‹ Les célebrités françaisesChapitre 195 sur 208 · PRUDHON · texte numérisé non relu

PRUDHON

dessins sur papier bleu, aux deux crayons. Ces dessins ont enrichi les collections.

En 1808, parut le tableau de la Justice et la Vengeance divine poursuivant le Crime. Ce fut une révélation pour le publie, un coup terrible pour les artistes en jwssession de la vogue. Napoléon, qui savait se mettre au-dessus des cabales, décora lui-même le peintre, qui, ce jour-là, prenait enfin sa place. Et cependant l'esprit de coterie continua de persécuter Prudhon; le public, qui se déliait de son propre suffrage, î-esta réservé vis-à-vis de l'auteur de tant de chefs-d'œuvre, comme il devait l'être plus lard à l'égard de Céricault.

La Hcslauralion ne fut pas prodigue d'encouragements pour Prudhon, peut-être parce qu'il avait fait son admirable portrait de Joséphine, et eu l'honneur de donner des leçons de peinture à l'impératrice Marie-Louise. L'Institut ne lui ouvrit que très-tardivement ses portes.

Une grande douleur accabla la vieillesse de Prudhon : l'Antigène qui l'avait soutenu, mademoiselle Meyer, s'en alla brusquement de ce monde...

Avec celle amie sincère, Prudhon perdit cette force de la vieillesse' qui était venue le ranimer; on pourrait dire ce soleif d'hiver qui lui avait donné quelques derniers rayons. Un de ses élèves, M. de Boisfremont, le recueillit dans sa maison : c'est là que Prudhon peignit son Christ et Y Ame quittant la terre. Le IG février 18:25, il s'éteignit en prononçant ces paroles louchantes : « Mon Dieu, je te remercie; la main d'un ami lidèle me ferme les yeux! »

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