EUGENE DE BEAUHARNAIS
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.Nous laissons sur notre passage une foule d'hommes célèbres, dus qui, par malheur, le caractère ne lui pas à la bailleur du lalcnl. Quels qu'aient été leurs litres de gloire, et peut-êïre par cela même qu'ils eurent le plus d'éclat, nous gémissons sur la versatilité des opinions. Notre intention a été de n'esquisser que le> traits des ligures irréprochables, el nous n'avons pas cru mettre une lacune dans notre cadre en n'y introduisant point les Talleyrand, les Eouché, ni même ces maréchaux qui, comblés de dignités par Najtoléon, s'empressèrent de l'abandonner au jour de ses revers.
Combien nous sommes ému, au contraire, devant celle noble, simple, chevaleresque image du prince Eugène, le Bayard de l'Empire ! Tout ce qu'il y eut jamais en France de traditions d'honneur palpitait dans ce cœur généreux, qui n'eut qu'un serment, qui ne comprit qu'un devoir.
L'histoire du prince Eugène commence au pied d'un éehafaud. Le vicomte Alexandre de Beauharnais, son père, était du nombre de ces gentilshommes qui, en accueillant la Révolution, firent spontanément en sa laveur l'abandon de leurs privilèges, réconi|>ensés d'avance par les satisfactions de la conscience. Député de la noblesse de Hlois aux étals généraux, il présida deux fois l'Assemblée constituante; puis, en 1793, il alla commander l'armée du Rhin. Ainsi il semait de toute manière son pays; el parce qu'il était modéré, c'està-dire ami de la vraie et honnête liberté, il fut condamné à mort et périt le 22 juillet 1794.
Il laissait pour veuve cette femme si séduisante, si bonne, Joséphine de la Pagerio, dont le nom sera éternellement populaire en Krance.
11 laissai! en oulredeux enfants: Eftgène, qui est devenu le vice-