‹ Les célébrites du jour 18601861Chapitre 2 sur 63 · CI K I · texte numérisé non relu

CI K I

D'Autriche persista. Lu Révolution île 1848 éclata sur ces cutivftiilcs et mil le feu aux poudres.

Pie IX ronlia une armée de 17,000 hommes au général Durando qui se dirigea vers le PO, avec ordre de ne eomballre qu'à la dernière extrémité. « Iturando ne m'inquiète pas» disait le Pape. Durando cependant l'inquiéta, car il combattit et fut désavoué par Pie IX. Les ministres donnèrent leur démission.

(je fut le commencement de la réaetiun. l’ie IX cependant aurait bien voulu conserver les bonnes grâces de la cour de Vienne et sa popularité de prince Italien. Il écrivit, avec une naïveté par trop juvénile, à l'Empereur d'Autriche pour lui conseiller nue renonciation volontaire à la souveraineté de Venise et de la Lombardie. L'Empereur accueillit d'un sourire celle proposition et refusa net. lai guerre alors fut définitivement résolue et Durando ouverteiiirut autorisé.

Les événements, à partir île ce moment, se précipitent. .Nous n écrivons pas l'histoire de lu révolution Romaine. L’est à peine si ce cadre restreint nous permet de faire connaître les faits principaux de la carrière du faible et doux poulife dont nous racontons la vie. Pie IX avait cru, de lionne loi, qu'il pouvait concilier des éléments inconciliables, réformer les abus, donner une juste satisfaction aux vœux du ]ieiip!e et en même Icmps conserver de Imnur» relations avec l’Autricbe et in parti jésuitique représenté par le cardinal Lanibruschini. Il voulait, suivant nue expression populaire, faire une omelette sans casser des œufs , illusion permise à un séminariste . toujours dangereuse et funeste clic/ un bouline d'État , cher un souverain.

Les irrésolutions de Pic IX se traduisaient déjà par des actes el des

tendances regrettables. Au ministère Ferretti avait succédé le ministère

Mainiaui. au ministère Mnmiani le cabinet Fabbri et à celui-ci le ministère Rossi. Nous ii 'avons |ias besoin de rappeler les circonstances à jamais déplorables de l'Imrrible et inutile assassinai du comte Rossi, de relui de

monseigneur Pal ma qui fui lue au (Juiriual sous le» yeux du Pape. Lame

tendre et peu énergique du pontife ne put résister à ces cruelles épreuves. Le Pape sentit le harpon et l'Autriche ressaisit sa pruie. Pio IX n'avait plus qu'une préoccupation ; s’enfuir, quitter Rome et aller chercher un abri sous la prntrdinu des armes de l'Autriche.

Ije Pape partit pour Lucie . déguisé, d'une fa<;ou peu bémlquP. el dans cet homme inquiet, troublé, radiant ses yeux sou» des lunettes vertes, il eût été difficile de reeonuallre le successeur de Pierre. Je vicaire du Christ , le souverain qui avait soulevé eu Italie de si urdruls enthousiasmes. <,

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