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malade tousse et maigrit depuis six mois, hémoptysie en novembre 1934. La radiographie montre une vaste caverne à parois peu souples avec une infiltration étendue du parenchyme pulmonaire du même côté. Le poumon gauche paraît à peu près indemne de lésions en évolution.
Un pneumothorax tenté le 15 janvier 1935 est réalisé facilement. L'état général s'améliore et l’expectoration disparaît ; une radiographie du 18 mars 1935 montre que la caverne a nettement diminué de volume.
La première constatation intéressante est la formation rapide d’une cavité importante se produisant à bas bruit, avec conservation relative de l’état général et intégrité du poumon opposé.
Enfin il conclut en montrant l’avantage qu’il y a, même en présence d’une caverne géante du poumon avec unilatéralité des lésions, à tenter d’abord un pneumothorax.
M. Urbain GuinaRp, à la Société d'Etudes Scientifiques sur la tuberculose, dans sa séance du 15 juin 1935, a présenté l’observation de cinq malades atteints d’une grande caverne superficielle du sommet. Dans deux cas le pneumothorax a dû être abandonné ; dans trois cas, il a donné de bons résultats (Voir obs. n°" 3, 4 et 5). Voici quelles sont ses conclusions : partant de l’idée qu’un évidement apical superficiel ne comporte aucun espoir de guérison spontanée et qu’il voue le malade à la chronicité avec ses complications plus ou moins tardives et les ris-
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ques de contamination sur les sujets jeunes ou non encore tuberculisés, on se représente mal ce qu’il peut y avoir à perdre si l’on tente un pneumothorax. Il faut reconnaître, en cffet, que, sur de telles lésions, d’une part la paralysie du nerf phrénique est très souvent aléatoire dans ses résultats et que, d'autre part, une intervention chirurgicale plus complète est loin d’être exempte de dangers immédiats ; par contre, l’exploration au trocart, prudemment conduite, peut seule renseigner sur la liberté de la plèvre.
1° S'il y a symphyse, c’est un point acquis très important pour le chirurgien quand, après cet essai, on décide d’une thoracoplastie.
2° Si un décollement se produit dans des conditions insuffisantes ou dangereuses, l'abandon précoce du pneumothorax prévient le plus souvent tout risque de complications.
3° Si, grâce à l'injection intrapleurale de gaz, des adhérences sont mises en évidence et paraissent accessibles, leur section peut rendre le collapsus efficace.
Enfin, il existe des cas où le pneumothorax appliqué à des cavernes apicales superficielles se révèle un succès d'emblée, succès confirmé après des années
de recul.
Nous croyons, qu’en présence d’une caverne superficielle ou d’une grande caverne du sommet, rien ne nous permet d'affirmer que le pneumothorax n’agira
pas.
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