‹ Les célebrités françaisesChapitre 149 sur 208 · DIDEROT · texte numérisé non relu

DIDEROT

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Un coutelier de Langres, homme simple, judicieux, d'une raison inflexible, d'un caractère antique, fut le père de Denis Diderot. Celuici eut le bonheur de naître dans une famille suffisamment aisée, bien renommée, où régnaient les bonnes vieilles mœurs, la sagesse d'autrefois. Toute sa vie il garda quelque chose de cette première et excellente discipline L'amour de la famille fut toujours un de ses meilleurs côtés.

On songeait à faire du jeune Denis un ecclésiastique, l'héritier futur d'un oncle chanoine. Il commença ses études chez les Jésuites de Langres : écolier turbulent et indocile, mais déjà brillant, déjà surprenant d'audace et de verve, il pensa à entrer dans l'ordre de ses maîtres. Même il projeta une évasion, qui fut déconcertée par son père. Tète ardente, Diderot poussait déjà tout à l'excès.

Il termina ses études au collège d'Harcourt; il s'y lia avec un camarade aussi spirituel que lui et plus pauvre alors. Ils allaient ensemble dîner à six sous. Ces dîners ne furent jamais oubliés de Diderot, qui, longtemps après, aimait à fêter ce souvenir de la jeunesse indigente et riche d'illusions. S'en souvenait-il, ce camarade, qui était devenu cardinal et s'appelait Remis1?

Au sortir du collège, Diderot entra chez un procureur, natif de son pays, M. Clément de Ris. Il était là pour étudier le droit, mais en réalité il ne s'appliquait qu'aux langues mortes ou vivantes et aux mathématiques, sans ouvrir un livre de jurisprudence. Le procureur avertit le père, qui ordonna à son fils de choisir une profession. Le

' bVmis lui un de rrs poêles musqués el fades, comme Dorai, Clioulieu, In Fnrc el Genlil-Bernard, qui curent tant île vo{;iie au dix-huitième siècle, mais que nous devons nous boniar à nommer.

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