‹ Les cavaliers athéniensChapitre 24 sur 86 · LES CAVALIERS ET LES FÊTES RELIGIEUSES D' ATHÈNES · texte numérisé non relu

LES CAVALIERS ET LES FÊTES RELIGIEUSES D' ATHÈNES

Nous avons déjà dit que la cavalerie athénienne n'a pas seulement pour mission de défendre la patrie sur les champs de Bataille, mais que, même en temps de paix, elle a, dans Athènes, un service très important : elle prend part aux fêtes religieuses ; elle fait partie du cortège des processions , elle concourt dans les jeux qui accompagnent presque toujours les fêtes. Il y a là , pour la cavalerie, une fonction nouvelle, qui donne à ce corps un caractère particulier : les Athéniens enrôlés , chaque année , dans la cavalerie sont, en grande partie, des jeunes gens qui appartiennent aux premières familles; ils sont tenus de relever, par la beauté de leur costume, par leur luxe, par leurs dépenses, l'éclat des fêtes religieuses de la cité.

Il nous a semblé qu'il était nécessaire d'étudier d'abord cette partie de notre sujet. En quoi consiste le rôle de la cavalerie dans les fêtes ? A partir de quelle époque , la cavalerie a-t-elle assisté soit aux processions, soit aux concours? Quelle influence cette destination nouvelle a-t-elle exercée sur le corps des cavaliers ? Nous avons cru que ces questions devaient être élucidées avant d'aborder l'étude de l'organisation de ce corps ; tel détail de cette organisation ne s'explique que si l'on connaît tous les services que la cavalerie est appelée à rendre.

Toutes ces questions sont importantes pour l'histoire politique et militaire d'Athènes ; elles touchent aussi à l'histoire religieuse. Dans Athènes , comme dans toutes les villes de l'antiquité, il y a, dans les fêtes religieuses, une partie qui ne change pas ou qui change assez peu : ce sont les cérémonies sacrées ; les sacrifices sont toujours célébrés d'après les usages des ancêtres,

xaxà xk Tràrpta (1). Il n'en est pas ainsi des jeux , des concours qui accompagnent ces cérémonies ; ils deviennent chaque année plus beaux et plus nombreux. Ces concours font cependant partie de la fête; c'est à la divinité même qu'ils sont offerts. En les étudiant, c'est un côté de l'histoire religieuse d'Athènes que l'on étudie. Les transformations que nous aurons à indiquer ne sont pas à négliger pour l'histoire des idées religieuses dans l'antiquité ; comme l'esprit militaire , nous verrons l'esprit religieux se modifier d'après une loi constante, opérer une évolution régulière. Malheureusement les documents dont nous disposons sont peu nombreux et très incomplets; sur bien des points, nous ne pourrons que poser le problème sans prétendre à le résoudre.

(l) Sur ce sentiment si conservateur pour tout ce qui concerne le culte, voir surtout Isocrate , Aréop. , 30.

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