‹ Les célebrités françaisesChapitre 156 sur 208 · ROLLIN · texte numérisé non relu

ROLLIN

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Montesquieu a «lit do Rollin : « Un honnête homme a paru pour écrire l'Iiîsloiiv ; dans ses ouvrages, c'est le cœur qui parle au cœur. On sent une secrète satisfaction d'entendre Rollin; c'est l'abeille de la France. »

L'opinion de Montesquieu est consacrée. La jeunesse devra bénir éternellement le nom de cet homme de bien, de ce savant instituteur qu'on surnomma à juste titre le « bon Rollin. » 11 fut la providence visible des familles, aussi bien que l'honneur de l'Université de France. Le premier, il introduisit dans les collèges le goût et l'étude de la langue française, trop sacrifiée jusque-là au latin et au grec. Il savait faire naître l'émulation du choc hardi des jeunes intelligences.

A vingt-deux ans, Rollin, le fils orphelin d'un pauvre coutelier', devint professeur de seconde au collège du Plessis, où il avait été élevé presque par charité, sur la recommandation d'un Bénédictin des Blancs-Manteaux, donl il allait servir la mess*'. Le hasard lui donna pour condisciples les fils de M. Pelletier, alors ministre ; cet homme généreux voulut que le simple boursier, souvent vainqueur de ses fils, fût associé à leurs plaisirs comme à leurs exercices. Rollin conserva toute sa vie une reconnaissance profonde pour ce protecteur «le ses premiers pas.

Hersan, qui avait été son professeur, se démit successivement en sa faveur de ses divers emplois. Kn 1087, Rollin prit la chaire de rhétorique, puis, en 1088, celle d'éloquence, au Collège royal.

Au bout de dix années d'enseignement, il sentit le besoin de se consacrer plus particulièrement à l'élude, et ne retint de ses fonctions publiqiKN que la chaire d'éloquence; encore ne voulut-il con-

• Il a écrit ipieltmc |>arl , on souvenir tic l'étal «le son péiv : « Je suis né dans l'antre des Lydwpw, H l'enclume a été mon premier tlejné au l'amasse. ■

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