LES CAVALIERS DANS L'ART ET LA LITTÉRATURE D'ATHÈNES
Il parlé ensuite de sa vie publique. Tout jeune il est monté à la tribune et a parlé devant le peuple ; on lui on à fait mêmo un reproche ; il répond qu'il a été obligé d'agir ainsi pour ses affaires, que d'ailleurs, c'est une teadition de sa famille de ne jamais se relâcher de servir l'Elat par la parole et par l'épée (1); car s'il est capable de parler à la tribune, s'il ast oratour , il est aussi soldat; il ne veut pas qu'on le confonde avec ceux qui ont la pré. tention de se mêler des affaires publiques et qui, lorsque la République doit soutenir une guerre, lorsqu'il faut aller eombattre, se retirent et se dérobent (2). Lui, au contraire, il a rempli tous ses devoirs militaires, il les a remplis avec zèle et dé vouement; il ne s'est pas contenté des devoirs, des périls que la doi lui imposait ; il s'est toujours offert pour les postés les plus dangereux, pour les nussions les plus difficiles. Quand l'expédition sur Haliarte fat décrétée, presque tous les soldats trom= blaïent à l'idée d'aller se mesurer contre les hoplites de Sparte (3); beaucoup même, par une violation flagrante de la loi, quitiaient leur poste dans les hoplites et se glissaient dans les rangs de la cavalerie, Mantithée était eurôlé dans la cavalerie ; pris de dégoût à ce spectacle, il demande à être rayé du rôle des cavaliers et à servir comme hoplite. Au moment d'une attaque, on va tirur au sort pour savoir quelles compagnies devront donner; Mantithée s’avaucs; il s'offre avec ses soldats ot ne veut pas qu'on tire au sort pour lui et sa troupe (4). « Jamais jene me suis dérobé A » aucun service soit en campagne, soit en garnison; toujours, » au contraire, je me suis trouvé avec les premiers dans les » attaques, avec les derniers dans los retraites, Et cortos, coux » qui font leur devoir de citoyen avec zèle et convenance, il faut » los juger d'aprhs de tels actes et non, parco que l'on portera uno » longue chevelure (6), haïr les gens pour cela ; car cos manih- » res ne sont nuisibles ni aux particuliers, ni à l'Etat, at au con- » traïre, lous ceux qui sont disposès à affronter les dangors contre » l'ennemi sont utiles à vous tous. Ce n'est done pas, 0 Conseil, » d'après l'extérieur qu'il faut aimer ou haïr los gens : il faut Jon » juger d'aprésleurs actes. Beaucoup de ceux qui parlant peu at qui » s'habillent élégamment ont été la cause de grands malheurs, at
41) Lys., XVI, #0.
€) » excelleste correction d'Ilamaker, adaptée asjésrdhui peste Vs élus vos Les ris.