‹ Les célébrites du jour 18601861Chapitre 43 sur 63 · I!KI · texte numérisé non relu

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prouver ces mesure» unificatrices, corroborées par la bastouuade, le carcere dura ou durissimo el l’exil.

Presque au même moment, on apprenait qu'un ouvrier hongrois, du nom de Lebenji, venait de protester A sa façon contre l'unification, eu assenant un coup île hacho sur la tète do l'Empereur pendant qu'il se promenait tranquillement sur les glacis de Vienne en compagnie de sou aide de camp. Furt heureusement le tremblement de la main de l'assassin détourna le coup et amortit sa violence. Après douze ou quinze heures d'inquiétude, la sécurité reparut, et au bout d'une semaine, François-Joseph était complètement guéri.

M. de Buol-Scliauenstein, après l'insurrection de Milan et la tentative de Lehcnji, crut devoir demander il la Suisse l’expulsion des réfugiés italiens établis sur son territoire, et à la Turquie le renvoi des réfugiés hongrois qui s'étaient retirés h Constantinople. La Suisse tint hou , et la Turquie venait de céder lorsqu’éclata comme une bombe dans le ciel tranquille de la diplomatie, la fameuse mission du prince MontschikofT.

La querelle engagée entre la France, l'Angleterre , la Turquie d’une part, et la Russie de l'autre, quel parti allait prendre François-Joseph, pour qui se prononcerait-il? A ne consulter que l’honneur et la reconnaissance, son choix ne pouvait être douteux ; Nicolas 1" avait sauvé l’Autriche, François- Joseph Il devait secourir la Russie. Au point de vue de l'intérêt, la question prenait une autre physionomie. Pensant que la reconnaissance était une vertu trop bourgeoise, François-Joseph se rangea hardiment du côté de ses intérêts , et sacrifia son sauveur.

Que le lecteur se rassure, au lieu de parcourir les phases diverses de la question d’Orient, nous allons le conduire au 1ml.

Une nuit du mois de décembre t8üü, les vitres du cluUeau de Schooihnuiil, ordinairement sombres, étincelaient du reflet de mille bougies, le bruit joyeux des valses allemandes, des danses polonaises, des quadrilles français éveillait la résidence sombre et silencieuse des Césars autrichiens. Chose rare, car le jeune Empereur est assez, morose de son naturel, il y avait bal A la cour.

Invitées par lTmpératrice-mère Sophie, plusieurs jeunes princesses étaient venues passer quelque temps avec elle A .Schwnhrunn. On dansait en leur

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