‹ Les célébrites du jour 18601861Chapitre 45 sur 63 · SOI · texte numérisé non relu

SOI

plaidée eu présence de I Europe la grande cause italicune, en attendant d'ètre jugée définitivement sur les cliamps de. bataille de Magenta et de Selle rino.

Nous sommes au mois d'avril 1 850.

Non content de repousser la proposition d’uu congrès faite par l'Angleterre, et acceptée par la France, la Prusse et la Russie. François-Joseph donnait l'ordre à son représeulant à Turin, M. de Kellesberg, de remettre au gouvernement piémontais une note pour le sommer d’avoir à rétablir sou armée sur le pied do paix, et à licencier les corps de volontaires. Un délai de trois jours était donné pour répondre par mu ou par non à cette sommation.

C’était là sans doute s’expliquer catégoriquement, mais depuis longtemps il n'était plus permis de se faire illusion sur l'iutcution bien arrêtée de l'Empereur François-Joseph d'en appeler aux armes. Quinze jours avant l'envoi de Yultimatwn, le général Giulay, passant en revue à Milan les troupes destinées pour la frontière , leur avait adressé l’ordre du jour suivant :

« Soldats !

« S. M. l'Empereur vous appelle sous les drapeaux pour rabaisser une troisième fois la vanité du Piémont, et vider le repaire des fanatiques et des destructeurs de la paix générale de l’Kurope. Soldats de tous grades, marchez contre uu ennemi que vous avez constamment mis eu fuite; rappelez-vous Volta. Sommacompagna, Curtalouc, Montanara, Rivoli, Santa-Lucia, et une année plus tard à la Cava, à Vigegauo, à Mm lara, et eutiu à Novare où vous l'avez dispersé et anéanti. Il est inutile de vous recommander la discipline et le courage : pour la première vous êtes uniques en Europe , et par le second vous no le cédez à aucune année. Que votre mol d'ordre soit : Vice C Euijiereiir et virent nas droits !

i, Giulay. »

Né à Pesth, en Hongrie, dans l'année 1799, le signataire de cet ordre du jour insolent , descend d'uue grande et riche famille de l’aristocratie. Son père avait été Bail de Croatie et président du conseil Aulique eu 1830. Eulré au service en 1810, lieutenant-colonel quatorze ans après, il devenait proprié- ’ taire du régiment n” 19, puis luajor-géuéral el brigadier. Nommé lieuteuautfeld-maréchal en 1810, il recevait eu même temps le commandement de la division devienne; il avait le gouvernement de Trieste eu 1818. Appelé l’année suivante au ministère de la guerre, il quitta ce poste pour aller remplir uno mission particulière à Saint-Pétersbourg. Investi à son retour du commandement

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