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les jours qui suivirent, les droits du tiers-état, qu'il représentait. C'est ainsi que, dans la célèbre séance royale du 25 juin, présidant l'Assemblée nationale, il répondit au grand maître des cérémonies, qui lui rappelait l'ordre donné par le roi de se séparer tout de suite : « Je ne puis pas ajourner l'Assemblée sans qu'elle en ail délibéré, » et ajouta en s'adressant aux députés qui l'entouraient : a II me semble « que la nation assemblée ne peut pas recevoir d'ordre. » Après avoir quitté le fauteuil de la présidence, le 5 juillet, l'illustre savant voulut se joindre à la députation qui fut envoyée par l'Assemblée, le 1 5, à la suite de la prise de la Bastille, dans le but de rétablir l'ordre dans la capitale. C'est pendant celte expédition, au moment où les députés se disposaient à sortir de l'Hôtel de Ville, que Bailly fut nommé maire de Paris par acclamation, en même temps et de même que la Fayette était acclamé commandant général de la garde bourgeoise.
« Voici en quels termes l'éminent astronome raconte lui-même l'impression que lui fit éprouver cette nomination si imprévue : « Je « ne sais |>as si j'ai pleuré, je ne sais pas ce que j'ai dit ; mais je me « rappelle bien que je n'ai jamais été si étonné, si confondu et si au- « dessous de moi-môme. La surprise ajoutant à ma timidité natu- « relie devant une grande assemblée, je me levai, je balbutiai qucl- « ques mots qu'on n'entendit pas, que je n'entendis pas moi-môme, « mais que mon trouble, plus encore que ma bouche, rendit expres- « sifs. Un autre effet de ma stupidité subite, c'est que j'acceptai, « sans savoir de quel fardeau je me chargeais. »
« Ce fut Sylvain Bailly, maire de Paris, qui fit conseiller h Louis XVI, par son médecin, de venir se montrer aux Parisiens, cl provoqua ainsi la visite du 17 juillet. On sait les paroles mémorables que le premier magistrat de la capitale prononça à cette occasion, en recevant le monarque près la barrière de la Conférence : « J'apporte à Votre « Majesté les ciels de la bonne ville de Paris. Ce sont les mômes qui « ont été présentées à Henri IV. Il avait reconquis son peuple; ici le « peuple a reconquis son roi. n Dès les premiers jours de son installation, le nouveau maire eut à combattre le plus terrible des fléaux, celui qui fait courir au bon ordre et à la tranquillité publique les périls les plus sérieux : la disette, qui avait déjà été et qui devait être
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encore l'occasion et le prétexte de tant de troubles. Ce qu'il lui fallut déployer d'activité, de courage, de génie même, pour pourvoir à l'alimentation de la ville, ne peut se dire; ce qu'il y a de certain, c'est que sa santé en fut profondément altérée, et qu'il conserva de cette phase de son administration des souvenirs qui affectèrent cruellement son âme. a Lorsque je passais, disait-il, devant les boute tiques des boulangers dans le temps de la disette, et que je voyais « la foule les assiéger, mon cœur se serrait. Aujourd'hui même que « l'abondance est revenue, la vue d'une de ces boutiques me fait « éprouver une vive émotion. » C'est à la même époque qu'en bulle à des calomnies de toute sorte et particulièrement aux attaques injurieuses de l'envieux Marat, il s'écriait : « J'ai cessé d'être lieu- « reux! »
« En ce qui concerne l'administration de Bailly, nous ne saurions mieux faire que d'emprunter une page à la remarquable notice que François Arago a consacrée au savant académicien : « Beaucoup de « personnes, très-peu au fait de l'histoire contemporaine, imagi- « nent que, pendant toute la durée de l'administration de Bailly, « Paris fut un vrai coupe-gorge. Voilà le roman; voici la vérité : « Bailly fut maire pendant deux ans et quatre mois. Dans cet inler- « valle, il y eut dans la capitale quatre assassinats politiques : ceux « de Foulon et de Borthicr de Sauvigny, son gendre, à l'Hôtel de « Ville; l'assassinat de M. Durocher, respectable officier de gendar- <« merie, tué à Chaillot d'un coup de fusil, en août 1 789; celui «l'un « boulanger, massacré dans une émeute, au mois d'octobre de la « même année. Je ne parle pas de l'assassinat de deux malheureux, a au Champ de Mars, en juillet 1791, ce fait déplorable devant être « examiné séparément. Les individus coupables de l'assassinat du a boulanger furent saisis, condamnés à mort et exécutés. La famille « de la malheureuse victime devint l'objet des égards empressés de « toutes les autorités et obtint une pension.
a La mort de M. Durocher fut imputée à des soldats suisses en « révolte. Les horribles et à jamais déplorables assassinats de Foulon a et de Berthier sont de ces malheurs que, dans des circonstances « données, aucune puissance humaine ne saurait empêcher. Dans
« las temps de disette, il suffit d'une parole légère, vraie nu sup- « posée, pour engendrer une terrible émeute. On fait dire à Ré- « veillon qu'un ouvrier peut vivre avec quinze sous, et la manufac- « ture de ce négociant est détruite de fond en comble. On prête à « Foulon ce propos barbare : « Je forcerai le peu pic à manger du « foin, » et, sans aucun ordre des autorités constituées, des paysans <« voisins de l'ancien ministre l'arrêtent, le conduisent à Paris, son « gendre éprouve le même sort, et la populace affamée les immole « tous deux. »
« Si Bailly est complètement étranger aux assassinats commis pendant son administration, assassinats qu'il ne put empêcher ni prévenir, il n'est guère possible non plus de lui imputer à crime le sinistre événement du 17 juillet 1791. On sait ce qui arriva. Après la fuite du roi et le retour de Varennes, la question de la déchéance de Louis XVI lut agitée dans les clubs cl à l'Assemblée nationale. La commission se prononça contre cette proposition dans sa séance du 15 juillet ; aussitôt des pétitions contre celle motion furent rédigées et signées; un appel fut fait aux citoyens pour signer, le 17, au Champ de Mars, sur l'autel de la patrie, celle que le club des Jacobins avait préparée. Bailly reçut de l'Assemblée, et particulièrement de son président Lameth, des ordres très-sévères pour la répression de celte manifestation anarchique. Or, le bruit s'étanl répandu le malin que deux bons citoyens avaient été assassinés pour avoir osé dire au peuple qu'il fallait obéir à la loi, le maire de Paris, d'accord avec le corps municipal, fit proclamer la loi martiale, arborer le drapeau rouge et marcher la garde nationale. Des pierres furent lances contre elle; elle répondit par une première décharge en l'air ; ce fut après une seconde attaque qu'elle commença une fusillade meurtrière sous laquelle périrent plusieurs centaines de personnes. Peut-être se hâta-t-il trop de mettre à exécution les ordres de l'Assemblée, peut-être eut-il tort de ne pas se renseigner plus complètement sur la nature des assassinats commis le matin, non au. Champ de Mars, mais au Gros-Caillou et en dehors de toute circonstance politique; peut-être la garde nationale ne monlra-t-elle pas en celle occurrence la patience qu'on aurait pu attendre d'une
Iroupe mieux disciplinée; ce qu'il y a de certain, c'est que plus Lird on fit peser sur le seul maire de Paris la responsabilité de cette terrible répression, qui eut, il faut le dire, les conséquences les plus désastreuses.
« Le 12 novembre 1791 , Bailly, après avoir rendu compte d'une administration honnête, sinon féconde en réformes, céda la place à Pétion. Àrago dit que tout ce qu'on peut lui reprocher pendant la durée de ses fonctions, c'est un excès de susceptibilité pour les prérogatives de sa place, et quelquefois le manque de prévoyance. La postérité ratifiera probablement ce jugement. — Peu de temps après sa retraite, Bailly, qui avait dépensé la plus grande partie de sa fortune en frais de représentation, se vit forcé de vendre sa bibliothèque et sa maison de Chaillot ; persécuté et mis en suspicion par de puissants ennemis, il crut trouver la tranquillité en se retirant à Niort, puis à Nantes, où il fut soumis à une surveillance injurieuse pour son patriotisme. Fatigué de tout, même de la science, il passait la plus grande partie de son temps à lire les romans nouveaux. Il était encore dans cette ville quand elle fut assiégée, à la fin de juin 1 795, par Cathelincau. Ce fut après la levée du siège qu'il quitta la Bretagne pour aller rejoindre, à Me! un, son confrère et ami Laplacc. Malgré les avis que madame Laplace lui donnait à demi-mot dans une lettre, afin de l'engager à renoncer à son projet, Bailly n'en persista pas moins à affronter le danger. Dès le surlendemain de son arrivée, il fut reconnu, conduit à la mairie, et, peu de jours après, transféré à Paris, sans avoir voulu profiter des facilités d'évasion qu'on lui laissait, sans doute à dessein. Emprisonné aux Madelonnettes, puis à la Force, il fut décrété d'accusation; on l'appela d'abord en témoignage dans le procès de la reine; ses paroles furent toutes en faveur de Marie-Antoinette, ce qui parut indisposer les juges contre lui. Quelques jours après, il comparait pour son propre compte devant le tribunal révolutionnaire, et est condamné à l'unanimité sans vouloir consentir à se faire défendre. Il se borna à répondre au président, qui lui demandait s'il avait quelque chose à dire sur l'application de la peine : « J'ai toujours fait exécuter la « loi, je saurai m'y soumettre, puisque vous en êtes l'organe. » Pour
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toute défense, il avait fait imprimer et répandre un Mémoire intitulé: Railly à ses concitoyens, qui se terminait par ces mots : « Je. n'ai « gagné à la Révolution que ce que mes concitoyens y ont gagné : « la liberté et l'égalité. J'y ai perdu des places utiles, et ma fortune « est presque détruite. Je serais heureux avec ce qui m'en reste et « une conscience pure ; mais, pour être heureux dans le repos de « ma retraite, j'ai besoin, mes chers concitoyens, de votre estime : « je sais bien que, tôt ou tard, vous me rendrez justice; mais j'en <« ai besoin pendant que je vis et que je suis au milieu de vous. »
« Voici en quels termes Arago, rectifiant les erreurs commises par les historiens, raconte les détails de l'exécution de Bailly : « Midi « venait de sonner. Railly adressa un dernier et tendre adieu à ses « compagnons de captivité, leur souhaita un meilleur sort, suivit le « liourreau sans faiblesse comme sans forfanterie, monta sur la fatale « charrette, les mains attachées derrière le dos. Il avait coutume de » dire : « On doit avoir mauvaise opinion de ceux qui n'ont pas, en « mourant, un regard à jeter en arrière. » Le dernier regard de Railly « fut pour sa femme. Un gendarme de l'escorte recueillit avec sensi- « bilité les paroles de la victime et les reporta fidèlement à sa veuve. « I;C cortège arriva à l'entrée du Champ de Mars, du côté de la ri- « vière, à une heure un quart. C'était la place où, conformément aux « termes du jugement, on avait élevé l'échafaud. La foule aveuglée « qui s'y trouvait réunie s'écria avec fureur que la terre sacrée du « champ de la Fédération ne devait pas être souillée par la présence « et par le sang de celui qu'elle appelait un grand criminel ; sur sa « demande, j'ai presque dit sur ses ordres, l'instrument du supplice « fut démonté, transporté pièce à pièce dans un des fossés, et remonté « de nouveau. Railly resta le témoin impassible de ces effroyables pré- « paratifs, de ces infernales clameurs. Pas une plainte ne sortit «le sa « bouche. La pluie tombait depuis le matin ; elle était froide, elle « inondait le corps et surtout la tète nue du vieillard. Un misérable « s'aperçut qu'il frissonnait, et lui cria : Tu trembles, Bailly! — Mon h ami, j'ai froid, répondit avec douceur la victime. Ce furent ses der- « nières paroles. Railly descendit dans le fossé, où le bourreau brûla « devant lui le drapeau rouge du 1 7 juillet ; il monta ensuite d'un pas
« forme sur l'échafaud. Ayons le courage <lo le dire, lorsque sa tête « vénérable tomba , les témoins soldés que cette affreuse exécution avait « réunis au Champ de Mars poussèrent d'infâmes acclamations'. »
<« Après la mort de l'illustre savant, sa veuve se trouva réduite à la dernière misère; elle vécut longtemps des secours du bureau de charité de l'Hôtel de Ville, que le géomètre Cousin recevait pour elle en nature et allait lui porter dans le logement qu'on lui avait offert gratuitement rue de la Sourdière. Belle et touchante action que celle de cet académicien qui allait à pied, presque chaque jour, porter à la veuve d'un grand homme le pain, la viande et les principales denrées de première nécessité. Mais ce qui est vraiment sublime, c'est la scène j>ar laquelle Arago termine la biographie de Bailly. <« l>es choses marchèrent ainsi, dit-il, jusqu'à la révolution du 18 bru- « maire. Le 21 , les crieurs publics annonçaient partout, môme dans « la rue de la Sourdière, que le général Bonaparte était consul, « et M. de Laplace ministre de l'intérieur. Ce nom, si connu de la « rcsj>oclable veuve, s'éleva jusqu'à la chambre qu'elle habitait et y « produisit quelque émotion. Le soir même, le nouveau ministre « (celait débuter noblement) demandait une pension de deux mille « francs pour madame Bailly. Le premier consul accordait la dece mande, en y ajoutant cette condition expresse qu'un premier <c semestre serait payé d'avance et sur-le-champ. Le 22, de bonne « heure, une voiture s'arrête dans la rue de la Sourdière ; madame « de Laplace en descend, portant à la main une bourse remplie d'or. « Elle s'élance dans l'escalier, pénètre en courant dans l'humble « demeure, depuis plusieurs années témoin d'une douleur sans re- « mède et d'une cruelle misère; madame Bailly était à'ia fenêtre.
« — Ma chère amie, que faites-vous là de si grand matin? s'écrie « la femme du ministre.
« — Madame, repartit la veuve, j'entendis hier les crieurs publies, « et je vous attendais ! »
« Jean-Sylvain Bailly était né à Paris le 15 septembre 1730 ; il péril le 12 novembre 1795.
LA TOUR D'AUVERGNE
LA TOUR D'AUVERGNE
XÉ E H ITU — MORT n ISO»
Quelles sont ces obsèques? A qui rend-on avec tant de pompe les honneurs militaires? — Tous les grenadiers de l'armée française, dans une attitude morne et silencieuse, sont réunis autour des restes mortels d'un compagnon d'armes qu'ils ont enveloppé de feuilles de chêne et de laurier. Leur émotion visible, les larmes qui roulent dans leurs veux et sur leur mâle visage, attestent leur douleur. C'est que la France vient de faire une grande perte : celui que les braves eux-mêmes avaient surnommé le plus brave, le premier grenadier de France, la Tour d'Auvergne enfin, est tombé, percé au cœur d'un coup de lance.
Ce fut un deuil général. La Tour d'Auvergne avait été le modèle et la gloire de l'armée; las soldats l'appelaient leur père; et lui, il les nommait ses enfants. Aussi, par une faveur exceptionnelle dans les annales militaires, le nom de ce héros fut-il conservé sur les contrôles : chaque fois qu'on faisait l'appel, le plus ancien sergent répondait, au nom glorieux de la Tour d'Auvergne : « Mort au champ d'honneur! »
Parmi les hommes qui ont suivi avec le plus d'éclat la carrière des armes, il n'en est point qui aient offert un assemblage plus complet de toutes les vertus. On ne sait où l'on doit le plus admirer le héros, soit lorsque, placé à l'avant-gardc comme l'œil de l'armée et guidant une phalange de huit cents grenadiers surnommée à juste titre la colonne infernale, il décidait presque toujours la victoire, soit lorsqu'au plus fort de la mêlée il plaçait sur ses robustes épaules un malheureux blessé et le portait hors de l'atteinte du feu de l'ennemi; ou bien encore quand, la tête déjà blanchie par l'âge et les fatigues, on le voit se rendant à l'armée du Rhin, seul, à pied, un bâton à la main, le sac sur le dos, pour remplacer, comme simple
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volontaire, le fils d'un ami, vieillard octogénaire auquel la conscription avait enlevé son unique soutien.
Le premier grenadier de France enseigna à notre infanterie, qui en a tant profité, l'art de se servir de la baïonnette. Toujours en avant à l'assaut, le dernier dans la retraite, ne ménageant jamais sa vie, souvent il eut son chapeau et ses habits criblés de balles. Ce qui faisait dire h ses soldats « qu'il avait le don de charmer la mitraille. »
Mais, si la Tour d'Auvergne n'avait été qu'un courageux soldat, son souvenir serait confondu aujourd'hui avec celui de tant d'autres qui ont versé obscurément leur sang. La bravoure est tellement française, qu'elle ne suffirait pas pour immortaliser un nom. Ce qui le distingua surtout, ce fut son désintéressement, ce fut l'indépendance de son caractère, la simplicité de ses goûts. « J'ai près de huit cents livres de rente, disait-il, quelques manuscrits, de bonnes armes; c'est beaucoup pour un soldat; c'est assez pour un homme qui ne s'est pas fait de besoins. » Il trouvait donc moyen d'avoir du superflu et de le partager avec d'anciens camarades moins « riches » que lui.
Un député lui offrait un jour sa protection. « Vous êtes donc bien puissant? lui demanda la Tour d'Auvergne.
— Sans doute; mon crédit est illimité.
— Illimité!... Eh bien, alors, faites-moi obtenir...
— Quoi , mon brave? Un régiment?
— Non, une paire de souliers. »
Sous la tente, ses loisirs étaient toujours consacrés à des méditations ou à des travaux littéraires. Il avait autant de savoir que de bravoure, et aimait l'étude non moins que la gloire. Il parlait vingtsept langues. — Quoique simple capitaine, l'estime où l'on tenait ses talents et son expérience le faisait appeler à tous les conseils. Il fit constamment le service de général sans vouloir en accepter le titre.
Après le 18 brumaire, il fut nommé membre du Corps législatif.
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Mais il ivfusa or mandat. « Je ne sais pas faire les lois, dit-il, je ne sais que les défendre. »
C'est en l'année 1800, à la bataille de Ncubourg, que la lanee d'un uhlan autrichien termina celte existence toute chevaleresque. Ne seiuble-t-il pas, à la dislance de près de deux siècles, que Bayard est ressuscité pour tomber de nouveau, comme à la retraite de Rébec? Ces deux âmes furent réellement jumelles. Jamais héros n'eurent plus étroite ressemblance, et ne se donnèrent plus entièrement à leur patrie.
La Bretagne peut placer la Tour d'Auvergne à coté de son autre enfant, Bertrand du Guesclin. Une statue a été élevée au valeureux soldat, et en même temps à l'homme honnête et bon par excellence.
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