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tous les malins, à Irois heures, je ferais le rhal sous ses fenêtres, et comme
j'étais, après tout, un musicien assez. distingué, il fallait i|ue mon miaule-
meut fût faux! comprenez-vous? » Pendant qu'on riait tle celte boutade, Rossi ni , riant aussi, reprend 1a plume cl écrit au galop. Puis, un instant après, jetant de la poudre sur la page humide : « Kulin, dit-il, m’eu voilà délmrrassé ! »
— Ile quoi donc? demanda Levasseur qui était là, vous devez avoir écrit un air tiès-gai, très-comique? — Oui, répliqua Russini , c’est mon trio! — et ce trio c’était le magniliqiie chaut qui est dans toutes les mémoires : Mon oète, tu m'as ilii ma uilire !
Ou se demuude comment l'administration de l'Opéra a usé pendant si longtemps mutiler celte œuvre gigantesque. Pendant longtemps ou joua un acte de Guillaume Tell pour lever de rideau. Hossini souffrit cruellement, dit-on, de ce vandalisme, de cet affront. M. Dupouchel, directeur de l'Opéra, rencontre un jour le maestro sur le Iroulevard : — Vous devez être content, lui dit le directeur, ou joue ce soir le troisième acte de Guillaume. — Comment? Tout entier! répliqua Russini avec uu imperturbable sang-froid,
Russini, peuduiit l’hiver de 1829, prit lu direction du Théâtre-Italien. Il n’v réussit pas. il sollicita avec trop d'empressement peut-être une compensation ; il fut nommé' inspecteur général ilu chant. — de quel chaut? on n'a jamais pu le savoir, — avec un traitement de 20,0(10 francs qui devrait se convertir en une pension de 0,000 francs, au cas oh une circonstance imprévue supprimerait cet emploi.
Cette circonstance ne larda pas à éclater; la révolution de 1830 supprima ( emploi et, malgré les mérites de l’éminent titulaire, refusa la pension. Rossiui entend raillerie sur toutes choses excepté sur ce chapitre; il était de l'école du | maréchal Soult, qui disait qu’on lui arracherait plutôt la vie que son traitement. Il plaida contre la liste civile, tant et si bien qu'il finit par gagner son procès.
Il s'associa alors avec Severini et ils reprirent ensemble la direction des Italiens ; cette fois l’exploitation fut fructueuse. Russini s’y enrichit et le concours intelligent de son ami Aguado, par d'heureux placements, sut accroître une fortune déjà considérable et très-soigneusement conservée. L'n fait caractéristique est celui-ci : Pendant lout le temps qu'il fut intéressé à la direction des Italiens,