‹ Les célébrités du jourChapitre 2 sur 42 · GARIBALDI · texte numérisé non relu

GARIBALDI

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GARIBAI.DI

Uniques liraiiclies di' |)iii ;i Indriii- ivsiiiciisc oulassrcs dcvari la porte; IV-té une aloiietle cliaiitaiil daus sa eage; IhiM'i

#l|UWC^O|/ /N (les grillons dans le fuyer; les thnanations du pain cliand , ii'/:sà-li-^hes llammes du four qui, la nuit, t^clairent la rue, le mitron ) enfariné fumant sa pipe sur un las de fagots, le va et vient des commères signalent de la façon la plus pittoresque la maison du boulanger dans les I \illes du Midi. C'est dans une de ces maisons joveuses que naquirent fia Nice Masséna et Garihaldi , deux héros de trempe bien différente, ^||( et qui sont venus au monde dans la même chambre. /\1|9) L'enfance de (Jaribaldi n'offre <iuun trait qui montre d(''j;i la hanhesse cJ'-'i 1 1 la sensibilité de son caractère. Une vieille femme lavant son linge sur le bord de l'eau fait un faux pas et tombe dans la rivière! Garihaldi, (pii jou(> près de là avec ses camarades, se précipite pour sauver la pauvre lavandière. Que pouvait un enfant de huit ans pour luitei- contre le courant, et ramener un tel fardeau? Il l'allnl le sauver à son tour; on n'y parvint qu'à grand'peine. Plus tard, il fut plus heureux à Marseille, où il parvint à retirer (hi port un jeune collégien qu'il eût le bonheur de rendre à sa famille.

Le père de Garihaldi était marin, et de bonne beurele jeune Giuseppe ressentit pour la mer une passion (pii lui venait de fainilic lu beau jour il simprovise capitaine : .son navire est une banpie amarive au rivage: sdu équipage se conipnse

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(le i'iiii{ (III six nuilcliils ilr diiii/r uns; ci' i|iii' liiii iliinin' ;i rli;ii|iii' l'iiliiiil |ioiii' siiii ,L;iiùlri' clic/, lui scr\ii';i il a|i|)rn\isioiiii('iiiciil ; la iiiiil ncmiic un c(iii|ic l'aniaiTi'. cl \nila rc\|)r'(liliiin en pleine nier. Le capilainc a jnré (juil ne s'arreleiail pas avant (laviiir ili'cniiNcil une AiiK'riqnc iKinvelIc. Malhenreiisenii'iil à la iiaiili'iii' (le Aidiiaco. une rel(iiii{ne Une xdirK'rc alleiiil les pclils l'ii^iliis cl ramène elle/, leurs parents le iKHivcaii (',lirisl(i|)lie ('.(ihnnli cl ses ciinipayniuis. (Jnclipies-iins reçurent le Idiiet à leur retiiiir; (iiiiscppe dut i;ar(ler les arrèls |ien(lant ipiiii/e jdiirs, apii's (pidi sdii pi'i'c cdiisenlit à lui laisseï' l'aire un \d\a;^e M'iilaliie, iidii plus en ipialité de capilainc. mais de sinijde iiialelol.

I.a r'M7//;/-/M''lail 1111 des pins jdlis lirifiaiilins du port de Nice; il i'aisail les lra\crsées de ce piirl à Odessa. La première coiitiée cirangère <pie (iiuseppe (larilialdi \isita l'iit la Russie. Il lit ensuite une course à I{dme sur la SaiilK licjiiirnhi . larlane ciimmaiidée par son pi'i'c ; xiiircul eiisiiile di\ers \d\a,m's à Cagliari cl dans le Levant. IVinlant une de ces traversées, il toniha malade à (lonstanliiiojjle. ('.est en s(> rendant dans cette capitale ipi il rencontra siii- la ('li)rliiilt' lexpi'ililidii des .Vrgoiuuiles Sainl-Simoiiiens, conduits par Emile Harruult à la coii(|uèle de la l'einme lilire.

En 1832 , Giuseppe (laribaldi accomplissait son temps de service sur les navires de l'État; marin consommé, apprécié de ses chel's par son sang-froid et sa bravoure <lans les circonstances difficiles, (îaribaldi était sur le point de recevoir l'épauletle, lorsqu'il se vit forcé de se réfugier en France à la suite d'une écliauffourée politiipie dans la([uelle il était compromis. A Marseille, il trouva un asile et une place de second sur le navire l'Di/o/ie. Plus d'un courtier de nolisement s(^ souvieiil encore de ce jeune marina 1 air lier et doux ipii se promenait pendant de longues lieures sur les (jiiais, et tpii restait silencieux au milieu du cercle liiiivaiit d(^ capitaines ijiii remplissaient leurs bureaux, répondant à ])eine aux questions ipiou lui adrcssail. et paraissant absorbé dans une sorte de conlemplatiou intérieure.

Un jour, un Iléaii leirijile s'abat sur Marseille, le cboléra; en quelques jours la ville est dépeuplée, riclies et pauvres fuient à l'envi ; les boutiques sont fermées, les rues désertes; on manque de gens pour soigner les malades. L'autorité fait un appel aux liommes de dévouement : des bureaux de secours s'organisent , on ivunit tous les moyens pour combattre vigoureusement l'épidémie. Kii cberchant sur les registres d'inscription ouverts à la mairie à cette époque, on trouverait encore le nom de.losepli Pane. C'était celui (jue (îaribaldi portait alors pour se dérober aux conséquences de la condamnation à mort (lu'il a\ait encoiiine à la suite de récbanlfonrée politique dont lunis avons parlé.

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