ONCE
Les faits rapportés par M. MAYER de cracheurs de bacilles sans aucune lésion radiographique viennent corriger cet axiome. Mais comme il nous le signale lui-même, ce sont en général des pauci-bacillaires ; de plus, malgré ses recherches, il n’a pu en trouver qu’un très petit nombre de cas.
Laissant au film radiographique la première place, dans le diagnostic d’une caverne, il faut rechercher, avec insistance, la présence des bacilles de Koch. Toute caverne ouverte et en évolution en donne. Leur disparition pourra être le premier signe de tendance vers la guérison.
Enfin, au point de vue social, la présence des bacilles nous commande l'isolement du malade ou, tout au moins, un ensemble de mesures de protection visà-vis de ceux qui l'entourent. La guérison ne pourra être affirmée qu'après la disparition durant un certain temps de toute élimination bacillifère.
Etude radiologique des cavernes
En 1896, dès le début de la radiographie et dès les premiers examens de poumon, BoucHaARD», dans un rapport à l’Académie des Sciences, dit: « Des taches claires apparaissant sur le fond sombre ont marqué la présence de cavernes vérifiées par l’auscultation ».
L'image radiographique classique d'une caverne pulmonaire fut donc désignée sous le nom de « Bulle de Bouchard », tache claire entourée d’une zone plus foncée.
Pos
* BÉCLÈRE, en 1898, insiste sur la valeur de la radioscopie et de la radiographie pour la délimitation des lésions cavitaires.
La plupart des médecins, à cette époque, sont réfractaires, et Fasans indique bien l’opinion la plus répandue quand il dit: « Dans l’état actuel des choses et en attendant que la nouvelle méthode se soit perfectionnée, c’est l’auscultation qui devance toujours la radioscopie ».
L’appareillage radiographique se perfectionnant rapidement, en 1916, M. Risr écrivait : « Les informations que donnent les rayons ont une telle importance qu’il n’est pas plus permis de s’en passer qu’il n’est permis de négliger la percussion et l’auscultation ».
La multiplication des examens radiographiques montre un plus grand nombre d’images cavitaires ; les unes accompagnées de leurs signes cliniques, les autres sans signe clinique caractéristique. |
M. BurNAND, se référant à l’examen anatomo-pathologique, déclare :
« Dans tous les cas où nous avons pu contrôler « par la section du poumon les données de la radio- « logie, nous avons constaté l’existence d’une ca- « verne partout où les rayons X permettaient non « seulement d’en voir, mais d’en soupçonner l’exis- « tence. »
MM. Burxaxp et CARRARD indiquent une proportion de 55 % de cavernes muettes à l’auscultation.
Enfin M. LaAzaRE, sous l’inspiration de M. Risr, se