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CHAPITRE VII

LKS JRUX ÉQURSTIES DES PANATHÉNÉRS,

Les Panathénées étaient considérées comme une des plus anclennes fôtes de la Grèce (1); le marbre de Paros (2) en place T'institution 729 ou 730 ans avant la première Olympiaie, et l'attribue à Erichthonios. D'après le même témoignage, l'invention du quadrige et la constitution de l'éyèr rés s6 rallacheræiont à cette première célébration de la fête. Les Panathénées étaient la grando fête do cette arislocratie chevaleresque qui a si longtemps dominé l’Attique. L'action de celte aristocratio se révèle dans l'organisation même de là fite. Si à Olympie il ny à ou à l'origine que l'éyèv yuyvæde, à Delphes que l'äyy aousnde, dans Athènes, au contraire, aux Panathénées il n’y a eu, pendant longtemps, d'au. tres divertissements qué l'éyiv frzwéc. Les fêtes d'Olympie et de Delphes sont des fêtes doriennes . les Panathénées sont une fête ionienne, La différence, dans la composition de la fête, entre le genre de divertissements que chaque peuple avait choisi pour les offrir à la divinité, n'indique pas seulement une différence de goûts entre les deux races qui se sont disputé la Grôce : elle estun précieux indice pour la connaissance de l’état social et politique de l'Attique à une époque très reculée; le seul fait qu'à la fête nationale d'Athènes il n'y avait d'autres jeux que les jeux équestres suffirait pour attester l'existence dans ce pays d'une aristo= cratie riche et puissante.

Le grand éclat des Panathénées daterait de l'archontat d'Hip-

{1} Paus., VE, 2, 1; Hom,, 1. IL, 550. Voir, dans Michaelis, Der Parthe= non, p. 318 et suiv., la bibliographie des Panalhénées et les textes qui concernent celte file.

(2) Ligne 17-18 1 « Rardrdovros Aimvav Egrylovlou. A4 où "Eprgiéves Mava= Unvalots +0fe rpdrous vevouérois Spa Keute nai rôv éyüva ébeiurve.» Müller, Frog. Mist, Gr. 1, p. 544 ; conf. les notes de Müller, p. 562.

On sait que ces vases élaiont remplis de l'huile de ces oliviers sacrés qu'on appelait wépu (1). D'après Otto Jahn (2), suivi par Sauppe (3), ce n'était pas tant l'amphore elle-même que l'huile qu'elle contenait qui faisait la valeur des prix ; l'exportation de huile était soumise à certaines mesures prohibitives (4), Les vainqueurs aux Panathénées avaient le privilège de la libre exportation (5); c'est là aussi ce qui expliquerait la grande quantité de vases panathénaïques trouvés en dehors de l'Altique (6).

Dans.lé puede éyôr, les divers prix sont m général de la même valeur, les premiers sont de 40 ou de 30 amphores; un seul (7) est de 60, un autre peut-être (8) est de 50; les seconds prix sont de 6,8, 10 ou 12 amphores, Dans l'éybv trrxéç, au contraire, l'écart est souvent considérable entre les divers prix : le vainqueur fer xd ne reçoit que 16 amphores, le vainqueur Yeéyes roro n'en reçoit même que quatre, tandis que Le vainiquour Érrcv Leéyes Sn on-roçoit 140. Nous reproduisons la partie de l'inscription qui concerne l'avis trade :

Fer rokoÿ Cedye AAAA Gugois dxlou * ; PU Beurépo »

(1) Tous ces oliviers sacrés provenaient de celui de l'Acropole, Paus., I, 80, 2. Cf, Hérod., V, 82: VII, 555 Aristophe, Nuses, 1006; Soph., Œd, Col. , 605 et sulv, aves In soolie; Photius, Mépuai; Lysins, mept ro0 enxo0; Lucies.

Anach.,

(2) Déschr. der Fasensamk. K, Ludioigs, p. CIL.

(8) Inser. Pan, p. 4

(4) Pindare, Mémden., X, 64, scolio ia Oùx Eat 8à LEsquerh Diafou & "Amen al ph ot wcdbar, n me Sraats., 1, p. 60 et suiv.

(rm Daho épemghs.

# D dpgogfs Dale * L duré,

Ce qui frappe le plis dans coute liste, c'est l'importance altribuée au concours frrov Gbye &mséye : l ÿ n deux prix, lo premier de 140 amphores, le second de 40; ce sont, pour les premiers et pour les seconds prix, les chiffres ls plus élerés que l'on trouve sur l'inscription; dans l'an yes, les plus beaux prix sont ceux du concours de la course au stade; pour les onfuits, le premier prix est de 50 amphores, le second de 10; pour lesjeunes gens le premier est de 60, le second de 12; l'indication, pour le concours des hommes faits manque; ces prix devaient être supérieurs aux prix donnés aux concours Ües jeunes gens; loutindique cependant qu'ils devaient être loin de s'élever à f40 amphores. Ou est en revanche Gionte de la modicité du prix pour le concours Sebye rourui,

On ne peut indiquer la salu en drachmes de ces divers prix que d'une façon approximative; Bæckh (1) trouve pour lt valeur du prix de l'huile en Atlique deux indications asés différentes; d'après l'une, le métrète d'huile vaudrait 12 drachmes; d'après l'autre, il en vaudrait 36; si l'on prend la moyenne, qui est ici 24, on a pour l'amphore, qui vaut un demi-métrète, une valeur de 12 drachmes.

11 faut observer que la rubrique zokeeemalue, 1, 9, ne s'applique qu'à deux concours (?), la course &ru x£vre et la course from Cedyee ; il ne faut pas voir là des courses faites par la cavalerie athénienne, comme le croyait Rangabé (3), mais par lous les citoyens d'Athènes ; ce sont des concours ëx ràv rkrü : los citoyens font ici trois courses, deux avec le cheval ou le char dit mohepuariou, la troisième avec le char dit rouzwév; les courses qui précèdent font partie du concours &x #évruv qui était de beaucoup plus important; ainsi s'expliquent les différences entre la valourdes prix; nous aurons d'ailleurs à revenir sur cette question.

(1) Stnas, T, p. 140.

{2) Sauppe l'avait sn tee k ét remarqué ({néc. Panath., p. 5). (3) Antig. hell, IL, p. 670.

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SAANAELVNVA

236 LES CAVALIENS AFHÉNIENS. à

L'inscription la plus elaire ét la ee fait le mieux comprendre la disposition ; des Panathénées, est l'INSCRIPTION Erin pre 908, elle contient l'éyiv Ho; en eutier: les lacanes ne portént que sur des points de détail.

Les jeux équestres forment , sur o catalogue, deux catégories bien distinctes pour chacune desquelles il y a un programme et uso emplacement particuliers.

Les jeux de {a première catégorie ont lieu dans un endroit 4 nous ne connaissons pus; la copie de Peyssonel s'arrèté mots EN TOI (1. 16). L'on a proposé diverses restitutious Kôhler écrit, dans le Corpus, êr 5ÿ ['Elsuowis), ae Mado qui serait fournie par l'inscription 969, fr. B, L L: Li vif] ; cette dernière Jecture n'est nullement certaine (1), leurs, dans l'inscription 968, le mot "Esuavie nds ds one) pour l'espace qui reste à remylir à cet endroit. M: A® | écrit, dans le tableau qu'il a dressé des jeux. pes thénées (3), à «% m3; Bœckh (4) avait mis dy +ÿ ere et ponsait qu'il s'agissait du beau stade panathénatque Hpar l'orstour Lycurgue (5).

Les jeux qui ont lieu en cet endroit, quel qu'il puisss être, sont réservés aux souls citoyens d'Athènes; les vainguôurs sont toujours des Athéniens et ils sont désignés par le nom de la tribu, Ces jeux comprennent douze concours, subdivisés en {rois parties : « La première n'a pas on litre particulior, déclarant » pour quelle classe d'hommes ces combats étaient destinés, » comme cela est déterminé par les autres rubriques correspon- » dantes; il s'en suit donc que les jeux qui y sont placés étaient » proposés à tous les Athéniens (6). » Cette première partie com prend six concours : les deux exercices de l'arofene et de l'évioyoc el quatre courses de chars, un diaulos et un acampios (7) faits

{1) Voir le ehap. VIIL.

(2) La plus longue ligne complète de l'inscription , la 34°, n'a que 28 loltress avec le mot Ejzvawvhr, la ligne 16 on aurait 92,

(3) Heort., pl. TV, après la p. 152. «

(4) Kleine Schr., VE, p. 304

(6) €. 1: 4, UM, 176; [Plat.}, Fr. X or., p. 852.

(8) Bæekh, Kleine Sehr., NI, p. 295.

(7) L. 20-21, au lieu de eÿyes trf}wcafi}, restitution de Bœckh, necoptée par M. Kühler dans le Corpus, nous écrivons Keiyes se elé h copie de Peyssonel indique même un v à la fn detre. Sur aueun dé n08 catalogues, nous ne Lrouvons pas de course, fèves Irmup; en admettant que ces mots soient

: k sl

L'éydy quuveée, tel que nous le connaissons par nos catalogues, ‘est entièrement un àydv dx révruv; les étrangers figurent sur ces catalogues beaucoup plus que les Athéniens, el ceux-ci, quand une victoire leur est attribuée, sont toujours désignés par l’ethnique. L'éybv truc formait le plus ancien divertissement de la fête ; il était véritablement une institution nationale; peut-être fut-il ouvert aux concurrents étrangers dès la réorganisation des Pauathénées par Pisistrate. Malgré cela, on continua de tout temps à réserver quelques-uns de ces concours aux seuls citoyens d'Athènes; ces concours sont : les jeux de l'énoééenc et de l'fvloyoc, Consi= dérés aussi comme nationaux par les Athéniens ; les courses avec les chevaux msuoré el rourexée soit montés, soit attelés; euûn des courses du diaulos ou de l'acampios avec le char à quatre ou à déux chevaux.

Co qui est particulier aux courses de l'xydy x mévruv, c'est qu'on tient compte de l'âge du cheval qui doit courir. Il y a des courses avec le poulain, roc runs, avec le cheval arrivé à sa ploine croissance , Érnoç réduc; el, comme les courses peuvent se faire avec le cheval monté, avec le char à quatre chevaux et avec le char à deux chavaux, on a ainsi les six courses dont nous avons | parlé à propos des jeux d'Olympie (1). La composition de ce concours n'élait pas particulière aux Athéniens; ces six courses for maient l'xyûv trad des jeux d'Olympie, de Delphes (2) et des autres jeux dont nous connaissons la composition (3); partout elles constituaient véritablement l'iyv terwée; elles en étaient la partie la plus imporlante et la plus brillante; c'est à ces courses que nous verrons, dans les catalogues Panathénaïques, les Ptolémées, les Altales, les Eumènes, se mettre parmi les concurrents el remporter des viclaires; c'est à ce concours que sont réservés les prix les plus élevés,

Voilà la disposition générale de l'éyiv frzwxéç des Panathénées , telle qu'êlle nous est donnée par l'inscription Poyssonel , un peu

Polémon, feag. 47, tume III, p. 130 de Müller) : Ion d'Ephèse, qui a été vain= Far Bpidauré, vient concourir aux grandes Panathénées (Platon, Jon, 530, AeB)

(1) Page 166 ; ef. aussi p. 205.

12) Bouché-Leclereg, Atlas pour l'Hist. Gr., p. 58 ot suiv. Krauso, Olympia, p- 96. Aux jeux Pythiques, il manquait la course Evvwpièt rwuxd. Nous n'avons pas à parler des courses de mules, instituées à Olympie l'an 500, mais abolfes en 4ii,

49] Cf. surtout le catalogue des jeux d'Aphrodisia en Oarie, €. L. @., 2188. Le catalogue HI contient un äyhy irrmée.

sos à la cavalerie, qu'ici officiers et soldats ont ble. Nous n'avons aucune preuve que des concours de aient existé; les concours sont loujours ix +ü gudpyow, be ur Où àx révruv ; officiers el soldals ont pu concourir mais dans les concours & ##ruv; dans ce cas, ils 06 font plus partie en quelque sorte de l'armée , ils ne sont que citoyens. De ce que l'indication des concurrents ne se trouva pas dévant un concours, Bæckh, en étudiant l'inscription Peyssonel (1), concluait que ce concours devait être ouvert à tous les citoyens. Nous avions 616 amené à la même conclusion en étudiant, sur les catalogues des Théséia (2), les concours femp Jauredi 6 àg' Has dxovkon; nous avons rapproché ces deux concours du concours Sxhfenv; ils sont tous les trois dx mévruv, mais les deux premiers sont disputés le plus souvent par des citoyens qui appartiennent à la cavalerie. Nous croyons aussi que les trois courses ait cheval monté du catalogue 966, IL, sont des concours &x réven du même genre ; des gons qui appartiennent à la cavalerie fonte plus souvent la course frmp nouer; mais les citoyens qui n'appartiennent pas à la cavalerie peuvent aussi concourir,

Sur le catalogue 965 , nous trouvons (col. IL, 1. 11), la course ere kms parini les concours placés sous la rubrique 6eme pl; lo second de ces concours es! une course de char fun Gépu. Rangabé attribue aux cavaliers et la course au cheval monté et la course des chars; ceci est une erreur évidente, car les cavaliers ne font pas de courses de chars; le concours fzww Kebqu rohmusreglo est certainement une course x ôv murün; tout indique ici encore qu’il en ost de même de la course fr xfmre ohauornelo.

Nous lrouvons donc :

Au commencement du quatrième siècle, le concours E#ry Mikare noheuoemply parmi les jeux de la deurième calégorie; il est ouvert à tous les citoyens athéniens ; 5

Un peu après le commencement du deuxième siècle, cecon= cours fait partie des jeux de la première catégorie; il est de plus accompagué de deux autres courses, lo diaulos et l'acumpios avec le cheval ordinaire; il s'est ainsi constitué un groupe de

{1 Voir p. 236. On peut alléguer que Bœckh tirait cette conclusion du rap= prochément de trois groupes de courses dont deux étaient précédés de l'indiontion dés concurrents; nous croyons cependant que l'observation de Bæckh n une portée plus grande,

€) Voir p. 216 ot auiv.

trois courses au cheval monté que désormais nous trouvons toujours réunies sur les catalogues ; à cette époque, il n’y a qu'un seul groupe de ces trois courses, et Lous les citoyens d'Athènes peuvent se meltre parmi les concurrents;

Un peu avaut le milieu du deuxième siècle, nous trouvons ces trois Courses encore parmi les jeux de la première catégorie; mais alors il y a deux fois ce groupe de trois concours; la première fois , elles sont attribués aux phylarques , la soconde fois aux cavalicrs,

On voit toute l'importance de la question : si nous devons accapter les faits tels que nous las présentent les catalogues, c'est donc dans l'intervalle qui sépare l'inscription 966, IT, del'inscrip. tion 968, c’est-à-dire environ entre 191 et 168-164, avant J.-C. , que la cavalerie a 66 appelée nominatisement à prendre partaux concours de l'ayüv irrmde.

Toute la discussion porte sur un seul point, les modifications du concours rw roheue%. L''Ixxoipouix des Panathénées est la grande fête hippique d'Athènès ; elle comprend surtout ce qui dounaît le plus grand éclat à ces fêtes, des courses de chars, Les courses au cheval monté ont été pendant Lrès longtemps où petit nombre ; au quatrième siècle, il n'y en avait encore très probablement que deux; l'une était l'kry dm de l'éybv ik rdvauv (1), l'autre était l'rry xt rohauurngle de l'ip êx rüv modes, Lorequ'on décida, au commencement du deuxième siècle, de faire des courses sur deux emplacements différents, on devait forcément être amené à mettre sur le programme un plus grand nombre de courses au cheval monté, En effet, les jeux de la deuxième calégorie comprenaient déjà, parmi les courses que peuvent faire Jes seuls citoyens athéniens, toutes celles qui sont failes avec les Chars mohquoriou et roumxd. Pour ces jeux de la première catégorie que l'on voulait instituer, il ne restait donc plus que des courses avec les chars ordinaires, soit quatré courses, le diaulos et l'acampios pour la Euvuple et pour lo &eiyes; à moïns de se borner

{1} Nous avons indiqué, p. 240, quelles raisons nous avions pour croire qu'il en à été ainsi. Dans ce petit nombre de courses au cheval monté que com prennent les jeux équestres des Panathénées, encore au quatrième sibeleet après, ne peut-on pas trouver un argument en faveur de l'explication d'après laquelle Ja frise de la cell au Parthénon doit représenter véritablement la procession ot non les concours? Puisque les courses au cheval monté sont en si petit nom bre, ln plus grande partie des gens à cheval représentés sur la frise apparte= nañent bien réellement à la cavalerie ; or les cavaliers ne prennent part au concours qu'au deuxième siècle.

sos à la cavalerie, qu'ici officiers et soldats ont concouru ensem= ble. Nous n'avons aucune preuve que des concours le cé genre aient existé; les concours sont Loujours êx +üv qulégyur, be rünfr= ru OÙ éx révruv ; officiers et soldals ont pu concourir ensemble , mais dans les concours &e zu; dans ce cas, ils ne font plus partie en quelque sorte de l'armée , ils ne sont que citoyens, Do ce que l'indication des concurrents ne se trouve pas devant un concours, Bæckh, en étudiant l'inscription Peyssonel(1), concluait que ce concours devait être ouvert à lous les citoyens, Nons avions été amené à la même conclusion en éludiant, sur les cata: logues des Théséia (2), les concours frmy haum@ et Lg" Exrou SxusRovm; nous avons rapproché ces deux concours du concours Entry; ils sont tous los trois êx mévruv, mais les deux premiers sont disputés lo plus souvent par des citoyens qui appartiennent à la cavalerie. Nous croyons aussi que les trois courses au cheval monté du catalogue 966, If, sont des concours &x réveuv du même genre ; des gens qui appartiennent À la cavalerie font le plus souvent la course Érry nokequorÿ : mais les citoyens qui n'appartiennent pas à la cavalerie peuvent aussi concourir.

Sur le catalogue 965 , nous trouvons (col. LI, L 11), la course Érxp xûme: parmi les concours placés sous la rubrique eue pl; le second de ces concours est une course de char fus bye, Raugabé attribue aux cavaliers ot la course au cheval monté et la course des chars; ceci est une erteur évidente, car les cavaliers ne font pas de courses de chws; le concours frruy Kebyer roheuomply est certainement une course &x rüv zokrüv; tout indique ici encore qu'il en est de même de la course Hry xfmee

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Nous trouvons donc :

Au commencement du quatrième siècle, le concours frmy bee moheuermels parmi les jeux de la deucième catégorie; il est ouvert à tous les citoyens athéniens;

Un pou après le commencement du deuxième siècle, ce con cours fait partie des jeux de la première catégorie; il est de plus accompagné de deux autres courses, le diaulos et l'acampios avec le cheval ordinaire; il s'est ainsi constitué un groupe de

{1} Voir p. 236. On peut alléguer que Bœckh lirait cette conclusion da rap prochement de trois groupes de courses dont deux étaient précédés de l'indien tion des concurrents; nous éroyons cependant que l'observation de Bæckh a une portée plus grande,

Q) Voir p. 216 ot auiv.

trois courses au cheval monté que désormais nous trouvons (ou jours réunies sur les catalogues ; à cette époque, il n'y a qu'un seul groupe de ces trois courses, et lous les citoyens d'Athènes peuvent sè metre parmi les concurrents;

Un peu avant le milieu du deuxième siècle, nous trouvons ces trois courses encore parmi les jeux de la première catégorie; mais alors il y a deux fois ce groupe de trois concours; lu pre= mibre fois , elles sont attribuées aux phylarques , la soconde fois aux cavaliers.

On voit touts l'importance de la question : si nous dovons accapler les faits tels que nous les présentent les catalogues, c'est donc dans l'intervalle qui sépare l'inscription 066, IL, de l'inscription 968, c'est-à-dire environ entre 191 ot 168-184, avant J.-C. , que la cavalerie a été appelée nominativement à prendre part aux concours de l'éyov irrede.

Toute la discussion porte sur un seul point, les modifications du concours fn mokœques%. L'‘Ixrobpoulx dos Panathénées est la grande fête hippique d'Ashènès; elle comprend surtout ce qui donnait le plus grand éclat à ces fêtes, des courses de chars, Les courses au cheval monté ont été pendant Lrès longlemps ou petit nombre ; au quatrième siècle, il n'y en avait encore très probablement que deux; l'une était l'Éry «fe de l'éyèv dx mévruv (1), l'autré était leg ke oeirrnpl de l'éviv éx rüv roküv, Lorsqu'on décida, au commencement du deuxième siècle, de faire des courses sur deux emplacements différents, on devait forcé ment être amené à mettre sur le programme un plus grand nom= bre de courses au chéval monté, En effet, les jeux de la deuxième catégorie comprenaient déjà , parmi les courses que peuvent faire les seuls citoyens athéniens, toutes celles qui sont faites avec les chars molsuerfpi el rouxmé. Pour ces jeux de la première catégorie que l'on voulait instituer, il ne restait donc plus que des courses avec los chars ordinaires, soit quatre courses, le diaulos et l'acampios pour la Ewwpis et pour le &eéyes; à moins de se borner

{4} Nous avons indiqué, p. ZV, quelles raisons nous avions poor croire qu'il en à été alusi, Dans ce petit nombre de courses au cheval monté que com prennent les jeux équestres des Panathénées, encore au quatrième sibele et après, ne peut-on pas trouver un argument en faveur de l'explication d'après laquelle la frise de ln cella au Parthénon doit représenter véritablement la procession ét non les concours? Puisque les courses au cheval monté sont en si petit nom bre, la plus grande partie des gens à cheval représentés sur la frise apparte= naïent bien réellement à la cavalerie ; or les envaliers ne prennent part au concours qu'au deuxième siècle,

TA

pour los vainqueurs des jeux Pythiques et Isthmiques: peut-être … les vainqueurs des jeux équestres d'Olympie DCS récompense particulière ;

En 496 a lieu la purification de Délos:; « on y rétablit les anciens jeux mentionnés par Homère, et on y ajouta, à litre d'innovation, des courses en l'honneur du dieu » (1):

Du temps de Xénophon, les cavaliers font des exercices qui sont offerts en spectacle au publie, mais il n'y a pas de prix Ts css exercices ; cependant, dans la première partie du quati siècle, peu après l'époque où Xénophon a écrit son traité sur l'Hipparque, nous constatons (C, I. 4., 11, 965) l'existence des deux concours sbmvêgie et à fero éxoveoe aux Panathénées ; A ceite époque aussi, les jeux des Panathénées comprennent là course rwxg Seiya qui a été courue pour la première fois à Olym= pie en 384, à Delphes en 378; è

A l'époque où Platon place le dialogue qui à pour sujet Ja République, les courses aux flambeaux faites par des gens à cheval sont considérées comme une chose toute nouvelle ;

Environ vers la 110+ OI. (340), nous constatons l'existence d'un concours ebru&ias (C. I. 4., 11, 192);

En 3298, on ajoute an iyiv fnmmée aux jeux des Elousinios;

En 296, nous voyons les cavaliers faire une anthippasia aux grandes Panathénéos ét aux Olympiéia; c'est la première fois que nous trouvons une mention certaine d'un concours fait par les cavaliers; ce concours appartient à la catégorie de ceux que nousavons appelés collectifs: il ne fait point partie de lavé (nreie.

Voila à peu près Lous les faits que nous connaissons sur le sujet jusqu'au commencement du deuxième siècle, c'est-à-dire jusqu'à l’époque à laquelle se rapportent nos catalogues des Pa nathénées et des Théséia. Ces faits sont peu nombreux; ils auffisent cependant, je crois, pour montrer qu'au cinquième et au quatrième siècle le programme des jeux équestres ne devait comprendre qu'un nombre assez restreint de concours ; les lampadodromies à cheval sont de l'époque de Platon ; c'est seulement en. 329 qu'on ajoute un éyàv Irmxd aux jeux des Éleusinies; onfin nous voyons que le catalogue panathénaïque 965 n'indique pro= bablement que neuf concours, au plus onze; c'est ce dernier chiffre que nous trouvons aussi sur le catalogue 966 1, au commencement du deuxième siècle.

(1) Curtius, ist, Gr, 11, 140; Thuë., LIL, 104, 7: a OÙ 'Abmuato rire sèv Ayûun éroimra, mal ameBpo ia, 8 mpérapos ox Ave m

EE 272 LES CAVALIERS ATHÉNIENS, leur sont pas noïminativement attribués ; les cavaliers ne coucou rent alors que comme citoyens athéniens ; au contraire, à partir de l'année à laquelle #3 rapporte le catalogue 968, il y a, dans les jeux, deux groupes de rois courses alkribués, le premier aux phylarques, le second aux cavaliers.

Pou d'années après, nous voyons, dans le catalogue 446 dos Théséia (1), los cavaliers faire, pour la première fois, une lame padodromie; mais déjà ce catalogue indique qu'une transformation de la cavalerie est commencée: les phylarnques sont, dans certaines circonstances, remplacés par les tarentinarques ét, sur l'inscription qui est immédiatement postérieure au numéro 446, les cavaliers, les Hate, sont remplacés par les Tarentins. Nous savons assez peu cé qu'étaiont les Tarentins (2); ont-ils remplacé complètement les cavaliers ? N'ont-ils formé qu'un corps particu= lier de la cavalerie athénienne? Ceci est plus probable; mais, même en supposant qu'il en ait été ainsi, il a pu se faire que ce corps particulier de la cavalerie ait été seul chargé désormais des concours ; dans ce cas, la période d'activité de la cavalerie dans les jeux de l'äyw fexée serait assez restreinte , elle commencerait entre 191 et 168-164 pour finir un peu après 150. Mais à côté des concours individuels de l'éydy Hamée, il y avait les concours collectifs ; parmi ces concours , il ÿ en à qui sont réservés probablement à la cavalerie, dès le quawième siècle, quelque temps après la publication de l'Hipparchicos de Xénophon.

Il y a donc, pour ce qui regarde la cavalerie, une différence essentielle à établir entre les prix collectifs et les prix individuels; pour les premiers, la participation de la cavalerie est probable pour la soconde moitié du quatrième siècle, elle cat cortaine dès les premières années du troisième; pour les seconds, cotté par= ticipation a dû commencer seulement entre 191 et 168-164 pour cèsser peut-être pea après 150; il est vrai qu'après 150 c'est un corps particulier de cavalerie, les Tarantins, qui est chargé de prendre part aux concours.

(1) Bt très probablement aussi sur le catalogue panathénaîque 969, 1. 12) Voir Liv, LUE, eh. XI.

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