‹ Les cavaliers athéniensChapitre 26 sur 86 · CI. A., II · texte numérisé non relu

CI. A., II

(3) Demosth., c. Mid., 15. 'AO^ivatov, VII, p. 480, n° 3, 1. 13 et suiv. : w 'E7ri[X£[xsXYiTat 6è xat tyjç 7ro(xu^ç xt^ Aiovucrw (xerà rôiv uapéSpcov xai tûv âiti- {jL£)^Y]TÛv... » 1. 22 et suiv. : « èuatvÉaat Se xat xoùç t^ç Tto\nzriç èuifjLeXyjxàç. » Les épimélètes mentionnés dans cette inscription sont au nombre de dix; ils sont vingt dans l'inscription C. l. A., Il, 420 (Cf. Dittenb., Syll., p. 559, note 3). Dans une inscription, malheureusement mutilée (C. I. A., II, 274), il est question d'un hipparque et d'un épimélète.

(4) C. /. A., III, 97 : « IltcrToxpàTrit; xai 'AiïoXXoStopoç Sarupou AOptôai Trofxiro- (7T0>iriaavT£ç xai àpxovxsç y£v6(ji.£Voi toO yévouç tou BaxxiaScov àveôrixav. » Cf. J. Martha, Les Sacerdoces, p. 53.

(5) Paus., I, 2, 4 : « 'Ea£>66vTa)v 8è èç rriv iroXtv olxo66[XY)[xa sç TcapatrxeuT^v ècrxi Tc5v TTOfJLTCwv , ocç uéfXTTOvJci xàç [xèv àvà iràv êroç , xàç ôè xai xpovov ôtaXeiTTovTEc. » Il y avait au Pompéion une statue de Socrate en bronze. Diog. Laër. , II, 5 (43).

(6) C. 1. A., I. 32, frag. b, 1. Il : « xai eTrKTXEuaaÔTQaetai xà TrofXTreta. » Cf. aussi ibid., l. 2 ; C. I. A., II, 74 , 1. 12, et 739, 1. 9. Dans les inventaires des trésoriers de la déesse , nous trouvons mentionnés : trois petits boucliers pour les processions, « àdTciSia Tco^jLuixà III » {C. L A., 11, 678, 1. 66); une cuirasse, « ôwpa^ v:[o[i.mv.oç (?) svJxEXriç » (G- /• A., II, 723). Voir les textes réunis par Michaelis, Der Parthenon, p. 313 et suiv. Voir aussi J. Martha, Les Sacerdoces athéniens, p. 100 et suiv.

(7) C. I. 4., II, 61, l. 33 et suiv.

ceux que fit faire Lycurgue pendant son administration (1), en or ou en argent ou bien simplement dorés ou argentés.

Ce qui , aux yeux des anciens , fait la beauté d'une procession, c'est le bon ordre , la belle tenue de ceux qui la composent , les brillantes parures dont ils sont couverts. On a pris soin d'avance de mettre en bon état les in^ies et les places par où doit passer le cortège. Les hommes d'Etat les plus importants de la république ne craignent pas de s'occuper de ces détails d'administration. Nous possédons un décret du peuple, rendu sur la proposition de l'orateur Démade , qui prescrit aux magistrats appelés àyopavo- (xot de veiller à ce que les rues et les places par lesquelles doit passer la procession de Zeus Soter et de Dionysos soient bien aplanies et décorées de la façon la plus brillante (2).

A travers ces rues et ces places ainsi décorées , le cortège s'avance en mesure, en chantant des hymnes, en exécutant des dansés (3). Sur les places et dans les endroits ouverts, les cavaliers font des évolutions et des parades ; le cortège comprend souvent des chars de guerre , TroXei^ta-nipta , et des chars de parade, des chars de procession , TrofATrixa ; ceux qui conduisent ces chars exécutent quelques-uns des exercices qui se pratiquent dans les concours. Pendant ces moments d'arrêt de la procession , des chœurs d'enfants ou de jeunes filles chantent des hymnes aux dieux ; l'on fait aussi des sacrifices, l'on donne même des repas à la foule (4). C'est aussi alors qu'étaient proclamés les éloges et les couronnes que la cité , que des associations décernaient aux personnages qu'elles voulaient honorer. C'est ainsi que Diophante, général de Mithridate , fut honoré par les habitants de Chersonésos ; la proclamation de la couronne d'or décernée à Diophante a dû, aux termes du décret, être faite pendant la procession de la fête des Parthénies (5).

On sait quel enthousiasme excita chez les Grecs la proclama-

(1) [Plut], Vit3e I Or., Lyc, 5.

(2) 'Aôyjvaiov, VI, p. 157 (Dittenb., Syll, 337), 1. 19 : « 'ETrtfxeXyie^vai toO; àyopavofxouç twv ôSûv tcov uXaTeiûv ig i\ ttojjltit^ TTopeueTat iG> Att i^ SwTïipi xa^ tÎjJ Atovu(T(}) , Stcco; àv ô[xaXia6à)(Ttv xai xaTaaxeuacrôwcriv (î)ç péXTiaTa. »

(3) Xén., Anab., VI, l , Il : « ""JHlo-àv te èv ^u9{jl(Î> Tipàç xôv èvouXiov ^u6[xàv aù- Xoujxevoi xai èuatàviaav xai topxyjaavxo âdTrep dv xaï; upàç xoùç 6eoùç TrpodoSotç. » Dans les Oiseaux d'Aristophane (v. 851 et suiv.) se trouve un chant de procession, « TTpocroSta (jLsyàXa ae\Ly(x; » cf. aussi l'hymne phallique dans les Àcharniens, v. 263 et suiv.

(4) P. Foucart, Sur l'auth. de la loi d'Evégoros, Rev. de Phil., I. N. S., I,

(5) P. Foucart, Bull, de corr. helléri., V, p. 70 (Dittenb., SylL, n. 252), 1. 45 :

tion de cette fausse liberté que leur octroyait le sénat romain. Flaminius eut soin de bien choisir le moment pour que cette proclamation produisît la plus grande impression. C'est pendant les jeux isthmiques, au moment où toute la nation était réunie pour voir les concours , que le héraut s'avança et proclama que toutes les cités grecques étaient désormais libres et autonomes. Il est intéressant de voir que ce n'est pas seulement à l'Isthme que les choses furent si habilement arrangées ; dans d'autres endroits , nous retrouvons cette même préoccupation de la mise en scène qui peut fournir un argument nouveau à ceux qui dans ce grand acte politique du sénat ne voient qu'une pure comédie. A Erétrie , on choisit aussi l'occasion d'une grande fête publique pour annoncer l'heureuse nouvelle ; c'est pendant que l'on célébrait la procession de Dionysos , que la garnison étrangère se retira et qu'on annonça au peuple le rétablissement de la démocratie et des anciennes lois. Aussi , pour consacrer le souvenir d'un pareil jour, les Erétriens décrétèrent-ils que, désormais, tous, citoyens et métèques , assisteraient à la procession de Dionysos en portant des couronnes de lierre (1).

Dans les grandes fêtes nationales , c'est la cité tout entière qui compose la procession ; non seulement les prêtres et les magistrats , mais les hoplites , les cavaliers , les éphèbes , toute l'armée en un mot , sont tenus de figurer dans le cortège. C'est un usage général en Grèce que l'armée nationale escorte les processions célébrées en l'honneur des divinités nationales. Nous avons vu qu'à Ghalcis , à Tépoque de l'indépendance , la procession à Artémis Amarynthienne comprenait trois mille hoplites, six cents cavaliers et soixante chariots de guerre (2) ; la procession d'Athêna Chalkioicos à Sparte (3) , celle de Héra à Samos (4) était con-

« AeSo/Qat Tqt pouX^ xaî Ttf) SàfJLt») (TTeçavwo-ai Aïoçavrov 'AffxXaTCioStopou XP^^^^V ffxeçàvcj) IlapOeveCoiç ev x^ Ttofiuqc, t6 àvàyyeXjxa Troioufxévwv tûv <ru(i,{xva(jL6v(ov * « *0 SàfJLOç (TTSfpavoï AïoipavTOV 'AaxXaTtioôwpou Stvtoiréa àpeta; ëvsxa xat eùvoCaç ta; elç auTov. » Chersonésos est aujourd'hui Sébastopol.

(1) C. 1. G., 2144 (Dittenb., Syll, 201), 1. 3 : « 'ETreiSr^ t^ 7co{ji7r^ t^ Atovudou ^ Te (fpoupà à-jT^XÔev 6 xe ÔTJixo; rjXeuôepwOy] xai toùç Ttatpîouç v6(xouç xal tt^v Sri|xoxpaxCav èxo(ji.to-aTO • ÔTTtoç u7r6{JLvyi(xa x^ç T^Kxépa; xauxYiç ^ , ëSoÇev x^ PouX^ xal x<J> 8:q(jl(|), (7xe9avyipopeïv 'EpexpieTç uàvxaç xal xoùç èvotxoOvxaç xixxou axéçavov x^ TcofXTt^ Tou Atovùdou ' xoùç 6è TcoXixaç Xapeïv xoùç (rxefàvouç èx xoù ôyi(jLOffîow , àwo- {xiaôoîjv xe xàv xajiCav xoùç (rxe9àvouç. »

(2) Voir p. 10.

(3) Polybe, IV, 35, 2 : « Kaxà yâç> xiva ôyatav itàxpiov ëôei xoùi; jxèv èv xaïç "^XixCaiç (jLSxà xôv ôuXwv 7to|i,7C£ijetv èui xàv x^ç 'A6y)va; xri; XaXxioîxou ve<«)v. »

(4) Polyen, Strateg,, I, 23, 2 (éd. WôlflUn).

duite par tous les citoyens en état de porter les armes , recouverts tous de leur armure. On disait, pour montrer l'utilité des processions, qu'elles fournissent une excellente occasion d'exercer les hoplites et les cavaliers (1); Platon, dans son livre Sur les Lois, veut que l'infanterie et la cavalerie soient toujours un des ornements de ces cérémonies (2) ; dans le môme ouvrage, il décrit les honneurs funèbres qu'on doit rendre aux premiers citoyens de l'Etat; dans le cortège funèbre, il comprend les jeunes gens en costume de guerre, c'est-à-dire les éphèbes, puis les cavaliers avec leurs chevaux et les hoplites avec leurs armes (3). Ce ne sont pas seulement des philosophes comme Platon , mais des militaires comme Xénophon , qui ont vu dans les processions un très bon moyen pour exercer l'armée et pour compléter son instruction.

(1) [Aristote], Bhetor. à Alex., II, 6(Bekker, 1423; Didot, [, 417, 17) : «"Eatt vàp xpaTtaTY) 6uffia iraaôiv , ^xiç, àv exO "^9^^ V-^"^ '^'^^^ ôeoùç ôaiwç (xat 6etwç), upàç Se xàç ôaTtàvaç [xstptw!; , irpôç 8è 7r6Xe|xov tbçeXiiJLwç , upèç ôè xàç Ôeœpiaç Xajxupûç. "E^ei Se Tzpbç [xèv TOTjç 8£0Ù; ôaiwç , àv Ta iràxpia [xv) xaTaXur)Tai • upàç ôè xàç ôanàvaç jxe- Tpitoç , èàv \ii\ uàvxa ta Tze[LTz6[Ltvoi xaxavaXiaxyiTat • Tipôç 5è xàç ôewpiaç XajXTcptoç , làv X?^*^^ '^'^^ '^^^'' TOtOTjTOt? & \t.i\ auvavaXioTceTai 8ai|;iX(oç ti; y^çriariia.t. ' Trpàç 8è Toùç 7toXé(jLoyç àxpeXijjLwç èàv tUTreiç xat ôuXÏTai Sieaxeuaafxevo t (ruix,Tco[JLirsuwcriv. »

(2) Lois, VII. 6, p. 796 c.

(3) Ihid., XII , p. 947 h et suiv.

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