‹ Les cavernes superficielles et leur traitement par le pneumothorax: Importance de l'exploration pleuraleChapitre 11 sur 27 · AA: AT · texte numérisé non relu

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basant sur un grand nombre de procès-verbaux d’autopsie, constate que :

« Toutes les images de BoucHarDp plus ou moins « typiques correspondaient à des cavernes. »

Toute image radiographique, montrant un espace clair à limite annulaire foncée, peut être considérée comme le meilleur élément de diagnostic d’une caverne. La bactériologie et les signes cliniques par leur accord complèteront le syndrome cavitaire. Quelques signes différents peuvent être rencontrés, les uns confirmant la présence d’une caverne, les autres pouvant précéder l’image classique de Bou- CHARD.

1° Le liquide de déchet de la caverne donnant l’image hydroaérique décrite par M. Urbain Gur:- NARD est un « signe pathognomonique ».

2° La bronche de drainage d’AMEUILLE, mince bande claire allant de la caverne au hile et limitée par deux traînées linéaires opaques généralement parallèles et évasées légèrement au niveau de la caverne, apparaît souvent après un certain temps d'évolution.

3° Quand on fait varier la position d’un malade sous l’écran radioscopique, on constate qu’à côté des cavernes sphériques ayant à peu près le même diamètre dans toutes les dimensions, on peut rencontrer ce que MM. STÉPHANI et DELORE ont appelé des cavernes plates. Leur diamètre antéro-postérieur est plus court que les autres. Le dessin pulmonaire se voit largement au travers de leur image. Enfin, sous

certaines incidences, leur image disparaît ou devient méconnaissable par un changement complet de leur volume. Ce sont en général des cavernes superficielles et récentes. Si leur régression semble être plus facile, elles peuvent aussi continuer à évoluer et s’agrandir, il faut donc les surveiller activement.

4° La rapidité d'apparition de certaines cavernes même d’un volume important est indiscutable, on les a appelées cavernes précoces ou d'emblée. Leur formation a été expliquée par analogie avec le « Phénomène de Koch ». C’est pourquoi en cas de doute, même après un cliché normal, il vaut mieux ne pas attendre trop longtemps et renouveler les examens radiographiques.

La caverne peut apparaître sous la forme d’une image à contour irrégulier, parfois ovalaire, parfois discontinu. Ses parois sont fraîchement infiltrées sans membrane fibreuse organisée. Cet aspect, pouvant même durer un certain temps, indique que le malade a peu de tendance à la sclérose, d’où la nécessité de surveiller plus attentivement l’évolution et l’agrandissement possible de sa lésion.

Les clichés successifs nous permettront encore de préciser l’état de l’autre poumon et de mesurer l’évolution de la cavité.

Pour reconnaître aussi exactement que possible l'étendue et les rapports d’une caverne avec la paroi thoracique, des clichés pris sous des incidences différentes sont indispensables (la radioscopie restant notre meilleur guide dans le choix de l’incidence ou

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