‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 32 sur 43 · RÔLR MILITAIRE DES CAVALIERS · texte numérisé non relu

RÔLR MILITAIRE DES CAVALIERS

Grèce coalisée, au moins pour contenir les peuples voisins.

Cette situation toute particulière aux Athéniens présentait des difficultés qui étaient vivement senties par leurs hommes d'Etat; ils regrettaient que l'Altique ne fût pas une ile, co qui aurait permis de porter tous les efforts du côté de la mer (1); ils voyaient qu'ils no pouvaient jamais engager qu'une partie de leurs forces contre les ennemis qu'ils avaient à combat tre (2). L'Attique était à peu près dans la même situation que la France à partir du dix-septième siècle; nos adversaires ont été surtout l'Angleterre et l'Allemagne , l'une puissance exclusivement maritime, l'autre puissance exclusivement continentale; la France, comme Athènes, a dû faire face à la fois sur terre et sur mer; seulement si Athènes a été une puissance plutôt maritime, la France est restée uné puissance plutôt continontale.

L'armée de terre d'Athènes est encore une des premières de la Grèce; inférieure en force 4 l'armée sparliate, elle a sur celle-ci l'avantage de posséder une organisation plus complète, plus nouvelle, plus en rapport avec les progrès de la scionce militaire. La tactique de cette armée ne se borne pas seulement à l'attaque des hoplites , au choc des houcliers ; elle sait pourvoir aux autres nécessités de la guerre ; l'armée alhénienne n'est pas exposée au danger de se voir arrêtée court devant les plus légers retranchements, comme les Spartiales à Platée ; elle est la première de la Grèce pour l'habilelé à attaquer et à défendre les places. Le siège de Samos par Périclès marqua un progrès important dans l'art de faire les sièges ; la façon dont les soldats du stratège Démosthène fortifièrent Pylos (3) montre quelle variété d'aptitudes offraient le soldat et l'officier de l'armée athénienne. Après la guerre du Péloponnèse, de nouvelles réformes étaient nécessaires; la plus importante fut l'œuvre de l'Athénien Iphicrate : il devina ce que devait être le peltaste et il lui donna l'armement nécessaire pour ce nouveau rôle ; et bientôt, les Athéniens, qui n'avaient jamais eu detroupes légères (4), en vinrent à vaincre, avec leurs peltastes, les hoplites si redoutés de Lacédémone,

La guerre du Péloponuèse, si désastreuse cependant, ne raina pas la puissance athévienue, Au moment où la mort d'Epami-

{1) Périclès, dans Thue., 1, 143, À; [Xén.), Hép. des Ath, 11, 14-16. {L) Périclès, dans Thuc., IL, 39, 2-3.

43) Thue., IV, (4) Hd, LV, 04, 1,

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