CZ. À, II
12 LES CAVALIRRS ATHÉNIENS.
Si done nous résumons cette discussion, il nous semble
Qu'il ÿ a des raisons très sérieuses pour placer la réforme de la cavalerie après li bataille de Tanagra, c'est-à-dire après 457;
Qu'il est assez probable que celle réforme n'était pas encore. opérée en 447, au moment de la bataille de Coronée; sa comme on ne peut la placer entre les années 447 et 445, & ne pout la reculer plus loin que 438, on sorait amené à la entre 445 ot 438.
C'est donc à Périclis qu'il faudrait attribuer l'honneur d'avoir repris ici l'œuvre de Solon et d'y avoir apporté le développement, les améliorations que la grandeur nouvelle d'Athènes réclamait.
Devons-nous accepler le témoignage du scoliaste d’Aristophane (1), disant que l'on commença par un corps de six cenis cavaliers, qui fut ensuite porté à douxe cents? Nous ne le croyons pas. Dans la rédaction de cette note, il nous semble reconnaître la marque d'un de ces arrangements comme nous en avons vu chez Andocide et chez Eschine. I nous semble bien plus probable que, si, en effet, cette organisation se place dans ce court intervalle de huit ans, elle a dû être faite en une fois. Ces huit années appartiennent à la période où Périclès a été tout puissant dans Athènes ; la défaite de Coronée n'a fait qu'affermir son crédit; car, avec son habile coup d'œil comme général (2), il avait signalé les défauts de l'expédition de Tolmidès, et n'avait pas caché ses tristes pressentiments. N'ayant pu empêcher la défaite, il en répare, dans la mesure du possible, les funestes conséquences ; il achète du roi Pleistoanax la refraite de l'armée spartiate; il soumet l'Éubée. Après avoir ainsi écarté les dangers les plus pressants, il comprend que Ia paix est nécessaire, qu'il faut « se préoccuper avant tont de rétablir À nouveau, sur see » véritables basos, la domination ébranléo de la cité (3), « I consant done à une paix qui, réglée sur le principe de l'uté possidetts, consacre la défaite d'Athènes. La Grèce continentale cessé de faire partie de la cuayln athénienne, la ville de Platée seule est conservée; mais l'empire maritime est intact, et, si l'on sait tirer parti des ressources qu'il présente, on peut espérer relever bientôt ln grandeur d'Athènes. La paix conclue avec l'étranger,
(1) Equites, 627 : «"Houv 8 <d pv rpôrov Baxbaor rév dpulubr, obroi dé pevk are efs nées mnfuveions évérvro Gtanévior mpèx toë xoou, » Le passage qui indique surtout uu arrangement est la phrase » +4 nékus nAnOuvelemsen
©) Jalius von Plugk-Hartung (Perikles als Feldherr, 1884) a contesté T'hnbileté de Périclès comme général.
(8) E. Curtius. Mist, Gr., IE, M9,
xark à sérpua (1). Il n'en est pas ainsi des jeux , des concours qui accompagnent ces cérémonies ; ils deviennent chaque année plus beaux et plus nombreux. Ces concours font cependant partie de la fête; c'est à la divinité même qu'ils sont offerts. En les étudiant, c'est un côté de l’histoire religiéuse d'Athènes que l’on étudie. Les transformations que nous aurons à indiquer ne sont pas à négliger pour l’histoire des idées religieuses dans l’antiquité; comme l'esprit militaire, nous verrons l'esprit religieux se modifier d’après une loi constante, opérer une évolution régulièro. Malheureusement les documents dont nous disposons sont peu nombreux et très incomplets; sur bien des points, nous ne pourrons que poser le problème sans prétendre à le résoudre.
(1) Sur ce sentiment si conservateur pour tout ce qui concerne le culte, voir surtout Isocrate, 4réop., 30.