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c'est en effet à cette tribu qu'appartiendraient les cavaliers tués ; un d'entre eux, Dexiléos, est du dème de Thoricos, qui fait partie de la tribu Acamantis.
Les Athéniens à Gorinthe ont 600 cavaliers ; une seule tribu a pu en perdre onze ; dans cette bataille, les pertes des vaincus ont été terribles ; on disait qu'ils avaient laissé près de 10,000 hommes sur le champ de bataille; le chiffre est probablement exagéré (1); il n'en est pas moins une preuve de la gravité des pertes subies par les vaincus.
Pausanias (2) nous apprend qu'il y avait aussi au Céramique les tombeaux des deux cavaliers Mélanopos et Macartatos , tués dans la bataille de Coronée contre les Lacédémoniens , en 447 ; c'est aussi dans le monument public qu'on avait enseveli les cavaliers thessaliens venus au secours d'Athènes dans diverses circonstances (3).
A part peut-être cette dernière inscription, tous les autres monuments que nous venons de citer, éloges, couronnes décernées, dédicaces à une divinité , stèles funéraires , sont élevés par le corps , on pourrait dire ro xotvov, des cavaliers.
Nous n'avons ici à dire que quelques mots sur une fonction particulière remplie quelquefois par les cavaliers ; ils sont appelés à confirmer , par leur serment , les traités de paix , les conventions que les Athéniens font avec les autres peuples. Nous avons examiné cette question dans un ouvrage spécial , auquel nous renvoyons (4).
(1) Xén., Agés. , VII, 5 ; les Lacédémoniens n'auraient perdu que huit hommes, Xén., Hell., IV, 3, 1 ; mais Diodore (XIV, 83) porte leur perte à 1,100 et celle des ennemis à 2,800.
(3) Paus., I, 29, 7.
(4) Quomodo Graeci ac peculiariter Athenienses foedera puhlica iureiurando sanxerint; voir le chapitre VIII et la conclusion.