‹ Les célebrités françaisesChapitre 171 sur 208 · LE BAILLI DK SU FF H EN · texte numérisé non relu

LE BAILLI DK SU FF H EN

Anglais les y poursuivirent el capturèrent une partie de l'escadre. Une seconde fois, Suffren tomba entre leurs mains.

Relâché quelques mois après, il continua sa carrière active el se lit remarquerai! combat de Grenade (6 juillet 177ÎI) par une manœuvre habile et hardie. Sa conduite dans l'armée de d'Eslaing lui valut le commandement d'une escadre légère. Mais l'Inde allait être le théâtre véritable de sa gloire.

En 1781, les Anglais s'emparèrent de Négapatam et de plusieurs comptoirs hollandais sur la côte occidentale de Sumatra. La Hollande, trop faible pour résister à cet ennemi redoutable, sollicita les secours de la France. A peine l'alliance signée, on apprit que le commodorc Johnson devait envahir le cap de Bonne-Espérance. C'eût été pour la Hollande la perte de toutes ses possessions au Bengale. On avait besoin d'un homme énergique : on ne pouvait choisir que Suffren. 11 sortit de Brest, le 22 mars 1781 , avec cinq vaisseaux et deux frégates. Le 10 avril, il trouva dans la baie de la Praya l'escadre du commodore. Aussitôt il se mit en devoir de l'attaquer sans avoir égard à la neutralité du pavillon, car il avait à prendre sa revanche de Lagos. Le combat fut long et meurtrier; divers accidents privèrent Suffren d'une partie de ses forces ; mais il lit bonne contenance, et l'ennemi ne se hasarda pointa le poursuivre. A l'Ilede-France, il opéra sa jonction avec l'escadre du comte d'Orves. Après un combat de deux heures qu'il livra à l'amiral Hughes, il se dirigea sur Porlo-Novo. 11 eut la bonne fortune de conclure un traité d'alliance avec le puissant Haider-Aly, qui délestait les Anglais. Ceux-ci étaient loin d'avoir abandonné la partie. Ils parurent, le

10 avril 1782, avec quatorze voiles. Le combat s'engagea par le Iravers de Provédien : l'ennemi y fut fort maltraité, et il se déroba à une nouvelle action. Suffren alors s'occupa du soin d'arracher Négapatam aux Anglais. Déjà le commodore Hughes protégeait celte position. Suffren, malgré un combat acharné, ne put les en déloger, cl

11 revint réparer ses avaries à Gondclour.

Ce fut à cette époque que Haider-Aly, plein d'admiration pour Suffren, vint le trouver avec une armée de quatre-vingt mille hommes, et le combla de présents. Le nabab lui dit : « Avant votre

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