‹ Les cavaliers athéniensChapitre 19 sur 86 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

LA TRITTYS.

D'après Aristote (1) , l'organisation de Solon comprend comme institution nouvelle non pas seulement la naucrarie, mais la trittys. Solon conserve les quatre tribus ioniennes ; seulement , il divise chacune d'elles en trois trittyes et en douze naucraries. Malgré l'affirmation d'Aristote , comme on avait contesté à Solon l'institution des naucraries, on lui contestait aussi cette création des trittyes (2). Puisqu'on croyait que les naucraries existaient dès l'époque de Gylon , on était par là obligé d'admettre que la trittys , qui se rattache étroitement à la naucrarie , était aussi antérieure à Solon. Mais ici le but administratif de l'institution est si évident, et cette administration paraît déjà si compliquée, qu'on sentait combien il était difficile de faire remonter l'une et l'autre trop haut. Déjà Schômann rapprochait l'établissement des naucraries aussi près de l'époque de Solon qu'il le pouvait, en acceptant le témoignage d'Hérodote sur les prytanes des naucrares (3). Hermann et Meier (4) croyaient, au contraire, qu'on ne pouvait

(1) Photius, Nauxpapixà, v. p. 88.

(2) Pour la trittys, cf. Hermann, Staatsalt,, §§ 97 , 11 et 16 ; 98, 2; 111 , 6 ; 117,47; 122,4; 171,20; Schômann, Gr. Alt., I, p. 343 et 394; G. Gilbert, flandb., 198. Philippi (Beitrdge, p. 241) traite la question de ridentité du territoire entre la phratrie et la trittys ; on peut admetre cette identité. Les grammairiens rapprochent très souvent et confondent même la phratrie et la trittys, Poil., VIII, 108 et 111 ; Scol. de Platon, Axiochos, p. 465,Bekker ; Harpocr., trois textes, Té vvrixai, TpiTTuç, 4>pàTope(;. Inscriptions relatives aux trittyes, voir p. 97. Schômann et Philippi rattachent étroitement la trittys à la naucrarie et croient qu'elle existait du temps de Cylon ; Bœckh (G. L G., 140), Hermann et Meier {De Gentil. Âttica, p. 8) croient qu'on ne peut en faire remonter l'institution plus haut que Clisthène. Grote {Hist. Gr., IV, 94) a bien montré la différence qu'il y a entre la phratrie et la trittys.

(3) Op. laud., I, p. 345.

(4) Voir la note 2.

placer l'iiistitiition des trittyes plus h.aut que Glisthène , et Bœckh (1) les considérait , en effet, comme ayant été établies par cet homme d'Etat. On ne pouvait pas méconnaître que la trittys est d'origine assez récente ; on sentait aussi qu'elle avait un rapport étroit avec la naucrarie et, ainsi, puisque, sur la foi d'Hérodote, on croyait que la naucrarie existait lors de la tentative de Cylon, on était amené à deux explications dont chacune contenait une erreur ; ou bien, avec Schômann, on reconnaissait la relation qui unit la naucrarie à la trittys, et alors on attribuait aussi à celle-ci une origine trop ancienne; ou bien, avec Bœckh, on reconnaissait que la trittys est d'origine assez récente , et alors on méconnaissait la relation qui l'unit à la naucrarie.

Le signe le plus sûr des embarras et des difficultés que présente cette question des trittyes, c'est le silence de M. E. Gurtius. Dans son Histoire grecque ^ ni lorsqu'il parle de l'administration de l'ancienne Attique, ni lorsqu'il explique ce qu'il pense des naucraries , ni lorsqu'il expose les réformes de Solon et de Glisthène, ce savant ne prononce le nom des trittyes. La trittys n'est mentionnée qu'une seule fois, et c'est à propos d'événements postérieurs à Solon de près de deux siècles et demi , c'est à propos des projets de réforme de la triérarchie exposés par Démosthène dans son discours sur les Symmories (2).

En étudiant comment le système a fonctionné du temps de Solon, et après Glisthène, peut-être pourrons-nous trouver quelques éclaircissements et sur cette question particulière des trittyes et par là aussi sur ce grand fait de l'administration solonienne.

Du texte d'Aristote conservé par Photius , il faut ici encore rapprocher celui de Pollux relatif aux naucraries. Ghacune des 48 naucraries doit fournir 1 vaisseau et 2 cavaliers, soit, en tout, 48 vaisseaux et 96 cavaliers.

Le système est donc organisé sur les bases suivantes : Ghacune des 4 tribus fournit 12 vaisseaux, 24 cavaliers. Ghacune des 1 2 trittyes — 4 — 8 —

Ghacune des 48 naucraries — 1 — 2 —

Avec Glisthène, des changements sont apportés à cette organisation. Le nombre des tribus est porté de 4 à 10; le nombre des trittyes est augmenté dans la même proportion : il est porté de 12 à 30. Mais si le rapport de 1 à 3 fut conservé pour les tribus et les trittyes, il n'en fut pas de même pour les naucraries ; au lieu

(l) Idem.

LA TRITTYS. 95

d'avoir 10 tribus, 30 trittyes , 120 iiaucraries, on eut 10 tribus, 30 trittyes et seulement 50 naucraries (1). Le contingent, fixé à 50 vaisseaux et à 100 cavaliers , se répartit ainsi :

Chacune des 10 tribus fournit 5 vaisseaux , 10 cavaliers.

Chacune des 50 naucraries fournit 1 vaisseau , 2 cavaliers.

Il est impossible, au contraire, de répartir également 50 vaisseaux et 100 cavaliers entre 30 trittyes; et on obtient seulement :

3 trittyes fournissent 5 vaisseaux , 10 cavaliers.

Il y a là évidemment une anomalie. La recherche de la symétrie est un trait si particulier de l'organisation des anciens , qu'il est bien difficile d'admettre que le système auquel appartenaient les trittyes ait , à l'origine , contenu une telle anomalie. II y a là, à ce qu'il nous semble, une preuve nouvelle que la trittys est bien une création de Solon. Nous avons vu combien il était difficile de faire remonter cette institution plus haut que Solon ; peut-on la placer après lui ? Dans le système des quatre tribus, entre la tribu qui fournit 12 vaisseaux, 24 cavaliers, et la naucrarie qui fournit 1 vaisseau, 2 cavaliers, une division intermédiaire est utile : c'est celle de la trittys qui fournit 4 vaisseaux, 8 cavaliers ; au contraire, une telle division n'est plus utile quand la base sur laquelle repose tout le système est élargie, c'est-à-dire quand , au lieu de 4 tribus, il y en a 10. Entre la tribu qui fournit maintenant 5 vaisseaux, 10 cavaliers, et la naucrarie qui fournit 1 vaisseau, 2 cavaliers, une division intermédiaire n'est plus nécessaire. On ne peut donc pas, comme le fait Bœckh (2), attribuer à Glisthène la création des trittyes. A ce moment , cette institution paraît moins nécessaire et elle crée une anomalie dans le système. Il faut ou bien attribuer la trittys à Solon et la rattacher, comme nous avons fait, au système des naucraries, ou en reculer l'époque jusqu'à Thémistocle, quand la transformation de la marine athénienne a pu rendre de nouveau nécessaire une division intermédiaire entre la tribu et la naucrarie. Si , en effet , nous prenons le chiffre indiqué comme celui de l'effectif ordinaire de la flotte , — 300 vaisseaux , — nous avons :

Pour chacune des 10 tribus, 30 vaisseaux.

Pour chacune des 30 trittyes, 10 —

Pour chacune des 50 naucraries, 6 —

Nous croyons à l'existence de la trittys avant Glisthène ; nous

(1) Cleidémos chez Photius, v. p. 88.

(2) C. Z. G., p. Ut.

yb LES CAVALIERS ATHENIENS.

avons pour justifier cette opinion le témoignage d'Aristote, qui indique que la trittys faisait partie de l'organisation créée par Solon ; nous voyons que cette institution a parfaitement sa place dans cette organisation ; nous savons quels services elle devait rendre. De plus, cette institution est conçue d'après le même esprit qui a inspiré tout le système. Gomme Solon donnait pour base au système administratif qu'il créait l'ancienne division des quatre tribus, en créant les trittyes il prenait pour modèle une division déjà ancienne de la tribu, la phratrie; parallèlement aux douze phratries, il créait dans la tribu les douze trittyes ; en créant une organisation nouvelle , il avait besoin dans la tribu d'une division nouvelle; il la créait en s'inspirant de ce qui existait déjà; Bœckh (1) avait parfaitement vu de quelle manière la nouvelle institution avait été établie ; seulement , ce respect pour le passé, qui est ici manifeste, ce soin de prendre pour modèle ce qui existait déjà et de faire accorder une institution nouvelle avec les institutions anciennes, n'est-ce pas à Solon qu'il faut les attribuer et non à Glisthène? Le nom (2) qu'il donne à la nouvelle institution n'est pas moins significatif, les noms de l'ancienne organisation, çpuXiî , (ppaxpia, yevoç ont tous un sens général commun ; ils expriment tous la même idée, la communauté d'origine. Le nom de trittys appartient à un tout autre système ; à côté des an-

(1) C. 1. G. (p. 140) : « Jam vero Clisthenes, quum novam conderet populi divisionem, vêtus institutum, quod exceptis tribubus simul retentum est, pro exemplo ponens, decem tribuum singulas in ternas TpiTxuaç divisit ad phratriarum similitudinern, quae plane diversae a Clistheneis rpixTuat sunt. »

(2) Que faut-il penser de ce renseignement fourni par quelques grammairiens d'après Aristote ( Poil., VIII, III; scolie de l'Axiochos de Platon , p. 465, de Bekker) , que la trittys et la phratrie étaient divisées en 30 Yévyi ou triacades , comprenant , chaque yévoç, 30 hommes. On aurait donc 12 X 30 = 360 X 30 =: 10,800 hommes. Nous nous rallions ici à l'explication de M. E. Curtius ( Hist. gr., I, 398), qui attribue cette division à Solon; il faut entendre ici hommes par chefs de famille; un nombre de 10,800 familles est un chiffre trop élevé pour qu'on puisse faire remonter cette division plus haut que Solon. Si la phratrie est surtout une subdivision religieuse , la trittys surtout une division administrative , ces triacades appartiendraient plutôt à la phratrie d'après Hésychius , v. 2^w Tpiavtàôoç et àxpiàxaaToi ; elles ont pu appartenir à la trittys. Solon a certainement touché à l'organisation de la phratrie quand il a fait participer les ôpYediveç aux cultes de Zeus Heikdios et d'Apollon Patrôos. Le nom tpiaxàç est encore un mot qui est conforme à l'esprit de l'organisation de Solon ; il est vrai qu'Hérodote (1 , 65) mentionne des triacades dans l'ancienne organisation des Spartiates; mais le passage est contesté par C. Trieber, Forschungen xur Spartan. Verfassungsgesch. ; cf. une discussion sur le passage d'Hérodote par Henri Stehfen , De Spartanorum re militari , p. 23.

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ciens noms qui dérivent de l'ancienne religion da y^voç, il a un caractère tout administratif , tout laïque; il offre la plus- grande analogie avec d'autres noms de l'organisation solonienne, tels que le nom de naucrares , tels que les noms des quatre classes censitaires, et en particulier, le nom des pentacosiomédimnes (1).

Nous refusons donc aussi de croire que l'institution des trittyes date de l'époque de Thémistocle ou , ce qui est encore plus inadmissible , de Périclès (2) ; nous ne pouvons attribuer à Aristote une erreur qui serait assez grave. Non seulement Aristote dit expressément que c'est Solon qui a créé la trittys , mais divers témoignages venant directement du philosophe indiquent qu'il ne rattachait la trittys qu'au système des quatre tribus; ainsi dans le passage si important de Pollux sur les naucraries : « La naucrarie était la douzième partie de la tribu; il y avait douze naucrares par tribus , quatre par trittyes (3). » Il en est de même de tous les textes qui nous font connaître , d'après Aristote, la division de la tribu en trois phratries ou trittyes qui comprenaient chacune trente yeV/i (4).

Un seul texte (5), assez suspect, attribue à Glisthène la création des trente trittyes , telles que nous les connaissons au quatrième siècle; c'est là, nous l'avons vu, une chose tout à fait inacceptable, M. Gilbert exprime des doutes trop légitimes. Nous pourrions très bien admettre que Glisthène a conservé les douze trittyes de Solon, cela ne changerait rien à l'explication que nous proposons ; cependant, s'il est vrai, comme on le croit aujourd'hui, que Glisthène a augmenté le nombre des phratries (6), nous serions tenté

(1) V. Photius, NauxpapCa.

(2) C. Schâfer, Die AU. Tritt., p. 87. L'auteur publie une inscription indiquant les limites d'une trittys. Cf. la correction proposée par Dittenberger, Sylloge, n* 300. Voir encore 'AôiQvaiov, 1880, p. 291 : « AeOpe Ilatavitov TpiJTTÙç TsXeur^ dcpxe|tat ôè Mu|ppivoai|a)v TpiTXuç, » et .C. I. A., 500, 502, 517, 518.

(3) Pollux , VIII , 108 : « Nauxpapia ô' ^v Tewç <pv»X^ç ôwSéxarov (lépoç xai vauxpàpoi ^aav ôtoôexa, TÉxTapeç xaxà xpixTÙv éxà(7TY)v. »

(4) Harpocration, revvyjxat ; Scolie de Platon, Axiochos , p. 465 de Bekker; Pollux, VIII, 111 ; dans tous ces passages, la trittys et la phratrie sont rapprochées et même confondues (Cf. aussi Harpocration, TptxTuç) ; cette confusion n'est pas faite dans le passage où il est question de la création des trittyes, Photius, Nauxpapia.

(5) Psellos, Ilept ôixûv, p. 103, éd. Boissonade ; Cf. Gilbert, Hand., p. 144, note 4 de la page 143.

(6) Gilbert, Uandb., p. 142, note 3 ; SchÔmann, Gr. Alt.^ I, 345, 394 : ce dernier savant ne croit pas que Glisthène ait rien changé au nombre des phratries. Sauf l'attribution à Solon, Schômann a bien compris le rôle de la trittys, p. 394 : « On ignore si Clisthène établit aussi des trittyes. Ce nom avait désigné jadis

de croire (jue c'est lai aussi qui a porté de 12 à 30 le nombre des triLlycs ; le système de Selon repose sur les chiffres 4 et 12, celui de Glistliène sur le chiff're 10; on peut admettre que Glistliène a voulu faire entrer les trittyes aussi dans le système décimal. M. G. Schsefer (1) suppose que, la réforme de Glisthène ayant été surtout politique et sociale , ce réformateur s'est désintéressé de tout autre objet ; rien n'autorise une telle supposition ; Glisthène a dû nécessairement s'occuper de l'organisation militaire d'Athènes , car cette organisation repose sur la division des dix tribus.

En résumé, nous voyons dans la trittys un rouage administratif qui a parfaitement sa place et son rôle dans l'organisation de Solon : c'est une division intermédiaire entre la tribu et la naucrarie ; par suite des réformes de Glisthène , ce rouage devint moins nécessaire; mais, plus tard, quand Athènes fut devenue la première puissance maritime de la Grèce , quand l'effectif de la flotte fut porté à trois cents vaisseaux et à soixante mille marins, l'on eut de nouveau besoin d'une division intermédiaire entre la tribu et la naucrarie ; la trittys , qui n'avait pas été supprimée , forma cette division. Gette explication nous paraît la meilleure , mais nous ne trouverions aucune difficulté à accepter ce que dit Schômann que la trittys a été supprimée par Glisthène et réorganisée dans la suite.

L'anomalie que nous avons signalée entre la trittys et la naucrarie pour la répartition exacte du contingent comprenant cinquante vaisseaux et cent cavaliers n'est pas un motif suffisant pour refuser de croire à l'existence dé la trittys au temps de Glisthène ; cette anomalie existera plus tard aussi , au moins pour ce qui concerne le corps des cavaliers , si nous voulons répartir, en effet, les mille cavaliers qui forment le contingent ordinaire au cinquième et au quatrième siècle , nous aurons :

Ghacune des 10 tribus fournit 100 cavaliers.

Ghacune des 50 naucraries fournirait 20 — Trois trittyes (l tribu) fournissent 100 —

» le tiers de l'ancienne tribu, formé par la réunion de quatre naucraries. Ces » anciennes tribus cessèrent naturellement d'exister. Plus tard, nous en retrou- » vons d'autres, composées de même avec le tiers de la tribu, réorganisée par » Glisthène; mais tout ce que nous en savons, c'est qu'elles avaient surtout » pour objet l'entretien de la marine et le service militaire. » (l) Op. cit., p. 85.

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M. G. Schaefer suppose que l'armée comprenait, au-dessous de la division en 10 xà^stç correspondantes aux 10 tribus, une subdivision qui correspondrait aux trittyes. Au-dessous des dix divisions de l'infanterie, xa^stç, commandées par les taxiarques et des dix divisions de la cavalerie, (puXai, commandées par les phylarques, nous ne connaissons pas les autres divisions de l'armée, et, ce qu'il y a d'extraordinaire, c'est qu'il semble, au moins pour la cavalerie , qu'il n'y avait pas d'autres divisions que la cpuXTi ; du moins Xénophon (1) propose la création de 8e>càSap)^ot et de tov- TàSapx,oi comme une chose nouvelle.

A la tête de la trittys, il y a un magistrat, le trittyarque; il est mentionné sur trois inscriptions attiques ; dans deux de ces textes (2), les trittyarques sont chargés de fournir, avec l'a ^exad-niç, l'argent nécessaire pour graver une inscription consacrée à un ETuaivoç; dans l'autre (3), ils remplissent la même fonction , sauf qu'il s'agit d'une statue honorifique à élever ; dans les deux textes qui ne sont pas mutilés (4), on voit que ces honneurs sont décernés, sur un rapport des ambassadeurs athéniens, à des étrangers qui ont rendu des services au peuple. Dans un passage d'Eschine(5), les tribus, les trittyes, les dèmes choisissent, èl lautwv, des citoyens chargés d'administrer les fonds publics. Dans le projet de la réorganisation de la flotte présenté par Démosthène au début de sa carrière politique , il est question de la trittys (6), pour régler la répartition des équipages sur les vaisseaux. Il y a, dans la République de Platon , un passage où l'on a cru voir une preuve du rôle militaire des trittyarques (7) ; Socrate dit que les ambitieux , quand ils ne peuvent pas être stratèges , sont encore heureux d'être trittyarques ; il oppose évidemment une charge

(1) Xénoph., Hipparch., II , 2 ; IV, 9. SchÔmann (Gr. AU., I , p. 451) a tort de donner comme un fait réel ce qui n'est qu'un simple projet présenté par Xénophon ; de même, M. Hauvette-Besnault , les Strat. athén., p. 183, note.

(2) C. I. A., II, 297, 298 : a Elç Se ti^v àvaypaçi^lv Tîjç o-Ti^Xriç SoOvat rèv èÇeTadt'^v xaî Toù; TpiTTuàpxou; A A SpaxiJ^àç. »

(3) C. I. A., II, 300, I. 43 et suiv. : « Mepi^ai S'aÙTOÎç xèv èÇeTa<Txi^v xai xoùç xpixxviàpxouç el; xt^jv elxôva ôxi àv àvàXtojjia y^vrixat. »

(4) C. /. A., II, 297 et 300.

(5) C. Ctésiphon, 30 : « OOç ad <f\jlcd xcd al xpixxue; xai ol 675[xoi ii éauxcSv alpouvcat xà ôyijji.oo'ia xpiQ^i-axa ôtaj^etpiîjeiv. »

(6) Ilepî xôv crufxtJLopiwv , 23.

(7) Livre V, p. 475 a et 5 : « Kai jjli^v 9tXoxC(xouç ys, <î><; ifi^^ai, xaOopqt;, ôxi, àv \t.ii axpaxrjYïjaat ôuvwvxai , xpixxuapxoîifftj îtàv [i.ii ûttô [xeiJ^ovœv xat asfxvoxépwv xt[X(X(T6ai, uTTo aixtxpoxépwv xal çauXoxépwv xi(Jito(jLevoi àyaTCûo-iv, wç ôXw; xi(Ji.f)<; èui- 6u(Mrjxai ôvxei;. »

très élevée à une charge inférieure ; s'ensuit-il nécessairement que cette charge inférieure soit une charge militaire ?

Ainsi, tout ce qu'on peut affirmer aujourd'hui sur les trittyarques, c'est qu'ils ont dans leurs attributions la répartition de l'impôt et des contingents; mais, dans le corps militaire même, ontils été employés comme officiers? C'est une question que nous aurons à discuter quand nous traiterons de l'effectif de la cavalerie (1).

(1) Livre III , ch. 7.

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