‹ Les cavernes superficielles et leur traitement par le pneumothorax: Importance de l'exploration pleuraleChapitre 15 sur 27 · MARIA NET · texte numérisé non relu

MARIA NET

Des résultats heureux ont déjà prouvé que l'essai n'était pas inutile.

Voici à ce sujet ce qu’a écrit Léon BERNARD :

« Les formes ulcéro-fibreuses ne doivent pas être rejetées d'emblée hors du cadre du pneumothorax, tout dépend, étant donné la constance des réactions pleurales plastiques dans ces cas de létendue des adhérences et de la résistance qu’elles opposent à la cure. Ce qui m’apparaît avéré ici c’est qu'il faut toujours essayer. ».

Puis, étudiant les trois facteurs de l’indication thérapeutique quelle que soit la forme clinique, M. Léon BERNARD ajoute :

« L'évolution c’est elle qui commande avant tout l'intervention et dès qu’elle se manifeste, il faut pratiquer celle-ci. L’unilatéralité des lésions ne nous apparaît plus avec ia même rigoureuse exigence que naguère. Enfin, la participation pleurale, lorsqu’elle se manifeste par un épanchement initialement concomifant de la lésion pulmonaïre, l’indication à mon sens est encore plus certaine que dans les lésions uniquement pulmonaires. Lorsque, au contraire, elle est constituée par une symphyse totale, reliquat d’une pleurésie ancienne connue ou ignorée du malade, elle constitue moins une contre-indication qu’une impossibilité matérielle, mais il faut bien savoir qu’un tel état anatomique échappe complètement au diagnostic clinique et que ni les signes sthétacoustiques, ni les signes radiologiques, ne permettent de le reconnaître avec certitude ; seul l’essai d’insufflation

des

est susceptible de montrer si la plèvre est décollable ou non. »

Plutôt que de rester inactif et avant d’envisager l’action du chirurgien, pourquoi ne pas tenter un pneumothorax artificiel ?

Nous rapporterons ici l'opinion d’un chirurgien M. Olivier Moxop, donnant les indications générales de toutes les interventions chirurgicales :

« Il nous semble d’abord qu’on ne doit jamais pratiquer une des opérations que nous avons décrites sans avoir essayé de créer un pneumothorax. »

L'opinion d’un auteur le plus défavorable au pneumothorax dans le cas qui nous préoccupe semble d’ailleurs avoir évolué. GIRAUD, dans son Précis de phtisiologie, ne cite plus comme une contre-indication formelle du pneumothorax les cavernes superficielles. |

Les nombreux cas de cavernes pulmonaires traités et guéris par le pneumothorax permettent d’affirmer que c’est leur traitement de choix quand il est possible.

La technique de cette opération est suffisamment établie maintenant pour considérer que l’introduction dans l’espace interpleural d’une aiguille et la recherche prudente d’une détente pulmonaire n’offrent, pour les suites immédiates, que des risques très minimes vis-à-vis du malade.

Symphyse

Cette tentative pourra se heurter à une symphyse

complète ne permettant aucun décollement. Rien ne nous permet de la prévoir à l’avance.

L'histoire de la maladie, les signes cliniques et sthétacoustiques, même les images radiographiques, trompent tous les phtisiologues qui veulent établir sur elles des pronostics. Une tendance fibreuse nette et même des rétractions n’indiquent pas la symphyse pleurale. Nous en trouvons la confirmation dans les phrases de Léon BERNARD que nous avons citées plus haut.

L’impossibilité du traitement médical nous amène à demander au chirurgien soit un traitement palliatif ou d’attente comme la paralysie de l’hémidiaphragme, soit une thoracoplastie si l’état de notre malade permet cette intervention. Notre essai n’aura pas été, même dans ce cas, inutile ; il est important, en effet, pour l'opérateur, de savoir si pendant son intervention, il se trouve en face d'une plèvre libre ou symphysée.

Décollement partiel

En dehors de ces cas où le pneumothorax est une impossibilité, nous pouvons nous trouver en présence d’un décollement incomplet. S'il s’agit d’un pneumothorax petit partiel : « Tous, dit CARD1s, nous avons pu une fois ou l’autre constater avec plus ou moins d’étonnement l’action favorable sur les phénomènes généraux d’une bulle minime et même mal placée : toutefois il nous apparaît que ces exceptions heu-

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