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lionneur. Il y avait là l'élite et la line Heur des princesses à marier. Dans ce frais jardin germanique, parmi ces roses royales, François-Joseph daignerait-il faire un choix? Sa mère l’espérait, et les courtisans partageaient son attente.
Parmi les danseuses se trouvait la princesse Élisabeth -Amélie- Eugénie , seconde fille de Maximilien-Joseph, due en Bavière, représentant de lu branche cadette de la inaisou royale de ce pays. Par sa physionomie piquante et modeste à la fois, par l'éclat voilé de scs yeux, par la grâce de sa démarche et la finesse de sa taille, la jeune descendante des Wilelslmch attirait tous les regards. On remarqua que non - seulement François - Joseph s'était laissé entraîner jusqu'il danser deux fois avec elle, mais encore que le liai étant sur le point de finir, il s'était approché d'elle en rougissant , et lui avait olfert un bouquet. Les courtisans expérimentés, en voyant ces démonstrations inusitées de la part de leur maître, ne s'y trompèrent pas , et se dirent eu mettant leur bonnet de nuit : Nous avons une Impératrice.
Eu effet, le lendemain François-Joseph se rendit cher, sa mère, il lui fit part de ses sentiments, et le i i avril 1 854 l'Église bénit un mariage d’amour que l'Empereur signala par les grâces et les faveurs usitées en pareille circonstance. Le maréchal Radelski reçut la grand’eroix de Saint-Étienne , le Ban Jellachich le litre de comte, le prince Schwarlxenberg, frère du ministre défuut, le grade de lieutenant général : deux cent mille florins furent consacrés au suulagemeut des misères causées par la disette dans les campagnes, et, chose non moins juste, une amnistie depuis longtemps attendue rendit à la liberté cl à la patrie une foule de condamnés et de préveuus, pendant que les gouverneurs de Venise cl de Milan recevaient l'ordre de lever l’état de siège dans ces deux villes.
La jeune et aimable Impératrice à laquelle furent dus tous ees adoucissements, aujourd’hui malade et languissante, est obligée de se soustraire à l'influence pernicieuse du climat de Vienne. Elle traversait ces jours derniers l’AUemaguc méridionale pour se rendre à Trieste, où l'attendait le navire qui devait la transporter à Madère.
Franchissons l'intervalle de cinq aimées pendant lesquelles rien d impurtaui ue se passe dans la vie de François-Joseph, si ce n'est son accession au cougrès de Paris où il sc fit représenter par le comte de Uuol-Schauenstein, et où fut
l.'liJU'ItlIKI II D’AUTHICIIL.