habit d'été :
Mes amis, pour ptiuir la Tortune cruelle,
Je vais m'onveloppcr rie loule ma vortii.
— l'arbleu, monsieur Chénier, vollk ce qu
Ëlrc legëremeni vËtu.
Un autre lui décoche ce trait brutal :
Apùtre de l'égalité.
Son âme esi vaina ei Qère ; Sa dsvLse 05 1 fraierai té, Il Ut gullloUaer son frère.
DE LA RÉVOLOTION. 53
Le caractère, le rôle de Garai suiil i'orlemeni mU eti relief {Jans cette malicieuse esquisse.
c Garât le Cadet, autre journalier de l'Assemblée, mais il est plus hahile que tous les autres; il déguise la vérité dangereuse, il eucense la force triomphante, il atténue les horreurs d'une catastrophe; enfin ou peut le regarder comme l'optimiste de la Révolution. Que de citoyens alarmés n'a-t-il pas Iranquillisés, en assurant dans sa feuille qu'avec deux ou trois idées, on repousserait tous les ennemis de ta France ! 11 a d'ailleurs, dans son style, celte confusion nécessaire pour chanter une insurrection, e,i\s Journal de Paris sera toujours pour le peuple la meilleure histoire du temps. Ou a cru jeter du ridicule sur cet ouvrage en faisant une liste de ses nouveaux abonnés, en disant qu'il avait regagné en allées ce qu'il avait perdu en portes cochéres. Mais on en a fait sans le vouloir l'éloge le pins convenable. On a cru humilier l'écrivain et l'on n'a fait que flatter le patriote. »
Parmi les centaines d'ulmaiiachs, de brochures, qui éclosent au soleil de la Révolution, un petit nombre, ceux de Marchant, Rlcher-Sérisy, Villiers.etc, ont une valeur d'agrément; quelques-uns obtinrent une vogue éphémère, mal^é leur médiocrité, ou peut-être â cause d'elle; a\\tëi\'Almanaeh des honnêtes gens, par Sylvain Maréchal, quisubstttue aux noms des saints ceux des hommes célèbres de tous les temps, de toutes les religions et de tous les siècles; VAlmanach du père Gérard, de Collot d'Herhois, qui, sous forme d'instructions familières, inocule les nouvelles doctrines aux habitants de la campagne. Voici, par exemple, comment le père Gérard expl^ue la constitution; il prend pour exemple un de
ses auditeurs, gaillard de bonne mine, d'appétit rohnalB,T nyant tête saine, bras de fer, jnmbes solides, et dit ({De 4 ce vigoui-euï paysan est l'iniai^e de la conslitulion. La 1 d(.'inunsLralion n'était pas inutiJe, car le mot devait faire 4 l'ellel d'un grimoire : plus d'un, sans doute, aurait prii^l U constilulioji pour une personne en chair et en os, | ■iHtnme ces régiments russes qui l'acclamaient en 1824,1 "eroyant qu'elle lilail la femme du graud-duc Cojislautin comme ce domestique d'un libéral qui, en juillet 1830,rriail: cVive ia Chatte I* au lieu de: * Vive la Charte ! Un afllrme qu'on 1848, des paysans s'étonnaient fort qu'on 1 cfll remplacé Louis-Philippe par des femmes et des ducs: [ la Hfartine, la Marie, le duc Rollin; et pourquoi non? | Tant de citadins ignorent les premiers élëmenls de l'agri- ] culture, nrl plus utile assurément que la politique !
Les faiseurs d'almanachs daubent l'Assemblée, ses ] chefs, ses prétentions, ses actes, ses orageuses séances.
Un citoyen actif, un Juif, à l'AssomblËB, Très peu dâvoU'iticnt siégeait un saoïiMli.
— Que faites-vous iïi î lui dit un étourdi.
Votre rclit{ion est par ià profanée.
— Taisez-vous, dit le Juif, à ijiioi boo cet èc Mon devoir est rempli : suls-ju pas au sabbat?
Celui-ci rappelle le mot de Churchill : « C'est ici lai parlement, un marché public où l'on vend sa conscience I et sou pays pour acheter des places et des pensions, i"! Celui-là lance des calembours : n Pourquoi les révolni I lionnaires se ressemblent-ils tous ? — Ne voyez-vous pas'l que c'est un air de convention? — ■ La Convention a rédmff les Français à l'admiration {demi-ration). > Bailly mM
f le premier maire de la Révolution, Pélion fut appelé le ' Maire deux. h'Almanack des Folies nationales raconte ' (jo'ii Bcaune, la femme du maire accoucha le même jour que son mari fut élu maire, et qu'un bel esprit du cru ûl . ce distique :
Quelque désœuvré s'amuse à décomposer le mot révolutionnaire et y découvre ceci ; « Louvet et Talien oui ruiné le rentier, volé la nation, avili la Révolution, violé la loi; en vain leur ire veut nuire à la vertu, la vérité luit, la roue vient. » Un autre u. trouvé l'anagramme de ministre : « Ministre veut dire : lu mens, mentiris. >
Rivarol comparait les législateurs à douze cents renards à qui on aurait attaché à la queue une torche allumée et qui s'en iraient dans nos hameaux, dans nos villes, dans nos campagnes, ravageant tout, brûlant tout, prenant tout. < Ce sont des hommes quand ils disputent, mais des dieux quand ils prononcent, » disait un admirateur qui ne pouvait s'empêcher de regretter leurs tumultueuses discussions. Un des mots les plus spirituels est celui de l'ahhé Durusé : comme il se trouvait dans une maison avec Mirabeau le vicomte, quelqu'un avança un propos qui déplut à ce dernier. « Pardieu, fit-il, cela est aussi béte que le décret que nous avons rendu hier. — Pourquoi dater, monsieur? n repartit l'abbé.
Lorsque Mirabeau est élu président de l'Assemblée constituante, un ultra s'écrie : « Il n'est pas président, mais pics-président, s Boutade répétée plus d'une fois: «Iln'v
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^Hi km
aura qu'un vice de plus dans l'État *, observait Ta)j rand, auquel on annonçait que l'empereur allait créer un nouveau poste de vice-chancelier.
La mode est aux facéties testamentaires, et Suleau écrit les dernières volontés de Mirabeau :
« ... Item, je lègue à mon ami Talleyrand de Périgord nn évangile; à MM. Lameth, une girouette.
» Connaissant l'affection de M. Gouy d'Arcy pour les bêles, je lui lègue un miroir.
s A M. Bailly : la Table de La Fontaine, l'Astrologuê tombé dans un puits. Connaissant le goût do madamBi Bailly pour la lecture, je lui lègue un exemplaire de I& Civilité puérile el konnête, le Cuisinier français et la Paysanne parvenue.
» A madame de Sillery, ci-devant de Genlîs, une harpe, plus un exemplaire des Femmes savantes et des Précieuses ridicules.
» Â ma nièce, la Constitution, des bourrelets, pour qu'elle ne se fasse pas de mal lorsqu'elle tombera.
s A la nation, une besace.
s A M. Camus un exemplaire de Tartufe. (C'est ce Camus dont le buste en marbre inspira cette épigramme