III
(2) Aristote, Polit., V, 2, 8 (1303 a, 8); Andoc. De Pace, 30 : « noXXoù; 'A6-ovaiwv àiroXécravTe; àpiarivôriv. »
(3) Ces cinq invasions ont eu lieu en 431, i30, 428, 427, 425.
une aggravation de fatigues des plus pénibles (1) ; cette arme avait perdu, sur un effectif de 1,000 hommes, 300 hommes par la peste, dans les premières années de la guerre ; en Sicile, il y eut deux envois de cavalerie : l'un seulement de 30 hommes (2), mais l'autre (3) de 250. Aussi ne faut-il pas être étonné si, du temps de Xénophon (4), les cavaliers présents sous les armes ne formaient pas l'effectif normal ; cet état d'infériorité de la cavalerie est vivement senti par l'auteur du petit traité sur les Revenus ; il voudrait qu'on rendît à la cavalerie athénienne son éclat héréditaire. Pour la compléter à l'effectif fixé par la loi, Xénophon propose deux moyens. On peut d'abord y admettre les métèques ; ces étrangers domiciliés dans Athènes servaient sur la flotte (5). Ceux d'entre eux qui étaient riches étaient incorporés comme hoplites (6) ; c'était là pour eux une charge, et Xénophon demande qu'ils en soient exemptés et qu'on leur permette d'entrer dans la cavalerie (7). Le second moyen proposé par Xénophon, pour compléter la cavalerie, c'est de former un corps de 200 mercenaires (8) ; Xénophon est partisan des troupes mercenaires : il les trouve plus disciplinées , plus remplies de l'esprit militaire que les milices civiques (9). Il pense que la présence de ces mercenaires dans les rangs de la cavalerie excitera l'émulation des cavaliers athéniens et leur inspirera le respect de la discipline. Il ne faudrait pas croire que les deux cents archers à cheval, les kTioro^oxat , étaient des mercenaires; on a vu (10), avec raison, dans ces archers, des esclaves, des Scythes, analogues à ceux qui étaient employés pour faire la police ; proposer d'incorporer deux cents mercenai-