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Quelque éclatant qu'ait été le génie de Corneille et de Racine, il ne doit pas condamner à l'oubli le poète dramatique qui contribua si puissamment à tirer de l 'enfance et des tréteaux notre théàlrc national.
Rotrou fut ce poêle. Il n'avait pas dix-neuf ans quand il publia Y Hypocondriaque et la Bague de l'oubli, pièces d'un genre romanesque et dont la seconde fut tirée de Lope de Vega. L'Espagne était alors comme une mine inépuisable où nos auteurs ne se lassaient pas de chercher de précieux filons.
Hardy, le prédécesseur de Rotrou, avait une telle fécondité, qu'il avait composé plus de cinq cents pièces ; mais ce chiffre suffit à don-