DR CAVOUR
de vue si tlilférenls, ajïissent par des procédés si dissemjjlaljlos, no se soient pas trouvé toujours ou parfait accord sur les uioyons d'acliou, sur Ja conduite do l'ouvre imuiense (pie l'un et l'autre poursuivent, à laquelle ils travailleut tous deux avec un si admirable dévouement?
M. de Cavour, dit-ou, a été jaloqx de (îarilialdi et il a ('ait tout c(î ([ui était en son pouvoir pour faire échouer la glorieuse entreprise du Dictateur. Que le premier ministre ait voulu diriger cette œuvre, en déterminer ou en modifier les cousé((uences, c'est possible et cela se comprend aisément; M. de Cavour pouvait légitimement croire que sa position, sou autorité, ses services lui donnaient [le droit d'exercer (piebju'iufluence sur les décisions de Garibaldi autant que celui-ci était dans son droit en refusant toute nuHiculeuse intervention d un homme d'Etat dans une entrepiise si hardie. Dans le désir de l'un, aussi bien que dans les résistances de l'autre, nous ne voyons rien que de très-naturel. Tous deux ont oltéi à leur nature, ta leur mission; tous deux ont fait leur devoir, et si quelque faiblesse humaine s'est mêlée à l'accomplissement de ce devoir, si l'un et l'autre n'ont pas su vaincre suffisamment, en présence de l'œuvre commune, les antipathies personnelles qui les séparaient, on ne peut vraiment songer à leur en faire un crime.
II est difficile de prévoir les proportions que prendra, dans un avenir prochain , la carrière du Comte. L'œuvre glorieuse à laquelle il a voué sa vie est loin encore de son terme. Venise est sous le joug de l'Autriche; le Pape est à Rome sous la protection des armes françaises. Il y a là deux drames. Quel en sera le dénoùment? Le Pape cédera-t-il à la voix de ce peuple qui crie vers lui? Si Pie IX n'était le plus faible des monarques, nous espérerions; mais Pie IX est tenu par un parti puissant et habile qui ne cédeivi sans doute qu'à la force. Ce n'est pas seulement la personne du Pontife et son pouvoir précaire que l'armée française soutient à Rome ; sans le vouloir, elle y soutient l'Autriche. Entre la papauté, telle qu'elle est constituée, et le cabinet de Vienne, foyer de l'absolutisme impérial et clérical, il y a une connexité parfaite. Venise et Rome sont les deux termes d'une
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iiirm.' (|ii('.sli(iii. Le juiir iiii I un ilc tes deux loriiics disparaitru , lauliv aiini lail son lomps.
Coniiiifiil siMii IVaiicliic «flic ildulilc (liriicultô (jiio la prosiMicc (l'iiiic aniiéc IVaiKaisc à linmc (•(»iii|tli(|iir (■Iraii^viiinil ? Nul lu; |)('ii( le |)iv\()ir; mais ce (|iril est ]t(issiMr (l'ariiniicr, c'csl (|iic la piiissaiilt' triiiilc' (|ii(' bien a pn'posre à rallVanchisseiiieiil ilc l'Ilalic, Viitdr-Kiunianiicl, C-axoiir. (Jaribaldi, ne fera pdiiil (h'faiit à sa .uloriciise mission. L'anVanchissemoiit (h; l'Italie est la premii're condition de ralfranchissomonl . non-senieinont des penples enroprens, mais de res])rit liuinain, de la ((institMicc humaine trop longtemps lial)itiiés à coulondre ee ipii tonelie aux inlt-ivls priissaldes dn elergé avec les intérèls éternels de la morale clirétienni-. Douter ({u'un tel hiil soit atteint, ce serait douter de Di(Mi.
Typ. Ernest Meyer, à Paris.