CHAPITRE IV
Concours (Z'eùavSpia, c^'eùoTrXia et c^'eûra^ia.
De cette double catégorie de concours, collectifs et individuels, nous n'avons à nous occuper ici que de ceux qui concernent la cavalerie. Des prix collectifs sont attribués à la cavalerie pour les concours suivants :
Concours d'sûavSpia , dUùoTzkioL et d'eùraiia';
Concours d'àvÔiTTTiaaia ;
Lampadodromies .
Les prix d'sùavSpia et d'eùoTrXta étaient décernés à la tribu qui avait présenté le groupe composé d'hommes les plus beaux , les mieux faits ou les mieux armés (1). Une inscription du milieu du quatrième siècle (2) , en nous faisant connaître un autre concours du même genre , celui d'eùtaiia , montre que tous ces concours étaient l'objet d'une liturgie. Dans chaque tribu, un citoyen était chargé de réunir les hommes les plus beaux, de les équiper le mieux possible , de les faire instruire à bien conserver leurs rangs, à manœuvrer en bon ordre; tous les frais étaient à sa charge. Ces concours d'eOavSpia, d'sùoTiXia et d'eûxa^ia fonctionnaient donc au moyen de liturgies analogues à la chorégie et à la gym-
(1) Pour ces concours, voir Bœckh, Staats., I, 597 et 615 d ; Rangabé, Antiq. hellén.f II, 671; H. Sauppe, De insc. panath., p. 8 ; A. Mommsen, Heortol., p. 166; K.-F. Hermann, GoUesdienstl. Âlterth.y §§ 54, 31 ; Schômann, Grisch. AU., Il, p. 469 etsuiv. ; Thumser, De civium Athen. muneribus, p. 97 et suiv. ; Dittenberger, Syll, p. 585, n° Il et suiv.