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miiîli'c. .l'iulniirc les lionnes, V lùiIrvcDicnt. (IrsSalmics (•(iiiniKi dos cliels-d'cinivre. r.'csl David qui m'a ciisciiiiK'' à iiiollro inio (ipiiro sur ses pieds, à allachcninnlôto sur SCS épaidcs. .le iiio suis adoiiué, ('(uuuu^ lui, à !'<''( udc des pciulurcs d llci'culauuni cl tir IViuipci . cl, (|U(ii(|uc je sois ((Mijnurs au Inud rcslc lidcdc h ses cxcellriils |)iiu(i|)es , je ciois a\(iir nu\crl une \oic, porsonuclle ou ajoulaut h 1 anidur qu il asiiil pour raufKpic le j^oùl de ht ualiire \ivaule, l'r'lude de la ;^iaudc tradilion des ('((des d'Kalic. cl suildul les (iu\ra,L;cs des Rapliai'l. N'y a-l-il pas ((uchpic chose de di\iu daus la f^ràcc, la uoblosse et la faciliti'^ de ce uiaîh*^ suldiiuc? Si Je pouvais ci'(tire aux (Mres siirnalurels , je penserais ([ii'un esprit (■(^loste habitait ou lui. (»u lU' seul pas le moins du monde le travail dans ses ouvrcipos ; ils j)araisscid sortis d'un seul j<'l de son intellii;on(;e. Co qu'il y a de plus admiialilc daus ses coinpositifuis , c'est le lien ({ui unit entre elles les ligures d'un groupe, réunit les grimpes outre eux, et les fait pour ainsi dire ressembler aux diverses grappes d'im raisin harmonieusement unies à la tige principale. Raphaël est , sans nul doute, le continuateur direct de la (irèce, de Zouxis et d'Apellc : il a été mieux doiu'^ que personne du sentiment de l'élégance ; mais les Grecs, si bien servis parle climat et les nueurs de leuibeau pMvs, (pii leur permettaient d'étudier la beauté toujours à nu au milieu de l'éclat des fêtes et des cérémonies publif[ues, lui ont été probablement supérieurs. »
Si M. Ingres n'est pas coloriste en pointure, on voit que la couleur lui vient dans l'improvisation : on n'est pas né pour rien sur l&s bords du Taru. Les groupes ({ui resseml»lent à des grappes de raisin me semblent d'un ton de style assez éclatant. Du reste, M. Ingros paraît avoir une certaine vocation pour la métaphore, (l'est lui (pii a enrichi la langue des arts de cette définition : Le nombril csl l'œil du lor.sc.
Onive Y Apothcosc ci llo)ncn\ M. Ingres, pendant son séjour à Paris, de 1824 à 1834, mit la dernière main à plusieurs autres compositions de moindre importance. Nous citerons: deux figures pour le frontispice de l'album du sacre de Charles X; deux portraits destinés au même ouvi'age; Charles X en manteau royal et le cardinal Latil; le portrait de M. de Pastoret en uniforme de conseiller d'État ; le dessin de la médaille de la Société d'émulation de l'école des Beaux-Arts; Henri lY et ses enfants, répétition; le portrait de M. Mole; le por-
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Irait (le M. Berlin aîné, auquel se ratladie le souvenir d'nnr' cai'ieafure eélèhre (le Daumicr; le porirait de M. Haillol , de M. llidorf. de la (aiiiille Galteaux, et enlin le fameux Marlijrc de saint Symplioricn. Ce tableau fui exposé au Salon de 1834.
Les inuiaii(i(|n('s ciilifiuèrent les licteurs et la iii('re du saint, deux lois lro|) ttraiidc eu proijoiliou des jiulres personnages; ils se moquèrent de e(^t ap(jlre d(! la coiicclioii cl du dessin (|ui tombait dans des fautes si grossières; iMais,(pii l(j croirait? les pins anières criti([ues de ce tableau sortircnl <U' la boiidu^ même d(?s collègues d(^ l'auleur. De la, [)arl de (Iros, cela se conçoit! Génie essentiellement moderne, il ne devait pas comprendre beaucoup Fart de M. Ingres, exbumé des mines de Pompéi; mais Hersent, mais Lelbière, voilà ([ui semble prodigieux! Que pouvaient-ils reprocher à M. Ingres? Rien, si ce n'est peut-être d'appeler un peu trop l'attention sur lui. Attaqué par le romantisme, miné sourdement par l'Institut, et frouxant la France indifférente à la double persécution dont il était l'objet, M. Ingres, un beau jour, lit demander une audience au ministre de l'intérieur, qui a\ait les beaux-arts dans son département. C'était M. Thiers (jui remplissait alors ce poste. •
« Monsieur le ministre, lui dit-il, mes ennemis m'abreuvent de dégoûts et me rendent le séjour de la patrie impossible; j '('-prouve le besoin de m'expatrier. « — Quels sont donc ces ennemis si terribles dont vous me parlez? demanda M. Thiers à M. Ingres.
(( — Les romantiques d'abord, qui poursuivent mon Sainl-Symphorien di- leurs quolibets; ensuite les membres de l'Institut, qui se joignent à eux et me persécutent jusque dans mes élèves, qu'ils éloignent de tous les concours, cà moins qu'ils ne consentent à me reuiei-. Ces geus-Ià veulent ma mort. «. — Calmez-vous, mon cher monsieur Ingres, calmez-vous. '< — C'est impossible, je ne saurais rester à Paris plus longtemps. Horace Vernet \ient de iinir son temps de direction à Rome... Prouvez-moi que vous ne faites point parlie de la grande conspiration du romantisme et de l'Institut: nommez-moi à sa place. »
A l'idée seule d'être soupçonné de tremper dans l'immorale coalition 'des cheveux longs et des habits brodés, des rapins et des académiciens, M. Thiers frémit et s'empressa de porter la nomination de M. Ingres à la signature du roi en qualité de direclcur de l'école des Beaux-Arts de Rome. Ne voulant pas être plus longtemps un obstacle au rétablissement de la paix dans la république des arts, ce dernier lit voile tout de suite vers l'Italie, et partit pour s(jn exil à ipiinze mille francs d'appointements j)ar au.
i:,(i iN(;iii;s
Pins (In Mniilc-I'incio. l'iiiis j.iidiii de l;i \ill;i Mrdicis, |)Cii(l;inl scpl ;uis vous le NÎIcs nici' sons \ns (iniliiat^cs cl dans \(is scidicrs, sonilirc cl iM(''lanc(di(|uc, clici'i'lianl à anachcr de son cicni' les llècln's de I Inslihd el les javeldls dn l'endleldii ; l'aisaid des collecfidiis de pois el de médailles |)(nii' se disii'idre, el, (|i!an(l il n'y paisenail pas. prenani s(in \iol(in, (■(nnnie Orphée, el essaviiiil (i addncir. an son d nn ediieeild de Vidlli, les Idups, les lions el les durs iiilérieins ipii nienacaienl de le (l(''\(n'er. Ponsnii- Mia;^iipie de la ninsi(|ne! In parvenais [lar iMonienls à calmer ses maux el à liu l'aire indilier les ciiliiiucs dn SaiiU-Siiin])li()ricii.
Pai'l'dis anssi . l'cnnis antonr de Ini, peintres, nnisiciens, siudplenrs, arcliilecles, gra\enrs en laille-<lduce el Liravenrs sur j)ierre, jennes laiiréuLs espoir de l'avenir, vous 1 enlendie/ pailer de la nécessité de conserver la lij^iie dans la nuisi(pie anssi l)ien (|ue dans le dessin, de ne faire que des torses anti(|ues cl de ne jamais donner dans la conlenr à laquelle pourtant il s'accusait d'avoir sacrilii' un indinenl dans les premiers temps de sa carrière. MèlanI dans ses épancliemeijts le divin Uapliat'l et M. Lethière, ranti((uité el les feuilletons, les (irecs cl ses ennemis, Phidias el l'instilul, il vous attendrissait par la familiarih'' même de ses harangues, qui embrassaient tant de points de l'horizon à la fois et (|ui le transporlaieid en nn instant de R<nne à Paris, de Paris à Athènes, du présent dans l'avenir I
On ne peut pas toujours cepentlaut ramasser des vieux sous et des morceaux de poterie, ni jouer du violon, ni se promener au Colysée, ni prêcher la ligne aux pensionnaires de l'Académie. An lieu de rester à Rome, son temps de direction expiré, M. Ingres revint à Paris, où l'écho de ses douleurs et de ses plaintes, l'ianchissant les Alpes, retentissait depuis longtemps au cœur de ses amis.
Les banquets avaient du bon dans le temps; ils semaient un peu d'imprévu dans la vie culinaire et variaient agréablement la monotonie du pot-au-feu quotidien. On avait banqueté hier avec les fouriéi'istes, et on avait entendu le général Bngeaud porter un toast à l'abolition de la guerre : aujourd'hui on dînait avec les saint-simoniens, et on buvait à la réhabilitation de la chair et à la rétribution selon les<euvres. L'économie politique avait aussi ses agapes fraternelles, et, après a\oir avalé la veille le gigot de la protection, on pouvait le lendemain absorlter le roastbeef du libre échange. La cuisine impartiale venait au
sccoms (le Idus les svsiciiics o( si,' liaiisl'ui'iuail an grc'; de la pciisiV' liiiinaiiic. Pour (-r"!»''!»!'»'!' l'aiiiNrc de IM. In<>i-es , ses disciples résolurent de iVappcr nu '^liunl coup. Un beau malin on inl dans les journaux :
liA.NQUET 1^1: M. I.NC.UKS
SAI.I.i: .MONTKSQL'IEU l'IilX : 2 IV. .■)() c.
« On so isci-it salle Monte^iiiieu, chez Mijssieui-s les Commissaires du Banquet destin ■ ï donner A M. Ingres nii juste, témoignage de l'admiration pnbljfiiie. ■)
Par le fait seul de ce bautjuet, l'iugrisme passait à IV'Ial de l'cliLiinii : il v avait désormais des ingristes à deux francs cinquante centimes par tète, comme il y avait des fouriéristes, des owénistes , des icariens , des swedenliorgislcs cl des templiers, car on comptait encore des templiers à cette époipn'.
C'est dans les premiers jours du mois de septembre 1838 qu'eut lieu cette manifestation si flatteuse pour M. Ingres et pour Raphaël. Dès cinq heures e( demie , une foule nombreuse garnissait les al)ords de la rue Montesquieu et se dirigeait vers la salle de ce nom. Vers sept heures, tous les souscripteurs garnissent leurs taliles respectives , l'orchestre donne le signal , et le héros du banquet, entouré des commissaires, s'avance au son d'une marche guerrière. M. Ingres porte un habit noir qu'il a peine à maintenir boutonné sur son ventre légèrement proéminent ; son pantalon, de même étoffe que l'habit, s'arrête un peu au-dessus de la cheville et laisse voir les cordons de deux souliers lacés ; les épaules sont rondes, la tète enfoncée dans les épaules, les cheveux aplatis sur le front. Si les regards ^ifs et profonds d'un bel œil noir ne décelaient le grand artiste, on croirait voir un de ces gros curés de campagne qui ne le cèdent en rien en vigueur au plus robuste de leurs paroissiens.
Les applaudissements et les acclamations ne cessent que lorsque M. Ingres s'est assis. Le potage et le premier service sont immolés à cette faim brutale de l'homme <[ui a longtemps attendu son dîner : l'estomac calmé , l'esprit s'ouvre plus facilement aux émotions de l'esthétique; entre cha'jue service une musique douce et sévère à la fois se fait entendre; l'orchestre joue du Bach, du Haydn , du Handel , des morceaux oîi la ligue domine ; au dessert , du haut d'une tribune réservée , Delsarte se lève et chante im air du chevalier Gluck. Le moment de l'enthousiasme et des toasts est arrivé : le président porte la saule du liéros de la fête; mille v(tix lui répondent, les ingristes trépignent, cassent les verres et les assiettes; quelques-uns se précipitent aux genoux de M. Ingres et coupent les jjasfjues de son habit pour s'en faire des reliiiues , d'autres veulent le porter en triomphe autour de la salle connue -Miisaril ; le maître uo parvient qu'avec la plus grande peine à se dérober aux
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clrcintes tle ses lidMcs. Cr u'csl [)as Ir l);iii(|iicl, mais le vdicaii ilii dessin tiiic nous avons sous les yeux; l'ingnsnie lail ériiiilinu. L'eiillidiisiasMie s'exalle iiis(|u'aii paroxisme des fêtes de JagjjlHM'uaut ; (;ii et là seuleiuenl, dans les iveoiiis <le la salle. (|iiel(iiies liommos chci'choul use dissimuler: à leur erasaie lilauclie, à Iciif IVdiil cliaiive, à leiii' sourire l'eint , ù leur salisraclioii postiche, ou les reconnaît aisénienl pour des élcAcs de Letlii(^re. poui' des uienihres de rinstilid, (pii n'ont pas osé protester par leur al)senc(^ contre ce liancjuet.
M. Flandrin s'était chargé de reproduire cette fête sur la toile, et de peiudr<; en plal'ond ÏApoUicose de M. Ingres, pour faire pendant à celui d'Homère. On se demande ((uels motifs ont pu l'enipècher de donner suite à ce projet.
A partir de ce jour, M. Ingres était passé dieu.
Nous passions l'autre jour devant le lien sacré où eut lieu, il y a vingt ans, cette grande transfiguration. La salle Montesquieu devrait être un temple, lui sanctuaire , un endroit de pèlerinage : hélas ! après avoir successivement servi d'asile à des lutteurs et à des boxeur? , elle n'est plus aujourd'hui qu'un vaste établissement de l)ouillon !
C'est h Rome que M. Ingres avait commencé cette fameuse Stralonice qui , au retour de l'artiste, lui fut achetée par le duc d'Orléans. A la vente de sa veuve, M. DemidofT a payé ce tableau 63,000 fr. C'est le plus haut prix qu'un artiste vivant aujourd'hui ait oWenu pour ses œuvres ; la Vienje ù l'hostie date de la même période ; le Césarevitch Alexandre le lui avait commandé à Rom». Il commença aussi dans cette \ille Y Odalisque et son esclave, et le portrait de Chéruliini ins})iré par les muses des chants sacrés : la muse offre les ti-aits de M"« de Rayneval, fille de l'ambassadeur de France à Rome.
Depuis son retour eu France, nous avons eu de M. Ingres: — les portraits du duc d'Orléans, de la comtesse d'Haussouville, de la baronne Rothschild ; — des cartons pour les vitraux des chapelles de Dreux et de Saint-Ferdinand ; — cinq figures dessinées pour l'illustration du Pliitarqite français; — deux décoralions inachevées pour le château de M. de Luynes à Dampierre, et représentant l'une l'Age d'or, l'autre l'Age de fer; — Raphaël et la Fornarina, variante inachevée du tableau déjà cité, et cette fameuse Venus Anadijomène que les fidèles ont été admis pendant si longtemps à adorer sur l'autel dans l'atelier du peintre.
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Kii 18i(), les pciiilivs uyiuil eu l'idV-c d niivric iiiic, cxposilioii an Imulcvard lionne-Nouvelle, s'adressèrent nalurellenienl à M. Ingres. Il ir|)oiidi( (|ii il w conscnlirait à cnNoycr ses œuvres à l'expositiou que dans le cas dû on Icnr rései'\(Miiil nne place spéciale cl éloignée île ion! voisinage. A la grande exposition de ISoa, M. Ingres nianil'esla la mèine exigence, et on lui (•(.iislinisil une sorte de petit temple, où les adorateurs du diç'u allaieni l'encenseï-. M. Courbet, qui, lui aussi, voulait humer tout seul l'encens des dévots, fut oliligé, faute d'être mendjre de l'Institut e( conunandeur delà Légion d'Iioniienr, <le l'aire construire à ses frais l'annexe-Courhet cà côté de la grande salle.
Le temple du dieu Ingres fut peu fréquenté pendant l'exposition universelle ; ses toiles réunies rendaient plus saillauts les défauts de cet artiste, et les multipliaient pour ainsi dire par eux-mêmes. Il ne s'agit certainement pas de contester le talent de M. Ingres : il est considérable, et il a exercé une très-grande influence sur les peintres modernes; mais ou peut dire (pie cette influence leur a été plus fimeste qu'utile. La réaction que l'école du bon sens a essayée au théâtre , M. Ingres l'a accomplie dans la peinture; il nous a ramenés à cinquante ans en arrière, à l'école de David, moins le sentiment révolutionnaire de David. On se demande pourquoi l'Iustitut a cru devoir autrefois jeter des bâtons dans les roues du char de M. Ingres, car ce char portait l'Académie elle-même et sa fortune. Vivre dans le passé, ne s'intéresser à rien de ce qui se passe aujourd'hui, ne voir les événements contemporains qu'à travers le voile de l'allégorie antique, travestir les hommes du xix' siècle, quand il daigne s'occuper d'eux, en héros d'Homère : voilà le système de M. Ingres tout entier.
Pour avoir osé écrire ces paroles , autrefois notre vie eût peut-être été en dangej-: le nombre des ingristes a singulièrement diminué depuis dix ans , et ceux qui restent se sont considérablement radoucis. Un tableau de M. Ingres à l'exposition ne produirait pas une émotion bien grande, même de curiosité. L'auteur de Stratonice n'a jamais ému les esprits qu'à la surface, même à une époque où ils étaient l)ien plus ouverts qu'en ce moment à toutes les impressions de la peinture et des beaux-arts en général. Le talent académique le plus parfait, le talent de M. Ingres, en un mot, ne saurait plus passionner personne. Si la révolution qui a pris le nom de romantique n'est point parvenue à créer un art nouveau, elle a du moins porté le suprême coup à l'art qui lui était opposé, et qui n'était qu'un triste et dernier reflet du mouvement intellectuel i\\i xvii' siècle. M. Ingres a maintenant près de quatre-vingls ans.
A voir ce petit vieillard à la taille ramassée, aux bras uu peu courts , à la tournure vulgaire, on ne dirait pas que cette enveloppe bourgeoise cache l'âme into-
IliO
iNdiir.s
lri;iiil(' et lirrc iliiii (li<la(nir. d un (laMiidr la iiciiihirc, caiJaMc de [tidcrdri' cnidic SCS advrisaircs par la mise lims du l('ni|ili' cl pnr le Ipùrlici-. Su|)|)iis('/ le i,'(iu\('i iiciucnl des hcaux-ails oryaiiisi'' coiiinic celui dc(iciic\c, cl M. iii^ics, (|ui a s(iM\ciil s(Miiiad('' (|u il eu l'ùl ainsi, n lh''silcra pas à l'aiic lu ùlci' Sci\cl. c cslîi-dii'P Delacroix.
DuAid , de s(in lenips , exerça siii' la pcinlure une dictature que M. Ingres aurai! Iiicu \nulu continuera son prolil; mais s'il a\aii, couuiro caractère, toutes les (pialiles pour réussir dans celle enlrei)rise, le concours des circousiances lui nian(|nait. L'hérésie a pris un tel essor depuis cin<piante uns. ipi il est devenn impossible de lui refuser la liberté de conscience. Le temps des orthodoxies dans l'art est passé connm^ dans' tout , et, à l'exposition universelle, l'Etat a j)ioclanié l'éfialité des cultes eu décernant la médaille d'or à la religion de la couleur et à la religion du dessin. C'est ce (jiii a frappé M. Ingres au c(eur: depuis ce joui', ses plaintes contre l'ingratitude de ses contemporains n'ont fait que redoubler; il nie le présent, désesjjère de l'avenir, et traîne partout après lui l'amertume et la mauvaise humeur d'une dictature rentrée.
One manque-t-il pourtant à sa gloire? Il est memhie de l'Institut, commaiideui' de la Légion d'honneur; les habitants de Montauban ont donné son nom à \me des plus belles rues de leur ville, et, comme ceux de Da\id, ses élèves ne l'appellent (pie )}wiisie{n' Ingi'es !
Ull'. RENOl' ET MACLOr.
Tj|>. Ernest Meycr, à Paris.