‹ Les cavaliers athéniens (volume 2)Chapitre 37 sur 43 · LES CAVALIERS DANS L'ART RT LA LITTÉRATURE D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

LES CAVALIERS DANS L'ART RT LA LITTÉRATURE D'ATHÈNES

ciple, de l'ami de Socrate était si ressemblant que des critiques a (1) ont attribué aux intrigues d'Alcibiade l'échec subi par Aristophane dans le concours dramatique de l'an 423. — Tout le monde connaît cette merveilleuse exposition des Muées “il fait nuit, la scène représente une chambre et des gens qui dor= “ment; peut-être même, grâce à ce réalisme que la comédie an- -cienne sait allier à uno fantaisie , à une liberté sans limite, en- . tendait-on rielloment ronfler coux qui dormaient? Seul, le "maitre de la maison veille ; l'inquiétude le ronge. Quo la nuit lui “parait longue! Il se plaint de la guerre, do ses esclaves qu'il ne peut malmener comme autrefois : il en veut à son fils de dormir si profondément, enveloppé dans cinq couvertures, tandis que lui, Al veille et se tourmente; il essaie aussi de dormir; il ne peut, il se sent mordu constamment par le souvenir de ses dettes, des dettes qu'il a contractées pour son fils qui dort là; « et lui, avec » sa longue chevelure, il va à cheval, il va en char, il ne rêve » que chevaux, tandis que moi je me consume en voyant Ja lune L » amener le jour des échéances. » {1e fait apporter une lampe et son carnet ; il refait ses comptes, pour la centième fois poutêtre : « Voyons quelles sont mes déttes? Douze mines à Pasias. » Pourquoi douze mines à Pasias? Pourquoi les ai-je empruntées? C'estlorsque j'ai acheté le cheval marqué du coppa!"» dit-il avec une exclamation de colère. Pendant qu'il parle, le fils rêve à ses chevaux. « Combien ile tours pour la course des chars de m guerre? » — « C'est roi que Lu fais louruer, malheureux ; » ét le dialogue se poursuit quelque temps ainsi, le fils rêvant à l'hippodrome, le père ajustant à sa malheureuse situation les paroles de son fils, Colui-ci s6 tait, le père en vient à la vraie cause de ses malheurs, à co funoste mariage qu'il a fait par vanité, Lo récit dece mariage est un des plus joyoux tableaux qu'ait peints la main d’Aristophane. D'ua côté, un paysan, heureux de la vie des champs, sale, grossier, et content de sa saloté, avoc ses aboilles, ses brabis, ses olives, sentant à plaisir la lie de vin, le fromage, Ia Jaine: de l'autre, une jeune femme appartenant à la plus grande famille d'Athènes, une Aleméonide, la nièce de Mégaclès, fils de Mégaclès, toute fière de sa race, délicate, ne sentant que parfums, safran, douces caresses , dépenses , ayant enfin tous les raflinements, loutes les voluptés d'ane mondaine de la grande ville. De ce mariage est né un fils, et « aussitôt nous nous sommes dis-

(1) “Pmbeme B : à Molod eye dpartés, al pédurta tobe rep ’Abuiébry, et na él r0% Gpgaros roirou prôt vodiras éroinsav rov moe. »

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