‹ Les célebrités françaisesChapitre 120 sur 208 · VILLARS · texte numérisé non relu

VILLARS

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Moulins s'honore d'avoir donné naissance à ce grand homme, el le collège de .luilly d'avoir été le théâtre de ses premières éludes. A peine étail-il entré aux nages de la grande écurie qu'il se lit remarquer de Louis XIV par son adresse dans les exercices du corps. Presque enfant encore, il éprouvait le besoin de voyager et d'observer; il trouva moyeu de visiter la Hollande et la Prusse, à l'âge où l'on n'a point quitté les bancs. Rappelé par le maréchal de Bellefonds, son oncle, pour l'..ccompagner, comme aide de camp, dans la campagne qui allait s'ouvrir contre la Hollande, il reçut le contrecoup de la disgrâce imprévue du maréchal, et s'estima heureux d'être admis, à litre de volontaire, dans le corps dont le roi luimême prenait le commandement. Villars se distingue au passage du Hhin, aux sièges d'Orsoy, (h1 Doesbourg, deZulplien. On le voyait partout; aussi Louis XIV disait- il plaisamment : « On ne pcul tirer un coup de fusil quelque part, que ce petit .garçon ne sorte de terre pour s'y trouver. » — Au siège de Maèstricht il lit mieux. Le roi avait défendu aux volontaires de se porter aux attaques sans sa permission expresse : V illars ne tint compte de la défense, et prolila de la nuit pour se glisser dans les rangs des grenadiers qui allaient attaquer le chemin couvert. Il faillit périr dans celte entreprise, au succès de laquelle il contribua par son intrépidité. Pour se justifier auprès du roi, il répondit « qu'il avait voulu apprendre à faire le métier de l'infanterie. » Partout où il fut appelé, depuis, à combattre, il se signala par celte ardeur qui lui valut celte honorable prédiction du maréchal de Croquy : « Jeune homme, si Dieu le laisse vivre, tu auras ma place plutôt que personne » — A Senef, sous le prince de Condé, à Cassel, sous Luxembourg, au combat de Kncks-

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