‹ Les célebrités françaisesChapitre 177 sur 208 · NICOLAS LANCRET · texte numérisé non relu

NICOLAS LANCRET

ni a i-aui* r.y icdo — moût ex 1741

Plus heureux que son maître Watloau, Lancret, qui avait d'abord étudié la gravure sous d'Ulin, alla trouver le peintre des Fêtes galantes, et lui emprunta tout ce que celui-ci avait de grAec et de fraîcheur. Lancret ne s'amusait pas à lourner à la mélancolie; il courait le beau monde, il observait la sociélé, il prenait ses modèles à l'Opéra, il se faisail bien venir de chacun. Un jour, dans une exposition publique, deux de ses tableaux furent attribués à Watteau. Le maître était là; il entendit ces éloges qui voulaient aller à lui et qui n'allaient qu'à son élève. Il en conçut une jalousie féroce contre Lancret. Ce dernier ne s'en préoccupa point autrement et continua à recueillir des succès. Vers la fin de sa vie il épousa la petite-fille de Boursaull, l'auteur (V Ésope à la cour. — Ce qui dénote la vogue dont il a joui, c'est que plus de quatre-vingts de ses productions ont obtenu les honneurs de la gravure. Pourtant il n'a été qu'un reflet de Watteau. « Il n'a eu ni le feu, ni le trait, ni l'âme du maître'. »

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