XIX
(3) Voir au livre III le chap. sur l'Ecole d'équiiation dans l'antiquité.
été particulièrement brillants. Il y a eu cette fois un double àyojv pour les phylcxrqaes et probablement aussi pour les cavaliers. Les
trois courses , le âiauXo; i'ttttw TroXsjjitffTTÎ , le StauXoç simple et ràxajxTrtoç
.simple, ont été faites deux fois par les phylarques. Il faut observer que chacune de ces six victoires a été remportée par un vainqueur différent. Mais ce sont les concours Ix ttcxvtwv qui ont eu , cette année-là, un éclat extraordinaire; au lieu de ce modeste concours, composé seulerhent de deux courses, le diaulos et Vacampios simples, il y a eu cette fois des courses de chars, non pas, il est vrai, la grande course avec des poulains ou des chevaux en pleine croissance, mais la course avec des chevaux de bataille (1). Ces courses de chars constituent peut-être une exception pour les Théséia; il n'y en a pas eu sous l'archonte Aristolas, et il n'est pas complètement certain qu'il y en ait eu sous l'archonte Phaidrias (2). L'agonothète qui a. organisé les jeux sous l'archonte Anthestérios avait donc bien mérité la couronne et les éloges qui lui ont été décernés (3).
Pour ce qui concerne les cavaliers , nous voyons qu'ils ont un rôle très important aux jeux des Théséia dans la période à laquelle appartiennent les inscriptions 444 et 445 , c'est-à-dire pour la première moitié du deuxième siècle avant notre ère. Ils prennent part aux deux catégories de concours : à ceux pour lesquels les prix sont collectifs, à ceux pour lesquels les prix sont individuels. Dans les concours de la première catégorie, les cavaliers concourent pour les prix d'sùavôpia et d'eùoirXia; dans l'àywv ÎTTTrixoç, sur dix exercices qui semblent constituer normalement ce concours, six sont réservés aux cavaliers ou à leurs officiers, les phylarques. Des quatre autres concours , deux sont nominative-
(1) Col. II, 1. 61. La restitution de M. Kôhler [ïttttw Tvolz[Li(îx]r\çi(jç> , n'est pas acceptable; il faut î^euyei TtoXetxiaTYipitp ; dans les inscriptions, l'adjectif ttoXe- {xiat^Qç ne s'emploie que pour qualifier le cheval, l'adjectif TroXetxiaxyjptoç que pour qualifier le char de course. Voir plus loin, p. 207, n. 7. Nous croyons que, dans tout ce passage , on retrouve les exercices dits èx xûv uoXitwv dans l'inscription C. I. A., II, 968, 1. 20 ; voir notre concordance des jeux équestres des Panathénées; on peut donc proposer la restitution suivante :
^zû-^ti ou 6cp[jLaTi 'Koke[i.iaz]r\çi(ji ôiauXov • J^euyet ôtauXjov • ^uvwpiSi 6t]auXov ^uvwpiôt] àxàfxirtov.
(2) Voir p. 224.
(3) Le nom n'a pu être restitué; on n'a pu lire que les lettres 0£o.... ; il faut observer que, cette fois, l'àytbv iuttixoç est mentionné dans les considérants du décret (l. 5), ce qui ne se trouve pas dans les inscriptions 444 et 446.
ment sx Tràvxojv; les deux autres, pour lesquels il n'y a aucune indication relative aux concurrents , sont aussi Ix ttocvtwv ; mais nous avons vu qu'ils ne sont guère disputés que par des cavaliers. Ainsi, sur les dix concours équestres des Théséia, huit appartiennent aux cavaliers, six en droit, deux en fait.
Telle était la composition de l'àYwv îtcttcxoç des Théséia vers l'an 160 avant J.-G. , sous les archontes Aristolas et Anthestérios ; mais, quelques années après, vers l'an 150, sous l'archonte Phaidrias (C. I. A., II, 446), nous constatons des changements considérables. L'inscription consacrée aux jeux, dont Miltiade, fils de Zoilos, a été l'agonothète, est des plus importantes pour notre sujet; malheureusement, par une coïncidence des plus fâcheuses, les rares lacunes qu'elle présente portent sur des points essentiels.
Le fait important à relever dans ce texte c'est que, pour les concours d'EÙavSpia et d'sùoTrXia (1), ce ne sont plus les phylarques qui sont indiqués comme étant les officiers commandant l'escadron de la tribu, mais les tarentinarques ; et, dans la liste des prix do l'àywv iTTTTtxoç , nous ne trouvons plus mention des concours des phylarques. Ainsi, environ entre les années 160 et 150 , il y a eu , dans l'organisation de la cavalerie , une réforme qui d'abord n'a porté, comme nous dirions aujourd'hui, que sur la constitution des cadres ; mais il semble que bientôt après la réforme s'est étendue au corps tout entier. En effet, sous l'archonte Phaidrias, les cavaliers sont encore nommés ; ils prennent part aux concours d'sùavSpta et d'euoTrXi'a (col. 1 , 53 et 56) ; ils font une lampadodromie (ib ici. ^ 67); dans les deux inscriptions qui suivent (447 et 448), au contraire, ce sont les Tarentins qui font la lampadodromie à la place des cavaliers (447, 1. 26 ; 448, 1. 33). Malheureusement ici encore ces deux inscriptions sont très incomplètes ; le commencement du catalogue des prix a été seul conservé et il est même très mutilé ; il est, par exemple , impossible de voir si les Tarentins sont nommés à la fjlace des cavaliers pour les concours d'eùavSpia et d'sùoTrXia (2). Quant aux prix de l'àycov kirtxoç, la partie sur laquelle ils étaient gravés a complètement disparu.
L'inscription 446 nous fait donc connaître une réforme de la
(1) Pour le concours d'eOavôpCa, c'est un hipparque qui est nommé (col. I, 54); pour le concours d'eùoTrXia, ce sont deux tarentinarques {ibid., 57).
(2) La restitution des mots toôv luTrewv dans le Corpus (448, col. II , 1. 19 et 22) ne doit donc pas être considérée comme certaine. Deux fois dans ce texte il aurait suffi de lire une lettre de plus à gauche (col. II, 1. 20 et 23) pour voir qui, des tarentinarques ou des phylarques, ou des hipparques, commande la tribu.
cavalerie qui , pour un service particulier , consiste à substituer les tarentinarques aux phylarques dans le commandement de l'escadron de chaque tribu ; sur deux des textes postérieurs à Tinscription 446 , il n't3st resté qu'un seul des endroits où sont consignés les concours de la cavalerie, et là nous voyons que ce ne sont plus les cavaliers qui sont nommés, mais les Tarentins. Nos textes ne nous donnent pas autre chose ; nous autorisent-ils à croire que la réforme, qui n'a atteint d'abord que les officiers , a porté ensuite sur le corps tout entier et que, comme les phylarques ont été remplacés par les tarentinarques , les cavaliers ont été remplacés par les Tarentins ? C'est un point qui sera discuté dans une autre partie de cet ouvrage (liv. III, ch. VIII, 3).
Quels changements cette réforme de la cavalerie a-t-elle amenés dans les concours ?
Nous trouvons, pour les cavaliers d'abord (1), dans la série des vtxYiTTipta, la mention d'une lampadodromie. C'est la première fois que le fait se produit ; il sera désormais constant ; parmi les lampadodromies des Théséia, une sera faite désormais, non plus, il est vrai , par les cavaliers, mais par les Tarentins.
C'est après le concours du javelot par les éphèbes que commence, dans l'inscription 446, ràywv iTtiîtxoç. Le premier concours indiqué est le concours Ï-ktzm XajxTrpw ; ensuite vient le passage si malheureusement mutilé; nous le transcrivons en entier.
àxovTi^wv SX TôSv ècpiqéwv • ©socppaaxoç 'HpaxXeixou Oivs^tâoç tpuXîjç. Ititco) Xa[ji,7rpw * 80 ^eiSuXXoç [''lepojvo]? AscovtiSoç tpoXriç.
[Çsjuyet E[ 'Ajpxexou IlavStoviSoç cpuX^ç.
H2)A....ou P[a][i.vou[crcoç].
[SiauXov] (?) • 'E/^£Syi[xoç 'ApxsTOu UavâtoviSoç cpuX^ç. [àxà(ji.]7rtov • 'E;^eSy)(xoç 'Apxsxou IlavStoviSo; cpoXvît.
Gomment restituer ou expliquer ce passage ?
(1) Remarquons que la part des éphèbes dans ces concours a été singulièrement diminuée. Sous l'archonte Aristolas (444, col. I, 1. 64), ils ne font qu'une lampadodromie; sous l'archonte Anthestérios , ils font encore une lampadodromie (445, c. I, 25); ils font de plus deux concours d'hoplomachie et un concours de javelot (c. II, 1. 35 et suiv.)- Sous l'archonte Phaidrias, la lampadodromie et les exercices d'hoplomachie leur sont supprimés; ils ne font plus qu'un seul concours, celui du javelot (446, c. II, 1. 77).
La question est très délicate. A la ligne 81 , il faut restituer , sûrement je crois (1), le nom propre 'EyéBriif.oç 'Apxexou, qui est donné par les lignes 83 et 84. A gauche du nom 'E/^sSvifxoç , il y a un espace blanc pour six lettres ; et , comme on a pu lire les lettres YrE , on a restitué Csuyst ; cette restitution semble s'imposer , vu le peu d'espace libre qu'il y a à gauche du nom 'Ex.eôvi[Aoç ; nous verrons cependant qu'elle soulève des objections. Ce qui est certain au moins, c'est que, s'il y avait à cet endroit de l'inscription l'indication d'un concours , il n'y a pas assez de place pour le nom des concurrents; que, de toute façon, il n'y a pas assez de place pour les indications suivantes : ex tôv itttowv , Ix twv ^uXàpyojv et encore moins Ix twv Tapavxivapyouvxwv. La ligne 82 a encore plus souffert; il y a d'abord un espace illisible d'environ quatorze letti'es, ensuite les lettres H2A, puis un autre espace illisible, celui-ci d'environ neuf lettres ; enfin leslettres '^OY,où.ron peut lire -aou,-Sou,-Xou, c'est-à-dire un génitif indiquant le patronymique.
On peut ne pas accepter, pour les lettres H2A , la restitution
proposée par M. U. Kôhler :....7)ç 'A ou, c'est-à-dire un nom
propre dont le nominatif se termine en r\q et un patronymique
ainsi formé A ou; ce patronymique devant être composé de
treize lettres, puisqu'entre A et ou il y a un espace de dix lettres , peut paraître un peu long (2). On peut donc supposer que les lettres H2A font partie d'un nom propre comme Mvviaayopaç, Mvviaappç, 'HyviffavSpoç. Le nom du personnage indiqué dans cette ligne 82 importe peu très probablement , mais ce qu'il importerait beaucoup de connaître c'est le titre que portait ce personnage, titre qui était indiqué dans cet espace illisible de quatorze lettres environ avant les lettres H2A. Nous trouvons, en effet, dans cette ligne 82 un fait qui , sur tous nos catalogues agonistiques des Théséia et des Panathénées, ne se présente que cette unique fois : c'est , dans la liste des prix individuels , dans la liste des prix de l'à^wv yujxvtxoç et de ràywv ÎTrirtxoç , l'indication du démotique, pour désigner un personnage, au lieu du nom de la tribu.
La règle suivie dans les catalogues pour ces diverses indications est très simple. Les Athéniens concourent soit entre eux, soit avec des étrangers ; dans le premier cas , on trouve le nom de la tribu ; dans le second, l'ethnique 'Aôy)vatoç ; l'indication du dème n'est donnée que dans une seule circonstance , à propos
(1) A. Mommsen avait déjà émis cette opiuion {Heort., p. 285).
(2) Il y a naturellement des noms propres qui ont treize lettres et plus par exemple 'AdxXyiTrioSwpou , mais combien d'autres sont moins longs ?
des prix que nous avons appelés collectifs, et elle s'applique aux taxiarques, aux phylarques ou aux tarentinarques, et quelquefois aussi aux hipparques. En effet, ces prix sont décernés à la tribu; cest elle dont le nom a été proclamé; il n'était pas nécessaire de répéter ce nom à côté du nom du taxiarque ou du phylarque ; on indiquait alors à quel dôme appartenait cet officier. Dans les concours Ix xwv cpuXocp)(^wv, qui font partie de l'àyoûv it^ttixoç , les prix sont individuels, et là, c'est le nom de la tribu qui est indiqué. Pour le passage qui nous occupe de l'àywv Itttcixoç, dans l'inscription 446, le démotique 'Papouatoç indique-t-il un officier de cavalerie? Pourquoi ce démotique s'il s'agit d'un concours Ix xwv çpuXap/wv ou SX Twv Tapavxtvap/^ouvTwv? Faut-il penser à une restitution comme : îxTrappuvToç MvHUAiou (?) tou. ... ou 'Papouatou , qui donnerait une indication semblable à celle que nous trouvons dans la colonne I, 1. 54 et suiv. ? Le nom de l'hipparque serait seul possible ici, car s'il s'agissait du phylarque ou du tarentinarque, on devrait avoir l'indication d'un dème de la tribu Pandionis à laquelle appartient le vainqueur désigné dans les lignes 81 et 83; or, le dème de Rhamnonte se trouve dans la tribu Aiantis. Mais quel serait le sens de cette indication d'un hipparque? Il ne s'agit pas ici de prix collectifs ?
Ce qui montre encore qu'il faut bien voir, à la ligne 82 la mention d'un officier de cavalerie, c'est que le vainqueur des trois concours indiqués dans ce passage (1. 81 , 83, 84), Echédémos , fils d'Arkétos, est un cavalier; c'est lui qui a remporté le prix à la lampadodromie des cavaliers (col. I, 1. 68). Il semble alors qu'il est possible de rapprocher les trois concours indiqués ici du concours fe-rro) XafXTrpw ; pour ce dernier concours , on remarque que l'indication des concurrents n'est jamais donnée et que les concurrents que nous pouvons connaître appartiennent plus ou moins directement à la cavalerie. Pour les trois concours consignés sur les lignes 81 , 83 , 84 , l'indication des concurrents fait aussi défaut et le vainqueur qui a obtenu les trois prix est un cavalier. Il est certain cependant que ces trois concours ne sont pas SX Twv ÎTTTcewv ; les concours Ix twv îtttowv sont indiqués plus bas. Ces trois concours seraient donc aussi des concours Ix TcavTtùv, mais des concours Ix 7ravT0)v disputés plus particulièrenaent par les cavaliers.
Nous avons dit que nous ne trouvions dans les catalogues agonistiques aucun exemple d'un concours réservé au corps entier des cavaliers , c'est-à-dire réservé à la fois aux officiei's et aux soldats ; c'est l'argument que nous avons invo-
que pour montrer que ce concours fcTtw XafxTrpw, était un concours Ix TTdcvTwv (1). Si , à la ligne 81 , on accepte la leçon ^suysi, nous aurions ici un argument nouveau en faveur de l'opinion que nous défendons ; en effet , les cavaliers ne font jamais de courses de chars, et cela se comprend : en tant que cavaliers, ils ne peuvent concourir qu'avec leur monture réglementaire Vm-Koç TToXsfxtaTviç ou VÏtztzoç TTOfATctxoç (2). Cependant j'ai quelque peine à croire que la restitution ^suys' doive être considérée comme définitive. Jamais, dans les catalogues, on ne trouve le mot Çeuyet seul; il est toujours accompagné soit d'un adjectif relatif à la monture, ttwXixw, reXeiw, 7ro[ji,7uix(o, soit d'un nom à l'accusatif indiquant la mesure de la course , SiauXov , àxà[jt,7rtov. Si l'on accepte la leçon Çeuysi, une seule explication nous paraît possible : il faut sous-entendre, après ce mot, l'adjectif XafxTrpw, mentionné à la ligne qui précède ; on aurait donc le concours ^e6-^ei Xa(jt.7rp(o, c'està-dire le concours que, dans les catalogues des Panéthénées, nous trouvons désigné sous le nom de Çsuyst 7ro(i,7rixw ; nous avons, en effet, essayé de démontrer que I'itt-ttoç Xa^xirpoç était le même que l'tfTrTToç TTotATTcxoç. Gctto cxplicatiou peut-elle être appliquée ici ? nous n'oserions l'affirmer. Nous trouvons bien des courses de chars aux Théséia sous l'archonte Anthestérios ; mais cette année-là, les concours ont eu un éclat particulier; de plus, dans le catalogue, ces courses de chars sont indiquées après les concours des cavaliers, et très probablement dans la catégorie des concours EX TTdtvTwv ; en un mot, elles sont indiquées à ce qui est leur place naturelle. Il pourrait donc bien se faire que ces courses de chars, que nous voyons dans le catalogue des jeux sous l'archonte Anthestérios , n'aient été mises sur le programme de la fête que par exception et qu'aux Théséia il n'y ait eu ordinairement que des courses de cheval monté.
Ce que nous pouvons encore moins expliquer, c'est la mention d'un personnage désigné par le démotique dans la liste des prix dits individuels , dans la liste des vainqueurs de l'àywv yuavixoç et de l'àywv kmxoç. C'est là , avons-nous dit, un fait sans exemple; et , comme ce fait se produit sur l'inscription où se trouve , pour la première fois , indiquée cette transformation de la cavalerie qui consiste à substituer les Tarentins aux cavaliers, il est permis de dire que, dans ces lignes si malheureusement mutilées.
(1) Ou plutôt en réalité un concours ex xwv tcoXitôv , voir p. 218.
(2) Ils peuvent d'ailleurs, en tant que citoyens, prendre part aux autres concours : êx TiàvTtov et ex ttoXitûv , voir ch. VIII.
il se trouvait peiit-ôtro quelque indice qui nous aurait éclairé sur la nature de cette transformation.
Une des conséquences de cette transformation a été de supprimer les concours des officiers de la cavalerie. Il y avait , avant l'archonte Anthestérios , des concours sx xwv cpuXapx^wv. Sous cet archonte , il n'y en a pas eu ; on peut aussi affirmer qu'il n'y a pas eu non plus de concours de tarentinarques. En a-t-il été de même pour les époques auxquelles se rapportent l'inscription 447 et celles qui suivent? Nous connaissons trop peu l'organisation du corps des Tarentins pour pouvoir nous prononcer. Ainsi, une des conséquences de la réforme aurait été de réduire le rôle des cavaliers dans les concours des Théséia. On doit cependant observer que si les concours Ix twv cpuXapx^wv ont été supprimés, nous trouvons à la place trois concours , qui sont , il est vrai , Ix TTdcvTwv, mais qui peuvent être assimilés aux concours Utiiù Xai^upâ) et àcp' iTTTTou àxovTiÇovTt , Icsqucls sont disputés généralement par des cavaliers. Il en résulterait donc qu'en fait le rôle des cavaliers n'aurait pas été réduit aux jeux des Théséia; un nouveau concours leur aurait même été attribué : une lampadodromie.
Nous connaissons donc, pour les jeux des Théséia, deux époques qui sont , il est vrai , très l'approchées l'une de l'a^utre.
Dans la première époque , les cavaliers ont un rôle très important : sur dix concours qui composent les jeux équestres de cette fête, six leur sont attribués expressément ; deux autres leur appartiennent en fait.
Dans la seconde époque, le rôle des cavaliers a été réduit : trois concours seulement leur sont attribués nominativement ; il est vrai que, sur les sept qui restent, cinq semblent leur avoir appartenu en fait. Pour la première fois , ils font alors une lampadodromie.
Ces points sont suffisamment établis ; mais nous ignorons :
Si , après l'archonte Phaidrias , on a institué des concours U Twv TapavTivap)(ouvT(ov analogues aux concours Ix twv (puXapj^cov qui ont été supprimés ;
Si ces concours ex twv rapavTtvappuvxwv ont remplacé les trois concours que nous avons assimilés, pour ce qui concerne les concurrents , aux concours Ïtz-km XafXTrpw et àcp' iTTTTOU àxovTiÇovTt ;
Enfin , si les concours ex twv itittscov n'ont pas été remplacés par des concours ex xwv xapavTivwv , comme Ta été la lampadodromie.