‹ Les causeurs de la RévolutionChapitre 7 sur 42 · LE PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

LE PRÉSIDENT

Enfin de notre bonheur

L'édifice s'achève, Comme je suis sénateur, Je mourrai comblé d'honneur

LA VÉRITÉ

En Grève, en Grève, en Grève.

Tout devenant constitutionnel, le roi, la Chambre, le clergé, les vêlements, les bijoux, il fallait bien accommoder la religion au goût du jour et voici un échantillon de

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prières civiques dédiées à ceux qui n'ont d'autre culle que celui de la naliou :

« Au nom de la loi, de la monarchie et du roi, ainsi soil-il.

» Je crois en un roi, père des Fran^^ais, qui a voulu leur bonheur par Ions les moyens visibles et invisibles.

B Je crois en un seul dauphin, fils unique du roi, qui sera semblable à son père, par qui de grandes choses ont été faites.

j> Je croîs en nn roi citoyen, descendu de son Irône pour nous, ci-devant esclave misérable du despotisme ministériel, el pour notre salut qui est la liberté; qui, étant venu au sein de sa capitale, par l'opération du commandant général, a renvoyé la troupe de ses flatteurs et s'est fait homme; dont le cœur tant de fois a été crucifié pour nous,... qui a permis que son pouvoir royal fut mis dans le tombeau, mais qui ressuscitera bientôt selon les Écritures...

» Je crois au commandant général qui... chérit le père et le nis, qui feraexéculer la loi par le moyeu de la garde nationale.

s Je crois à l'Assemblée nationale qui doit être une, sainte, libre, catholique et monarchique, qui doit proscrire le désordre el la licence, respecter les propriétés, et terminer au plus tôt la constitution....

» Et j'attends la résurrection du bon ordre et la félicité du siècle présent et h venir. »

Contre les Jacobins, contre leur tyrannie inquisitoriale, leur fureur de délation, avant et surtout après le 9 Tliermidor, c'est un feu roulant d'épigrammes, de railleries amères :

LtS CAUSEURS

Je dÉnoDce l'Atlema^e, Le Porlug-al el l'Espagne, Le Mexique cl U Chainpagae, Lft Utnagoe cl le l'érou; Je dénonce t'IUlie, L'Arrique et la Bubarie, L'AQgleierre et la Russie Sans même eicepier Moscou.

( Le naturel des jacobins esl do ne pouvoir demenrei en repos; quand ils dorniciit, le diable les berce. » — < Vous conviendrez pourtant que tous les jacobins ne sont pas scélérats? — Oui, mais vous conviendrez aussi qu( les scélérats sont tous des Jacobins. * (Elicher-Sérisj), VAlmanach de» gens de bien publie les litanies de^ Jacobins :

vous qui giiuvcrnez la France.

Délivrez-nous des Jacobins 1 On ne cralnl autre chose en France Que le retour des Jacobins...

On n'aura poinL de paii en Franoe Tant qu'on aura des Jacobins, On s'égcrgora dans la France Tant qu*oa aura des Jacobins, On aura la Ibinine en Franco Tant qu'on aura des Jacobins, Et l'on aura la peslo en France SI l'on garde les Jacobins.

Le chef d'une patrouille met la main an collet d'un voleur et le traite de jacobin. Celui-ci, en colère, dil S l'oflicier : « Citoyen, airêlez lesvolenrs, mais ne les insultez pas. » Vers la (in de 1792, une mère passant avec sa fille devant la salle des Jacobins, celle-ci demande : «Qu'est-ce donc que celle cloche qui fait : gredin! gredin! tredin I — Ma fille, c'est l'appel nominal. » — Au mom

Aumom^

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de la fermeture du club des Jacobins, l'un de ceux-ci se lameutG : « mon pays! voici l'ittstanl de déclarer la patrie en danger! — Non pas la pairie, réplitp quel(]ue loustic, mais bien les grandes routes. > — Aux Jacobins, comme âl'Assemblée, la sonnette du président excite les lazzis.

C'est au bruit de la sonnette ^ Que l'on parle et qu'un so lait,

^^^m C'est au Itruil de ia sonnette

Plus d'une fois la sonnette présidentielle enleva la parole â des orateurs qui jouaient leur lête devant la Convention; de là celle célèbre exclamation pendant le procès de Carrier : « Tout esl coupable ici, loul, jusqu'à la sonnette du président. »

On ne se fait point faute de chansonner la garde nationale, cette peur armée, comme l'appelait Henri Heine. H j a déjà deux gardes nationales : la mauvaise, qui altaque l'ordre, la bonne qui le défend peu ou point, et déjà s'applique la formule d'un républicain de 18-18 : < Je suis leur chef, il faut bien que je les suive. »

D'uQ balailloD de sans-cuioitcs Un ancien otilcicr fut nommé commandant; Mais ne pouvant sur eux prendre aucun ascendant, Il les assemble un jour ; a Citoyens patriotes,

i Depuis assez lon^lemps, je crois, J'obéis h toutes vos lois : ^^h

Or, comme un pareil Joug me lasse, ^^^^^^H

Permettez que sans plus larder, ^^^^^^^Ê

Je me déjnelte de ma place, ^^^^^^^M

ndu que je veux ù mon tour commander, a ^^^^^^J

Les curés jiireurs n'échappent pas aax satires réactionnaires. L*un d'eux, se trouvant avec un paroissien important, clierche ù l'entraîner à son église. — c Pourquoi ne viens-tu pas à ma messe? Je la dis comme tous les autres prtMres. Je prononce l'introït au pied de l'autel, je dis rêpllre, rêvangile, le credo, je consacre et fais la communion de même. — Tout cela peut être, monsieur Tabbè, répondit le bonhomme, mais il arrive aussi quelquefois oliez nous que les tilles font les enfants comme les temmes. et nous ne regardons pas cela du même œil »

Le Porte feuilte if un c^mic^re parodie l^ Marseillaise :

VlU>n<, onfjin:^ vie la Coartille,

l.o jour vie boi:^:* e<t arrîTe.

CVst ;vur r.v^us »;ue le tH.^adîii grlDey

C"o<: r^Hir nous v;ii\»a T* pre{!«iv.

^" " : : '-^ ^ u< ô.sin s Ia c iiL<*ae

K . r V- vi . * • .^ ■' < <? : ::: A^t:> ?

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iVosl Ai;\si ^u ;î x «rut s::vW>5s;ve:Tîenl on Chant dn l\':\\*i. une .W,î's/i'*\î.><\ ::r..^ i\vmzi^9iùlt d^s émigrés; \\\M^ *o>i ^\^;:/.vS^ rr.riii V Ax^.iont plus d^entrain. Dans ïi^^s \;uoîV>is.^*,N S j^ viii -S. le vvrale d^HaussouTille rapjsMïo ^)ro\ 'os r;v:v,io;v r,'.;r.:;:::s passés, on les chan- \A\\ v^'.^s Aiw;;n c>*A\iv:' i :. C-: Cm'ôû les apprenait aux ^^rthMOîv ,-i-:oîv.A:.,^s ^ V.' s «:o îi^: vîe liberté d'esprit.

t'Kn^ViV iS^^;î i:^^;^;,v ^^i^ m.^ochdii^ allemands sur ^i^wqwtMv w uvi;x>^;; ;n.j^.\r,;<v k TkKiùrÊtim 4es droits

DE Li nÈVOLUTlON.

Giice à ce bon peuple atlemaad, On pourra de Berlin ."l Rome, Se moucher Tort commodcnieDt Avec les droits de rtiomme.

Les femmes ne goûtent poiut les doclrines de t fameuse dér.laratîon ;

Tous sont égaux, disent les lois ;

Le beau sexe, au contraire,

I DU que chaque iinnime sur ces droits

^^H Du plus au moius difl^re ;

^^^ £t contre nos droits sans raison,

On l'entend qui déclame :

Hais qui peut bien connaître à fond

Tous les droils de la femme?

Un esprit gaulois se charge cependant de les faire connaître, et formule en din-huil articles la très grivoise Déclaration des droits de ia femme. Stances', couplets,

1. Voir paia\eTapl(iYAlnia!)achliUéraire,VÀlmanachdetMiiaes, VAltnanack dts Ordcea, yAlmanach dei Speclaclea. Lo premier rapporte ud mot de Vaucansoo qui, ^brîqnaot des prËlros automates, se serait 6criâ:>llélas! combien il en a coulé aux hommes de D'avoir pas de prStres de celte nature! d Eu 179S, Il demande qu'on eiile du Pantbâon les mânes coupables de Mirabeau. Dans ïAtmanach des lluaes, Ghariemagne raille la manie des noms

) ... Fi douF ! aca Baiiils du Parndli 1

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