‹ Les célebrités françaisesChapitre 19 sur 208 · SÉ S* 149» — HOUX »:> I 1 J · texte numérisé non relu

SÉ S* 149» — HOUX »:> I 1 J

De menu qu'Abailard, saint Bernard était issu de famille noble et semblait appelé, par sa naissance illustre, au métier des armes, car il descendait par si mère des comtes de Montbard. Mais la vocation qui entraîna l'un vers les disputes philosophiques, commanda impérieusement à l'autre de réformer les mœurs de l'Église, où la règle s'était relâchée.

Il déclara à ses parents sa résolution inébranlable d'entrer à Citcaux. Combattu par eux, il imagina de leur faire partager le sorl qu'il rêvait pour lui-môme, et il réussit à détacher du monde son oncle Gaudri et ses frères.

Au sortir de la maison paternelle, il aperçut son plus jeune frère qui jouait sur la place avec des camarades :

— Guy, dit-il, vous aurez se.nl tout notre bien.

— Quoi ! répondit l'enfant, vous prenez donc le ciel pour vous et ne me laissez que la terre !

On doit penser avec quelle joie fitienne, abbé de Citcaux, reçut ces jeunes gentilshommes.

Deux ans après, Bernard fut choisi pour aller fonder une pieuse colonie dans un lieu offert par Hugues, comte de Champagne, et situé près de la rivière de l'Aube. Ce lieu, depuis nommé Clairvaux, s'appelait la vallée d'Absinthe, sans doute à cause des brigandages qui s'y étaient commis. Bernard et ses compagnons s'y construisirent des cabanes. Bientôt leur retraite fut visitée par tout ce que l'époque comptait de hauts personnages. La plupart emportaient une si profonde impression de leurs conférences avec Bernard, qu'ils en sortaient détachés du monde. C'est ainsi que furent décidées les vocations d'Henri, lils de Louis VI, roi de France, d'Erinengarde, duehesse de Bretagne, et d'Adélaïde de Lorraine. Le

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